Les États-Unis devaient se prononcer aujourd’hui sur l’extension ou non de la période de transition de 90 jours accordée à Huawei dans sa collaboration avec les entreprises américaines. Donald Trump s’est voulu inflexible tandis que son administration a finalement penché vers la clémence.

Article mis à jour le 19 août à 15h45 : 

Contrairement à ce que laissait miroiter le président Donald Trump, un nouveau sursis de 90 jours a été accordé à Huawei et aux entreprises américaines. Cette nouvelle période de transition s’étalera donc jusqu’au 19 novembre comme l’a expliqué Wilbur Ross, secrétaire américain au Commerce, au micro de Fox Business. La confusion générale autour de cette affaire semble toujours d’actualité.


Article original publié le 19 août à 10h40 :

C’est aujourd’hui, lundi 19 août, qu’expire la période de grâce de Huawei. Après avoir annoncé le bannissement de la firme chinoise en mai 2019, l’administration de Donald Trump avait accordé un délai de 90 jours (PDF) pour permettre aux entreprises américaines de s’adapter, avant que celles-ci ne soient privées de collaboration. Quant à la suite des événements, le flou règne encore.

Il avait en effet émergé ce week-end que le département américain du commerce prévoyait d’étendre cette période de transition de 90 jours supplémentaires. S’adressant à la chaîne NBC, le directeur du Conseil national économique Larry Kudlow avait confirmé l’information : « Nous allons donner du répit à nos propres entreprises pour trois mois », affirmait-il en justifiant cette mesure comme un geste de « bonne foi ».

Trump et son administration se contredisent

Pourtant, devant la presse, le président américain garde sa ligne dure tracée depuis quelques semaines« À l’instant, il semble vraiment que nous n’allons pas faire d’affaires [avec Huawei] », a déclaré Donald Trump dimanche avant d’embarquer sur l’avion Air Force One.

«Je ne veux pas du tout faire d’affaires parce que c’est une menace de sécurité nationale, et je pense vraiment que les médias l’ont couvert d’une manière un peu différente de ça ». Le chef de l’État a ajouté que certaines activités de Huawei pourraient être exemptées des sanctions, mais que ce serait « très compliqué ».

En attendant que le jour se lève sur la côte Est des États-Unis, rendez-vous entre cet après-midi et demain matin pour connaître le sort final de Huawei.