
Les constructeurs automobiles chinois prennent de plus en plus de place en Europe, et les chiffres le confirment. En janvier 2026, les ventes d’autos venues de l’Empire du Milieu ont ainsi grimpé de 80 %, tandis que le marché global a reculé de 3,6 %. Et c’est encore loin d’être terminé, car de nombreux acteurs veulent désormais avoir le droit à leur part du gâteau. Car pour le moment, c’est BYD qui fait surtout parler de lui. Et cela ne plaît pas du tout au groupe Chery, qui est bien décidé à lui voler sa couronne.
Ce dernier est actuellement le plus grand exportateur au monde, avec pas moins de 1,19 million d’autos vendues en dehors de ses frontières en 2025. Mais il veut désormais s’implanter durablement en Europe, en y fabriquant ses voitures électriques. Le but ? Échapper aux droits de douane punitifs, mis en place par Bruxelles. Et ce n’est pas tout. Car Chery, qui vient de lancer sa marque Omoda & Jaecoo en France, veut même aller encore plus loin. C’est en effet ce que confirme l’agence de presse Reuters, qui relaie les propos de son président, Yin Tongyue.

Celui-ci nous donne de nouvelles précisions sur le plan d’action de l’entreprise sur le Vieux Continent. Si elle veut effectivement produire elle-même ses voitures sur place, elle ne compte pour le moment pas construire sa propre usine. Au contraire, la firme chinoise préfère dans un premier temps « utiliser des capacités de production existantes ». Mais comment Chery prévoit-il de procéder ? Le groupe devrait tout simplement utiliser des sites d’assemblage appartenant à d’autres marques et déjà opérationnels en Europe.
Des partenariats à venir
Cette pratique n’est pas nouvelle, bien au contraire. Et c’est comme cela que procèdent déjà certains constructeurs chinois qui font leur arrivée en Europe. L’un des exemples les plus parlants est notamment Leapmotor, qui va lancer plusieurs voitures électriques sur le continent au cours de l’année 2026 produites au sein de l’usine Stellantis de Saragosse, en Espagne. Cette dernière assemble déjà les Peugeot 208, Opel Corsa et autre Lancia Ypsilon depuis plusieurs années.
Mais avec quel constructeur Chery pourrait-il bien s’associer ? Pour le moment, rien n’a encore été dit à ce sujet. Le patron du groupe explique seulement que « ces processus exigent du temps et de l’engagement, mais surtout la mise en place de partenariats locaux adéquats ». Il poursuit en indiquant que « j’espère sincèrement que nous aurons des nouvelles à vous communiquer dans les prochains mois ». On ne sait pas encore avec combien de constructeurs le groupe est en négociations, ni quels pays sont concernés.

La France pourrait-elle en faire partie ? Cela n’est pas à exclure. D’autres modèles sont également prévus, dont une auto du segment B, qui devrait être développée en Europe, et plus précisément à Paris. Le groupe va en effet bientôt inaugurer un centre de R&D dans la capitale, qui sera chargé d’analyser les attentes des clients sur notre marché. Il viendra ainsi en complément de celui déjà installé à Raunheim, près de Francfort.
Rappelons enfin que Chery dispose déjà d’une usine en Europe : il s’agit de l’ancienne usine Nissan de Barcelone, en Espagne, qui assemble pour le moment des Chery qui arrivent en kit de Chine.
Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google News (et Numerama).

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.