Un mois après le début de l’examen des dossiers de licences, l’administration américaine a annoncé que la moitié des demandes avaient été examinées. La moitié d’entre elles — soit un quart de l’ensemble des dossiers — ont déjà été validées par Washington.

Huawei Mate 30 Pro

Il y a un mois, on apprenait que l’administration américaine avait enfin commencé à étudier les dossiers de licences des entreprises américaines souhaitant continuer à faire affaire avec Huawei malgré l’embargo. Ce mercredi, on a appris que les premières licences avaient enfin été accordées à certains fournisseurs.

Dans un article publié ce mercredi, l’agence Reuters indique en effet que « le département du commence affirme avoir commencé à accorder des licences pour que certaines entreprises continuent à vendre des biens à Huawei ». Ce sont ainsi la moitié des 300 dossiers qui ont déjà été examinés par l’administration américaine. Sur ces 150 dossiers environ, autour de la moitié ont été validés par Washington, soit environ 75.

Des licences essentiellement pour les composants de smartphones

Pour l’heure, il semble néanmoins que ces premières licences concernent essentiellement des fabricants de puces et de composants électroniques. Selon les sources de Reuters, « certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées ».

La question demeure néanmoins quant au cas de Google. Le dossier de la firme de Google est en effet particulièrement important, parce que sa validation permettrait à Huawei de proposer à nouveau Android et les services Google sur ses smartphones. En l’état, il est impossible au constructeur chinois d’intégrer YouTube, le Play Store ou Gmail sur ses nouveaux appareils.

Les principaux critères sur lesquels se base le département américain du commerce sont le risque potentiel à la sécurité nationale et la disponibilité des produits ou services à vendre. Dans les deux cas, il semble que le cas d’Android rentre dans les clous, mais il faudra encore attendre pour savoir si le dossier de Google sera finalement validé. En attendant, le sursis sur l’embargo a été récemment renouvelé pour encore 90 jours.

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