Après son amende par la CNIL, Google déploie un bouton « Tout refuser » pour ses cookies

 

Après avoir reçu une amende record de la part de la CNIL, Google n’a eu d’autre choix que de se mettre à la page en matière de consentement sur les cookies publicitaires. Les Européens pourront bientôt avoir le choix de les rejeter en bloc.

Google iPhone
Le moteur de recherche Google sur un iPhone // Source : Unsplash Solen Feyissa

Google va finalement se plier aux exigences du RGPD européen. Le géant de la recherche avait en effet écopé en janvier dernier d’une amende de 150 millions d’euros, après un rapport de la CNIL. La Commission nationale de l’informatique et des libertés avait jugé à l’époque qu’il n’était pas possible pour les utilisateurs de refuser facilement les cookies sur Google et YouTube.

La CNIL fait plier Google

Alors de quoi s’agit-il ? En se rendant sur Google.com ou sur YouTube en mode privé, ou bien sans être connecté à un compte Google, tout utilisateur voit apparaître une fenêtre concernant la gestion des cookies. Or, en proposant jusqu’ici uniquement deux boutons, « J’accepte » et « Personnaliser », Google encourageait l’acceptation de ses cookies publicitaires. La CNIL avait donc jugé cette pratique contraire à la réglementation mise en place en France en 2020, l’encadrement quant à l’acceptation des cookies ayant été durci par la commission. La firme de Mountain View avait ainsi un délai de trois mois pour se mettre en conformité, sous peine de payer une astreinte de 100 000 euros par jour de retard.

Google a finalement annoncé la semaine passée qu’un nouveau bouton ferait bientôt son apparition sur la bannière de consentement des cookies. Il sera bientôt possible de « Tout accepter », « Tout rejeter » ou de choisir de personnaliser les cookies via « Plus d’options ». Le billet de Google indique que cette nouvelle version est en déploiement sur YouTube en France depuis le début du mois d’avril. Pour le moment, elle n’est pas parvenue jusqu’aux ordinateurs de la rédaction.

Après la France, la mise à jour sera progressivement déployée à tous les pays européens. Facebook (Meta), qui avait également écopé d’une amende pour les mêmes raisons, n’a de son côté pas encore modifié sa politique de consentement ni communiqué sur le sujet.


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