Pourquoi Porsche suspend la production de sa Taycan électrique

 

Après les Volkswagen ID.3 et ID.4, c’est au tour de la Porsche Taycan de subir de plein fouet la crise en Ukraine. Faute de composants, la firme a dû suspendre sa production.

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Porsche Taycan GTS

Depuis plusieurs mois déjà, l’industrie automobile subit de plein fouet une crise sans précédent, entre la pandémie de Covid-19 et la pénurie de semi-conducteurs. Mais alors que la situation est déjà très difficile pour les constructeurs, une autre difficulté vient s’ajouter à tout cela. Il s’agit du conflit opposant depuis plus de deux semaines déjà la Russie et l’Ukraine.

Une guerre qui a évidemment un impact sur de nombreux sujets, et notamment sur l’industrie automobile. En effet, de nombreux constructeurs ont été contraints de ralentir ou stopper la production de certains modèles, en raison de pénuries de composants fabriqués dans des usines russes ou ukrainiennes. C’est notamment le cas du groupe Volkswagen, qui a du mettre deux de ses sites à l’arrêt à cause de soucis d’approvisionnement de certains composants.

La Porsche Taycan a l’arrêt

Si Porsche était jusqu’alors préservée, en raison notamment de sa production évidemment inférieure à Volkswagen, voilà que la marque de Stuttgart est désormais touchée par cette fameuse pénurue. La production de son premier modèle électrique, la Taycan, sera donc interrompue jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

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Une pause contrainte, qui s’explique par la pénurie de certaines pièces indispensables à la production des voitures électriques, à savoir les faisceaux de câbles électriques. Au total, c’est donc l’équivalent de 200 berlines électriques qui ne pourront pas être produites chaque jour, allongeant alors les délais de livraison aux clients.

Une crise importante

À court terme et selon nos confrères d’Automotive News, cette crise pourrait concerner entre 50 000 et 100 000 véhicules en Europe, qui ne pourraient pas être fabriqués en temps et en heure en raison des pénuries de composants. Il y a quelques jours, le patron de groupe Volkswagen, Herbert Diess avait de son côté affirmé que cette situation « pourrait même être encore plus grave économiquement parlant que celle liée à la pandémie ».

L’industrie automobile russe serait également très fortement impactée, en raison des sanctions sévères infligées au pays par l’Union européenne et les États-Unis. Par ailleurs, la guerre pourrait également aggraver la pénurie de semi-conducteurs, la Russie étant l’un des plus gros exportateurs de gaz néon, utilisé pour produire ces indispensables puces.


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