J’ai essayé la Mercedes-Benz Classe C électrique : sûrement la meilleure voiture électrique pour tracer la route

Voitures • 2026

Le constructeur allemand Mercedes-Benz est en plein renouvellement de sa gamme de voitures électriques. Après avoir lancé le GLC, voici la berline Classe C, reposant sur la même plateforme et proposant les mêmes technologies. J'ai pu en prendre le volant en Finlande lors de sa première démonstration dynamique.
Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes
Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes
 

Mercedes est en plein renouvellement de sa gamme électrique. Après la CLA, le GLB et le GLC, c’est la Classe C qui passe à l’électrique, et devrait prendre la place de la Mercedes EQE dans la gamme.

Après une première découverte statique, nous avons pu prendre le volant de cette Classe C électrique en Finlande. Et vous allez voir qu’elle a plusieurs arguments face à la concurrence, comme la BMW i3 ou l’Audi A6 e-tron.

Fiche technique : le meilleur de Mercedes

Modèle Mercedes-Benz Classe C
Dimensions 4,88 m x 1,89 m x 1,50 m
Puissance (chevaux) 489 chevaux
0 à 100km/h 4,0 s
Niveau d’autonomie Conduite semi-autonome (niveau 2)
Vitesse max 210 km/h
OS embarqué MB.OS
Taille de l’écran principal 39,1 pouces
Prise côté voiture Type 2 Combo (CCS)
Fiche produit

Design : une Mercedes qui ressemble à une Mercedes

L’ancienne génération de voitures électriques de Mercedes était un peu déroutante en ce qui concerne le design. Le constructeur avait fait le choix de voitures ultra-aérodynamiques favorisant l’efficience au détriment des codes de la marque.

Avec cette nouvelle Mercedes Classe C 400 EQ, le constructeur conserve la silhouette très aérodynamique de la Mercedes EQE, mais a retravaillé l’avant de la voiture avec une nouvelle calandre dérivée du Mercedes GLC. Cette calandre dépasse légèrement du reste du bouclier et l’inspiration semble venir de la Mercedes 600 W100, une référence qui n’est pas anodine tant la Mercedes 600 a marqué l’histoire de l’automobile.

Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes

Cette grande calandre est illuminée la nuit par des LED blanches, tout comme l’étoile. Cette dernière est désormais intégrée à la calandre et non plus au capot, comme sur les anciennes Classes C et E. Le coefficient de traînée est de 0,22, ce qui favorise l’efficience.

De profil, on remarque des poignées de portes affleurantes à la carrosserie. Elles sortent et se rétractent automatiquement grâce à un petit moteur électrique.

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À l’arrière, on remarque un bandeau noir traversant le coffre ainsi qu’une signature lumineuse en forme de quatre étoiles Mercedes, les mêmes que l’on retrouve dans les projecteurs avant.

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La Mercedes Classe C 400 4MATIC est ainsi une élégante berline tricorps de 4,88 m de long, 1,89 m de large et 1,50 m de haut. Mais surtout, la Mercedes Classe C a beaucoup grandi : avec 4,88 m de long, elle mesure 13 cm de plus que l’actuelle Classe C thermique et seulement 6 cm de moins que la Mercedes Classe E thermique.

Habitabilité : beaucoup d’espace à bord

Avec 4,88 m de long et un empattement de 2,96 m, la Mercedes Classe C ne manque pas d’espace à bord. Les passagers avant sont royalement installés dans des sièges offrant un bon compromis entre confort et maintien.

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À l’arrière, la banquette est accueillante pour des adultes qui ne manquent pas de place pour les jambes et la tête. Ce sont les passagers arrière qui profitent le plus du toit panoramique à cristaux liquides permettant de l’opacifier. Il est également possible d’afficher des étoiles Mercedes rétroéclairées en motif dans ce toit de verre.

En ce qui concerne le coffre, il offre un volume de 470 litres. La banquette arrière est rabattable et offre la possibilité d’abaisser uniquement la place centrale pour glisser des skis, par exemple. En revanche, le coffre est une malle et non un hayon, ce qui rend un peu plus difficile le chargement d’objets volumineux.

