
Successeur du DS 7, véritable locomotive des ventes de la marque, le DS N°7 doit être capable de réitérer les bons scores commerciaux de son aîné. Pour cela, il reprend le style et les dessous de la N°8, de quoi proposer un design bien à lui et jusqu’à 740 km d’autonomie. Suffisant face aux ténors allemands ?
Après plusieurs années sans la moindre actualité, DS reprend des couleurs avec le renouvellement de sa gamme. Initiée par la DS N°8 et reprise par la N°4 (restylage de la DS 4), cette nouvelle vague continue aujourd’hui avec la présentation du DS N°7.
Successeur du DS 7, qui représentait à lui seul 50 % des ventes de la marque française, ce SUV électrique et hybride a donc une lourde tâche sur les épaules. Pour y répondre, il reprend la base de la N°8 avec une autonomie allant jusqu’à 740 km, tout en s’apprêtant avec une présentation originale.
Un style dans la veine DS
Si vous connaissez la N°8, alors la découverte du N°7 ne vous étonnera guère : le SUV reprend le style du porte-drapeau de la marque.

La face avant, avec sa signature lumineuse se terminant sur les flancs, est très reconnaissable ; la calandre illuminée, baptisée Luminascreen, est également reprise mais se noie désormais dans un masque noir horizontal. Le capot reprend le biton optionnel, mais ici aussi avec un autre schéma.
Avec 4,66 m de long (dont 2,79 m d’empattement) pour 1,90 m de large et 1,63 m de haut, le N°7 grandit de 7 cm par rapport au DS 7, mais rend tout de même 16 cm en longueur à la N°8 tout en gagnant 5 cm de haut.

De fait, le profil est bien plus ramassé, même si l’air de famille reste évident, notamment avec les jantes identiques entre les deux voitures. Notons deux curiosités : des poignées de porte arrière cachées dans le montant, tandis qu’un insert noir laqué part de la vitre arrière pour rejoindre les feux.
L’arrière est bien plus trapu, tout en conservant les « Aeroblade », ces joncs lumineux encadrant les pare-chocs, tandis qu’un épais bouclier joue la carte du baroudeur.

Le toit très plongeant, se terminant par un spoiler proéminent, prouve que l’aérodynamisme a joué un rôle crucial dans le design général : DS est fier d’annoncer un coefficient de pénétration dans l’air (Cx) de 0,26 (SCx : 0,69), bénéfique au silence à bord et à l’autonomie.
Pour aller plus loin
Des ingénieurs Stellantis nous expliquent comment ils ont augmenté l’autonomie d’une voiture électrique de 50 km sans toucher à la batterie
Un habitacle déjà connu
Si on pouvait parler d’air de famille sur le design extérieur des DS N°7 et N°8, l’habitacle est par contre une reprise pure et simple.
La planche de bord, par exemple, est identique entre les deux, avec le volant à quatre branches et ce dessin aussi caractéristique qu’épuré. Même histoire pour les contre-portes, notamment avec cette pièce regroupant les fonctions d’éclairage d’ambiance, de poignée de porte et de haut-parleur (le système Focal Electra 3D est repris).

De fait, seules les couleurs et matières évolueront : DS annonce l’arrivée de placage en bois véritable (du hêtre), tandis que les cuirs adoptent d’autres teintes.
Côté multimédia, on retrouve le combiné d’instrumentation 12,25 pouces pour le conducteur doublé d’une vision tête-haute, tandis qu’une très large dalle de 16 pouces occupe le centre de la planche de bord.

L’interface, reposant sur Android AOSP, est identique à beaucoup d’autres véhicules Stellantis (hormis une légère surcouche graphique), de même que les fonctionnalités et les mises à jour à distance.
Les sièges ? Ici aussi, identiques à la N°8, avec des fauteuils à l’avant pouvant recevoir un système de chauffage de nuque – utile en hiver.

