Voiture électrique : la recharge en 5 minutes se déploie très rapidement en Europe

 

Le constructeur chinois Nio continue l'expansion de ses stations d'échange de batteries en Europe. La dixième vient d'ouvrir aux Pays-Bas. 120 stations de ce type sont attendues en 2023 sur le Vieux Continent.

Si vous suivez avec assiduité l’actualité automobile, vous connaissez certainement le constructeur chinois Nio. Vous n’avez peut-être pas encore croisé le chemin de l’un des modèles commercialisés par la marque dans la rue, et c’est normal puisque leur arrivée en Europe se fait progressivement, mais dès 2023, il y en aura déjà beaucoup plus sur les routes européennes.

Nio, c’est sans doute, avec BYD, le plus sérieux concurrent asiatique à Tesla. Et comme Tesla, Nio souhaite s’appuyer sur son propre réseau de recharge à l’échelle européenne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça va plutôt vite.

Un réseau qui se densifie à vitesse grand V

Nio a créé une sorte de hub permettant aux clients de changer de batterie une fois qu’elle est vide pour la remplacer par une autre pleine, et ainsi de suite. Le processus ne prend que cinq petites minutes et s’avère d’ailleurs assez bluffant, comme nous avons pu le constater il y a quelques semaines lors de notre essai.

Après avoir implanté une première station en Norvège le 19 janvier 2022, Nio vient de déployer son dixième hub de recharge en Europe, et plus précisément du côté des Pays-Bas, sur un axe particulièrement passant puisque la station se situe non loin de la ville de Den Hoorn, à proximité de l’autoroute A4 qui relie Anvers à Rotterdam et La Haye.

Au total, sept autres stations d’échange de batteries sont actuellement en construction en Europe. Ces hubs sont entièrement automatisés et sont construits au sein de l’usine Nio Power à Budapest, en Hongrie. Selon la stratégie de Nio, l’Europe comptera environ 120 stations d’échange de batteries à la fin de l’année 2023.

Tous les modèles Nio vendus en Europe, à savoir les berlines ET5 et ET7, les SUV ES7 et ES8 (déjà en vente dans certains pays européens) et l’EC7 récemment présentée, pourront profiter de ces stations.

Une nouvelle génération de stations confirmée

Récemment, Nio a également présenté la troisième génération de ses stations d’échange de batterie. Au programme, une capacité accrue, un temps réduit et des manœuvres facilitées grâce à l’ajout d’un capteur LiDAR.

Parmi les nouveautés, il y a l’augmentation du nombre de batteries disponibles, qui passe de 13 à 21. Pour rappel, la toute première génération ne pouvait en stocker que cinq. Celles-ci sont alors chargées à 90 % et sont directement installées dans la voiture qui a besoin d’être rechargée grâce à un bras robotisé.

Cette nouvelle version peut également réaliser plus d’opérations dans la même journée, passant à 408 changements de batteries chaque jour, soit 30 % de plus qu’auparavant. Si cinq minutes étaient nécessaires avec la précédente génération, la nouvelle ne réclame plus que deux minutes et demie.

Actuellement, ce ne sont pas moins de 1 286 stations de battery swapping qui sont en service en Chine. Nio s’est associé avec Shell pour le développement de ses stations. Le but pour les deux acteurs étant de créer un réseau mondial de 4 000 stations d’échange, dont 3 000 en Chine et 1 000 en dehors.

Rappelons que Nio n’est plus le seul à travailler sur ce système de swap de batteries, puisque MG a récemment officialisé en Chine une technologie similaire, mais qui mettra sans doute plus de temps à arriver.