Sous le capot, le coffre avant ajoute 101 litres de chargement. Son ouverture est facile, car le logo Mercedes situé à l’extrémité du capot est en réalité un bouton d’ouverture. Il suffit ensuite de tirer sur la poignée située sous le capot, facilement accessible, pour l’ouvrir avec l’aide de vérins.

Mais au-delà des simples considérations d’habitabilité, il faut saluer le choix des matériaux. Que ce soient les cuirs, les plastiques ou les métaux, l’ensemble des éléments intégrés à notre Mercedes Classe C AMG Line est flatteur.

Nul doute, Mercedes figure toujours en haut de la hiérarchie des constructeurs de voitures premium. D’autant que le constructeur travaille aussi sur son système d’infodivertissement afin d’offrir une expérience immersive unique.

Infodivertissement : la claque !

Je suis maintenant habitué aux voitures proposant des systèmes d’infodivertissement modernes, avec parfois trois écrans, dont un pour le passager. Mais aucun ne m’avait autant bluffé que celui de Mercedes.

Notre modèle était équipé de l’écran MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces, sans bordures. De série, il y a bien trois écrans, mais avec des bordures. L’option coûte environ 1 500 euros pour bénéficier de l’Hyperscreen sans bordures et elle est vraiment à conseiller.

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C’est simple, les passagers avant font face à un seul grand écran comprenant le compteur, l’infodivertissement et l’écran passager. La réactivité de l’écran est exemplaire : il réagit aussi bien au toucher qu’à la voix grâce à l’IA « Hey Mercedes », qui s’améliore perpétuellement. La définition de l’écran est excellente, tout comme le contraste des couleurs et la luminosité.

Si l’écran est flatteur, quelques fonctions peuvent être agaçantes, comme l’absence de commande au volant pour changer de musique. Il faut taper sur une petite touche de l’écran tactile en tendant le bras, car l’écran est finalement un peu loin du conducteur, selon sa position de conduite.

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Mercedes indique qu’il est possible de changer le média en cours de lecture à l’aide de l’assistant vocal, mais je ne veux pas forcément dire à chaque fois : « Hey Mercedes, passe à la musique suivante. »

D’un autre côté, cet assistant vocal est intelligent. On peut, par exemple, lui demander de rechercher un type de restaurant près de nous ou à destination, de réserver une table, puis de trouver un parking ou une borne de recharge, tout en lui précisant si l’on souhaite une borne rapide ou non. Tout cela fonctionne grâce à la base de connaissances de Google.

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Bien évidemment, vous pouvez utiliser la réplication de votre smartphone via Android Auto ou Apple CarPlay sans fil. On retrouve également deux emplacements de recharge par induction pour smartphone. Enfin, deux prises USB-C sont dissimulées sous la console centrale flottante et deux autres sont à disposition des passagers arrière, à l’arrière de l’accoudoir central.

Aides à la conduite : tout pour rendre la conduite plus sûre

Mercedes nous a fait une démonstration de ses recherches sur les aides à la conduite. La Mercedes Classe C 400 est équipée de 27 capteurs répartis tout autour du véhicule, avec une unité de calcul spécifique cachée dans l’aile arrière gauche afin de tout coordonner. Le système est si développé que cette unité de calcul doit être refroidie par eau grâce à un système de watercooling.

Tout cela a pour but d’offrir des aides à la conduite toujours plus sécurisantes. Lors de l’essai, Mercedes a simulé plusieurs situations du quotidien propices aux accidents, comme un croisement à une intersection ou encore un piéton traversant, caché derrière un véhicule, afin de nous montrer les qualités du système PRE-SAFE.

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Concernant la conduite autonome, Mercedes propose un système évolué avec notamment le régulateur de vitesse Distronic, permettant de s’adapter à la vitesse du véhicule précédent ou à la limitation de vitesse en vigueur. L’aide au maintien dans la voie est efficace et empêche la voiture de dévier de sa trajectoire.

Elle suit également correctement la route dans les virages. Il est aussi possible d’équiper la Mercedes Classe C électrique du système MB.Drive Assist avec assistant de changement de voie, qui prend en charge les changements de file par une simple pression sur le levier de clignotant.