Le coffre annonce jusqu’à 560 litres sous tablette ; c’est mieux que le DS 7 actuel (541 litres), mais aussi que bien d’autres SUV de taille comparable. En revanche, aucun coffre à l’avant (frunk).
Une autonomie étendue
Reposant sur la plateforme STLA M de Stellantis (comme la Peugeot E-3008 notamment), le DS N°7 reprend ce qu’il se fait de mieux sur cette base technique.
DS met en avant les versions électriques, qui seront au nombre de trois (les mêmes que pour la N°8) :
- Moteur avant de 230 ch (260 ch en boost) couplé à une batterie BYD de 73 kWh, offrant 543 km d’autonomie selon le cycle WLTP ;
- Moteur avant de 245 ch (280 ch en boost) couplé à la batterie française d’ACC de 97 kWh, faisant grimper l’autonomie à 740 km WLTP (et 480 km sur autoroute, d’après DS) ;
- Quatre roues motrices grâce à deux moteurs offrant 350 ch en cumulé (375 ch en pic) associé à la batterie de 97 kWh. Au bénéfice du 0 à 100 km/h (5,4 s), mais l’autonomie baisse à 679 km WLTP.

Quant à la recharge, la petite batterie demandera 31 minutes pour passer de 20 à 80 % sur une borne rapide ; la grande diminue l’attente à 27 minutes, malgré une puissance inchangée de 160 kW maximum. Rappelons tout de même que cette dernière, fabriquée par ACC, connaît des débuts compliqués avec des soucis de qualité.
Voici un tableau récapitulatif :
| Caractéristiques | E-TENSE FWD | E-TENSE FWD Long Range | E-TENSE AWD Long Range |
|---|---|---|---|
| Puissance (Boost) | 230 ch (260 ch) | 245 ch (280 ch) | 350 ch (375 ch) |
| Couple | 343 Nm | 343 Nm | 509 Nm |
| 0 – 100 km/h | 7,7 s | 7,8 s | 5,4 s |
| Capacité nette batterie | 74 kWh | 97 kWh | 97 kWh |
| Autonomie WLTP | 543 km | 740 km | 679 km |
| Consommation WLTP | 16 kWh/100 km | 16,2 kWh/100 km | 16,9 kWh/100 km |
| Recharge (20-80 %) | 31 min | 27 min | 27 min |
En parallèle, un moteur essence microhybride (mHEV) de 145 ch sera proposée, avec des performances assez modestes (10,6 s pour le 0 à 100 km/h) et 119 g de CO2 par kilomètre (malus de 280 euros). DS annonce d’ores et déjà un autre moteur hybride, mais sans la moindre précision sur le sujet.
Côté confort, le DS N°7 promet une isolation acoustique de haut niveau, tandis que les suspensions pilotées par caméra lisseront les cahots de la chaussée. Des promesses à vérifier lors des essais de la voiture.
Des prix dans le marché
Un premier prix a été dévoilé, celui de la finition dédiée aux professionnels : la DS N°7 Étoile Business E-TENSE 230ch Standard Range, proposée au tarif de 64 200 euros.
L’ouverture des commandes pour le reste de la gamme est prévue pour mai 2026, on devrait donc connaître le prix « à partir de » à ce moment là. Les premières livraisons auront lieu à la rentrée.

Ceci dit, la marque ne se cache pas de se calquer sur les tarifs de ses deux plus grands rivaux : le BMW iX1 et l’Audi Q4 e-tron. De fait, le DS N°7 devrait débuter pile sous les 47 000 euros, de quoi le rendre éligible au bonus écologique. Une finition d’entrée de gamme, baptisée Aura, devrait aider à ce positionnement.
Avec ce N°7, DS tient-elle son nouveau succès ? À première vue, les versions électriques semblent être compétitives par rapport à la concurrence des autres SUV compacts, aussi bien en termes de tarifs que de puissance ou d’autonomie ; l’habitabilité et la présentation soignée pourraient également faire pencher la balance.

Reste que l’unique version hybride au lancement nous parait un peu légère pour le gabarit et le positionnement du SUV DS, tandis que les déboires d’ACC pourraient mettre des bâtons dans les roues des versions à grande autonomie. Dernière question : avec 27 772 ventes en 2025 en Europe d’après les chiffres de l’ACEA, soit une baisse de 23 % par rapport à 2024, DS peut-il se permettre un échec commercial ?
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