BYD gagne désormais plus d’argent à l’étranger qu’en Chine, une première dans son histoire

 
Alors que ses ventes ont chuté de 46 % en Chine, BYD se repose désormais sur ses exportations pour survivre. Une stratégie qui semble porter ses fruits pour le géant de la voiture électrique.
Des BYD devant un des bateaux cargos de la flotte // Source : BYD

On parle souvent de BYD comme d’un géant qui semble être inébranlable sur le marché automobile. Il est vrai que la firme chinoise a connu une très forte ascension au cours des dernières années, elle qui était encore inconnue en Europe il y a dix ans. À tel point qu’elle rivalise désormais avec Tesla, et l’a même dépassée sur les ventes de voitures électriques. Cependant, tout n’est pas rose non plus pour le constructeur, dont le siège est basé à Shenzhen. Car dans son pays natal, l’heure n’est pas vraiment à la fête.

Dans des documents relayés par Car News China, la marque laisse entrevoir des chiffres plutôt alarmants. Ses immatriculations ont en effet lourdement chuté en Chine au cours des derniers mois. Sur le premier semestre 2026, 795 169 autos y ont été vendues, soit une baisse de 45,9 % par rapport à la même période en 2025. Cependant, toutes les marques du groupe ne sont pas logées à la même enseigne. Par exemple, sa division Fang Cheng Bao a enregistré une progression de 115 % dans ce laps de temps.

Fang Cheng Bao Formula S GT // Source : Fang Cheng Bao

En juillet 2026, la marque BYD a vendu 172 449 voitures en Chine, soit une baisse de 30,9 % par rapport à 2025. Elle conserve tout de même une part de marché très élevée, de 11,8 %. Sur cette même période, Fang Cheng Bao a enregistré une hausse de 109,4 %, tandis que Denza a progressé de 69 %. Bonne nouvelle aussi pour YangWang, dont les immatriculations ont grimpé de 43 %, mais avec seulement 482 ventes. Logique, car la firme est spécialisée dans les autos ultra-haut de gamme, dont l’incroyable U9.

BYD mise sur les exportations

À vrai dire, la baisse des ventes de BYD en Chine n’est pas nouvelle, car cela dure depuis plusieurs mois déjà. En cause, la guerre des prix, mais aussi un marché qui tourne désormais au ralenti. En parallèle, les immatriculations d’électriques chutent pour la marque, qui vend désormais 60 % d’hybrides rechargeables. Mais elle ne s’avoue pas vaincue, et mise désormais sur une tout autre stratégie, qui a déjà fait ses preuves : l’exportation. On se rappelle que l’entreprise prévoyait de vendre 1,5 million de voitures en dehors de son pays natal en 2026.

Cet objectif semble désormais tout à fait atteignable. Car sur les six premiers mois de l’année, BYD a déjà écoulé 792 256 voitures en dehors de la Chine, ce qui représente une hausse de 70,6 % par rapport à la même période en 2025. Surtout, cela signifie que 53 % du chiffre d’affaires de la société provient désormais des immatriculations à l’étranger. Dans le même temps, son chiffre d’affaires en Chine a reculé de 31 %.

Usine BYD au Brésil // Source : BYD

Pour la première fois de son histoire, BYD a donc gagné plus d’argent hors de Chine que sur son marché domestique. Surtout, cet appui international a permis au constructeur de renouer avec la hausse de ses bénéfices au deuxième trimestre, une première depuis cinq trimestres, malgré un bénéfice net encore en recul de 20,5 % sur l’ensemble du semestre.

Or, c’est loin d’être terminé, car la firme a enregistré un record de 190 000 ventes à l’étranger en août 2026, soit une hausse de 134 % par rapport à 2025. Cependant, il est possible que les exportations finissent un jour par ralentir. La raison ? BYD veut désormais fabriquer ses voitures électriques directement en Europe. Cela afin d’échapper aux droits de douane, mais aussi de pouvoir s’imposer comme un véritable constructeur européen. Pour cela, sa première usine située en Hongrie doit bientôt démarrer sa production de série.


Un petit geste pour Frandroid ? Abonnez-vous à Frandroid sur Google pour ne manquer aucun de nos articles.

Recherche IA boostée par
Perplexity