Planificateur d’itinéraire

Ce n’est pas une surprise si je vous dis que la Mercedes Classe C 400 est équipée d’un planificateur d’itinéraire. Il est devenu indispensable pour toutes les voitures électriques à vocation routière.

Il est alors possible de planifier ses longs trajets avec le système de navigation du véhicule, qui prendra en compte la consommation électrique, la distance et les bornes disponibles sur le parcours afin d’offrir le meilleur temps de trajet jusqu’à la destination.

Il est bien sûr possible de régler le pourcentage de batterie souhaité aux chargeurs et à l’arrivée afin de s’adapter à vos besoins.

Conduite : la plus sportive des Classe C ?

Mercedes annonce que la nouvelle Classe C électrique est la plus sportive des Classe C. Une affirmation qui peut laisser dubitatif lorsque l’on sait qu’il s’agit de la plus grande Mercedes Classe C et également de la plus lourde de l’histoire du modèle.

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Pourtant, Mercedes a fait des efforts pour gommer la grande taille et le poids du véhicule au volant. On retrouve des roues arrière pouvant braquer jusqu’à 4,5 degrés. Cela donne l’impression d’avoir une voiture qui se déplace un peu comme un serpent à basse vitesse, mais surtout très agile pour effectuer un demi-tour (rayon de braquage de 11,2 m) et très réactive au volant dans les virages plus rapides. En effet, à partir de 70 km/h, les roues arrière braquent jusqu’à 2,5 degrés dans le même sens que les roues avant.

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La suspension pneumatique Airmatic participe également au dynamisme, puisqu’elle gère intelligemment la hauteur de caisse en se basant sur le système de navigation Google Maps. Une voiture plus basse est généralement plus dynamique et plus efficiente. Le contrôle de cette suspension se base aussi sur les données enregistrées par d’autres Mercedes via la technologie Car-to-X et transmises en temps réel au Mercedes-Benz Intelligent Cloud. Une fonction pratique, notamment à l’approche d’un ralentisseur.

Si cette suspension participe au dynamisme de la Mercedes Classe C électrique, elle peut aussi se montrer très souple en mode Confort. Elle offre une véritable douceur favorisant le confort, cette fois au détriment du dynamisme, car la voiture a tendance à se déhancher sur les bosses. Pour trouver le bon compromis, il faut donc jouer avec les réglages de suspension.

Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes

Pour être transparent avec vous, nous n’avons pas vraiment pu exploiter les qualités d’accélération de la Mercedes Classe C 400. Les routes finlandaises sont très rectilignes, peu propices aux changements de rythme, et la présence de nombreux radars passe l’envie d’accélérer.

Mais sur quelques insertions sur voies rapides, nous avons pu profiter des 489 chevaux et des 800 Nm de couple. L’accélération est véritablement fulgurante, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 4 secondes, donnant presque l’impression d’avoir davantage de puissance.

Cela est dû à la transmission à deux rapports sur l’essieu arrière. Le premier rapport, avec un ratio de 11,1, assure une bonne accélération ainsi qu’une capacité de tractage de 1,8 tonne, tandis que le second rapport privilégie la conduite à vitesse stabilisée pour améliorer l’efficience.

Le changement de rapport est presque imperceptible et son moment dépend du mode de conduite, du niveau de charge de la batterie ou encore du comportement du conducteur.

Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes

Enfin, pour en faire la plus sportive des Mercedes Classe C, le constructeur a également travaillé sur le système de freinage. Le nouveau système de freinage monobloc optimise la récupération d’énergie au freinage avec une puissance de décélération de 300 kW. La sensation à la pédale n’est pas spongieuse, contrairement à certaines autres voitures électriques. Il existe un mode de conduite One-Pedal que l’on peut activer avec les palettes au volant. Il est d’ailleurs possible de se passer totalement du système hydraulique de freinage.

Ces palettes servent aussi à passer d’un niveau de récupération d’énergie à un autre. Toutefois, je trouve qu’il manque un niveau intermédiaire entre la plus forte des décélérations et le mode normal.

