Affaire Huawei : la Chine accuse les États-Unis « d’abus de pouvoir national »

Et demande à corriger les erreurs

 

Si la Chine s’est montrée (très relativement) patiente face aux multiples manœuvres de Donald Trump contre Huawei, les dernières sanctions américaines passent mal. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères accuse les États-Unis « d'abus de pouvoir national » et demande réparation.

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les dernières mesures prises par Donald Trump pour définitivement stopper la croissance de Huawei passent très mal en Chine. Le président américain vient en effet d’étendre les sanctions contre le géant des télécommunications à 38 de ses filiales, toujours sous couvert de la sécurité nationale (mais les preuves n’ont toujours pas été rendues publiques).

Inacceptable pour Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, qui accuse le gouvernement américain d’un « abus de son pouvoir national pour imposer toutes sortes de restrictions ». Et d’ajouter lors d’un point presse ce mardi :

(Ces sanctions ont) complètement anéanti les derniers semblants de règles du marché et de compétitivité équitable que les États-Unis ont toujours vantées.

Attention au retour de bâton

Très remonté, Zhao Lijian a insisté sur le fait que la Chine « continuera à prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits légitimes et les intérêts des entreprises ». Car Huawei n’est pas la seule entité chinoise visée par les sanctions de Donald Trump. Ces derniers jours, le président américain s’est aussi attaqué à TikTok et WeChat, deux applications développées par ByteDance et Tencent. Son objectif : les interdire sur le territoire américain voire des boutiques d’applications Play Store et App Store.

Mais les actions du président américain pourraient engendrer des conséquences non voulues. En interdisant WeChat, il risque de mettre Apple dans une position délicate. L’application de messagerie est la plus utilisée en Chine. Or, une grande partie des iPhone vendus dans le monde s’écoulent en Chine. Selon un sondage récent, 95% des consommateurs chinois se sont dit prêts à abandonner leur iPhone plutôt que WeChat.

Par ailleurs, la Chine commence à mettre en place ses représailles contre les entreprises américaines. Et forcément, qui de mieux qu’Apple pour faire les frais de ce conflit ? Le gouvernement chinois menace donc de s’attaquer à l’App Store, et donc de compromettre l’avenir de la firme à la pomme dans l’Empire du Milieu. Et accessoirement donner l’opportunité à Huawei de rafler encore des parts de marché pour conserver sa place de numéro 1 mondial du smartphone.

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