Plus le temps passe et moins HongMeng OS semble destiné à remplacer Android sur les smartphones de Huawei. Cette fois-ci, c’est directement un officiel de la marque qui indique que le système n’est pas prévu pour.

Emotion UI a encore de beaux jours devant lui malgré les craintes qui laissaient planer le doute sur un possible remplacement à terme par HongMengOS, le système d’exploitation développé en interne par Huawei depuis 2012 et qui est ressorti de l’ombre après l’affaire opposant le gouvernement Trump à l’entreprise chinoise.

On a entendu de nombreuses choses sur ce système d’exploitation. Qu’il serait testé par d’autres marques de smartphones, qu’il serait 60 % plus rapide qu’Android et iOS… Sauf que si le système est bien plus rapide, c’est bien parce qu’il n’est peut-être pas dédié aux smartphones… Ren Zhengfei, le CEO de Huawei, avait d’ailleurs déjà indiqué que l’OS « n’a pas été conçu pour être utilisé uniquement sur les téléphones portables ».

Des sources concordantes

Catherine Chen, vice-présidente senior de l’entreprise, est allée encore plus loin en précisant lors d’une table ronde à Bruxelles que HongMeng OS n’était pas prévu pour les smartphones et que la firme comptait continuer à utiliser Android. C’est d’ailleurs ce que laissait entendre récemment Liang Hua, président de Huawei, à TechNode en indiquant que « Huawei n’a pas encore décidé si HongMeng OS peut être développé comme un système d’exploitation pour smartphones ».

Lors de cette sortie médiatique, Liang Hua laissait entendre que HongMeng OS était plutôt prévu pour l’IoT et une utilisation industrielle. C’est d’ailleurs sur l’IoT que l’on attend le plus ce nouveau système, et plus particulièrement sur les téléviseurs connectés.

Une bataille de communication

Les officiels de la marque semblent néanmoins livrer un véritable bras de fer de communication autour de ce système d’exploitation. Il y a quelques semaines encore, alors que Trump menaçait de couper définitivement les accès de Huawei aux entreprises US, la firme se disait encore confiante et capable de « lancer un remplaçant ». Il semblerait que ce n’était alors qu’un coup de bluff pour s’affirmer et tenter de prendre le dessus sur une guerre à la fois économique et marketing.