La Mercedes Classe C 400 4 Matic est alors une parfaite synthèse entre dynamisme et confort. Le constructeur a su parfaitement jouer des modes de conduite et la suspension pneumatique pour offrir ce compromis. Enfin, l’insonorisation parfaite permet de profiter du système audio Burmester

Autonomie, batterie et recharge

Cette Mercedes Classe C 400 4MATIC utilise dans sa version de lancement une batterie de 94 kWh. Elle distribue son énergie à deux moteurs, un sur le train avant et un autre sur le train arrière, ce qui lui donne une transmission intégrale. En utilisant quelques subterfuges comme la déconnexion du moteur avant et les deux rapports pour le moteur arrière, l’autonomie peut atteindre jusqu’à 762 km selon le cycle WLTP.

Les consommations WLTP sont annoncées entre 14,1 kWh et 18,5 kWh/100 km selon la configuration. À noter qu’une monte de pneus plus sportive est proposée, augmentant la consommation au profit du dynamisme.

Lors de mon essai, j’ai relevé 15,7 kWh/100 km sur le premier jour, combinant de l’autoroute, des routes de campagne finlandaises, un peu de chemin de gravier et un peu de ville dans Helsinki. Sur un trajet uniquement autoroutier à 120 km/h, j’ai relevé 19 kWh/100 km.

Essai Mercedes Classe C 400 4 MATIC // Source : Mercedes

Enfin, en ce qui concerne la charge de cette Mercedes Classe C 400, elle profite de l’architecture 800 volts identique à celle du Mercedes GLC. La puissance maximale tolérée est de 330 kW, permettant de récupérer jusqu’à 325 km d’autonomie en 10 minutes.

Seul bémol, partagé avec le reste des nouvelles Mercedes électriques : impossible de se recharger sur une borne 400 volts (comme les Superchargeurs de Tesla) à moins de cocher l’option d’un convertisseur facturé 700 euros. Même avec cet équipement supplémentaire, la recharge sera bridée à 100 kW seulement. Disons que cela pourra dépanner, mais la manœuvre est un peu pingre vu le prix de cette Classe C.

Mercedes annonce déjà l’arrivée prochaine d’une version propulsion offrant plus de 800 km d’autonomie.

Prix, concurrence et disponibilité

Cette Mercedes Classe C 400 4MATIC débute à 65 399 euros au catalogue français du constructeur. Ce qui n’est pas un mauvais prix en comparaison de la technologie embarquée, de son autonomie et de sa puissance de charge. Notre version d’essai totalement équipée approche les 95 000 euros tout de même.

Sa principale concurrente, la BMW i3, débute à 74 850 euros au lancement. BMW annonce déjà des versions à moins de 64 000 euros, mais se passant très certainement de la transmission intégrale. En revanche, la BMW i3 dispose d’une batterie plus grande (108,7 kWh) pour atteindre 900 km d’autonomie.

Note finale du test
9 /10
Avec cette nouvelle Classe C électrique, Mercedes démontre une nouvelle fois son savoir-faire dans le domaine des routières électriques. Son autonomie importante, sa puissance de recharge, son confort et la qualité de son habitacle en font une véritable routière premium capable d'affronter les longs trajets.

Malgré son gabarit imposant et son poids élevé, la Classe C 400 parvient à conserver un comportement dynamique grâce à ses roues arrière directrices, sa suspension AIRMATIC et sa transmission intégrale puissante. Elle offre ainsi un compromis réussi entre confort et plaisir de conduite.

Plus qu'une simple déclinaison électrique de la Classe C, cette nouvelle génération marque une étape importante pour Mercedes. Elle combine le meilleur de l'électrique actuellement avec l'image premium de la marque. Ce qui motive notre note de 9/10 malgré un prix élevé lorsqu'on souhaite bien équiper la voiture.

Points positifs du Mercedes-Benz Classe C

  • Autonomie

  • Efficience

  • Technologies embarquées

  • Qualités des matériaux

  • Compromis entre confort et dynamisme

  • Temps de charge

  • Bouton extérieur pour ouvrir le frunk

Points négatifs du Mercedes-Benz Classe C

  • Prix des options

  • Recharge sur borne 400 volts impossible de série

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