
Jean-Baptiste, notre journaliste au Salon de Bruxelles, est rarement dithyrambique. Quand il m’envoie un message pour me dire que le nouveau Mazda CX-6e est « très joli », « charismatique » et que le mélange est « impressionnant », je tends l’oreille.

Mazda a toujours su dessiner des voitures. Le langage « Kodo », c’est leur truc. Et visiblement, ça marche encore. Avec ses 4,85 mètres de long et sa teinte « Nightfall Violet » qui joue avec la lumière, ce grand SUV familial en impose. C’est tendu, c’est propre, c’est élégant.
Bref, à l’extérieur, c’est un sans-faute. Mais ouvrez la portière, et préparez-vous au choc.
Le grand renoncement ergonomique ?
C’est là que je tique. Vous connaissez Mazda ? C’est le constructeur qui a résisté le plus longtemps au tout-tactile, arguant (à raison souvent) que les molettes et les boutons physiques sont plus sûrs.

Et là ? Bam. Un écran panoramique de 26 pouces en définition 5K qui barre toute la planche de bord. Plus de combiné d’instrumentation classique, tout passe par l’affichage tête haute et cette dalle géante. Les boutons ? Disparus.

Alors d’accord, c’est spectaculaire. L’interface a l’air fluide, les commandes gestuelles (faire « OK » de la main pour rentrer à la maison) sont amusantes sur le papier. Mais au quotidien ? Jean-Baptiste n’a pas pu manipuler l’interface en profondeur, le véhicule étant verrouillé en mode démo. Mais passer du « tout physique » au « tout écran » sans transition, c’est un pari risqué pour l’ergonomie. On espère que le logiciel suivra.

Sous le capot : l’ombre de l’Empire du Milieu
Il faut être clair sur l’origine de ce CX-6e. Ce n’est pas un 100 % « Made in Hiroshima ». La plateforme est dérivée du partenaire chinois Changan (la Deepal S07 pour les intimes). Est-ce grave ? Non. C’est même sans doute ce qui permet à Mazda de sortir un produit compétitif rapidement.

La fiche technique est solide, sans être révolutionnaire :
- Batterie LFP de 78 kWh : un choix excellent pour la durabilité et la sécurité.
- Moteur arrière de 258 ch (propulsion).
- Recharge rapide à 195 kW : le 10 à 80 % expédié en 24 minutes. C’est dans la bonne moyenne haute.
L’autonomie est moyenne. Avec 484 km WLTP annoncés, on est dans la norme, mais pour un vaisseau amiral de ce gabarit, on aurait aimé franchir la barre psychologique des 500 km. Surtout face à un Tesla Model Y Grande Autonomie ou un Renault Scénic qui font mieux pour moins cher.
Vie à bord : la classe affaire
Là où ce CX-6e risque de marquer des points, c’est sur l’accueil. Avec 2,90 mètres d’empattement, l’espace à l’arrière s’annonce royal. Mazda promet des sièges ventilés, un système audio à 23 haut-parleurs (dont certains dans les appuie-têtes, toujours sympa) et une finition aux petits oignons avec des matériaux synthétiques « Warm Beige » ou « Black Maztex ».
C’est un vrai familial. Le coffre de 468 litres est correct, sans plus (c’est le défaut des propulsions à moteur arrière sur plateforme partagée), mais l’espace banquette rabattue grimpe à plus de 1 400 litres. Pas de « frunk » (coffre avant) annoncé pour le moment, ce qui est toujours dommage sur une électrique conçue comme telle.
Ne nous voilons pas la face. Mazda était en retard sur l’électrique. Avec ce CX-6e, ils rattrapent le peloton de tête d’un coup de maître esthétique. C’est une voiture qui donne envie d’être regardée, et probablement d’être conduite si les ingénieurs japonais ont pu mettre leur patte sur les réglages châssis de la plateforme chinoise.
Le tarif n’est pas encore connu, mais avec un lancement prévu pour l’été 2026, Mazda a intérêt à être agressif. Si ce CX-6e arrive au prix d’un Model Y avec ce design et une finition premium, il a une carte à jouer.
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