Razer offre pour la nouvelle année une version améliorée de son Blade Stealth, l’ultrabook de sa gamme d’ordinateur pour gamers. Auparavant plutôt porté vers les professionnels, l’ADN gamer ressort sur la version 2019… En bien ? Notre test vous le dira.

Fiche technique

CaractéristiquesRazer Blade Stealth 2019
Écran13,3 pouces mat IGZO LCD 1920 x 1080 pixels
ProcesseurIntel Core i7-8565U
Chipset graphiqueIntel HD 620 ou Nvidia GeForce MX150 4 Go GDDR5 25W
RAM8 ou 16 Go LPDDR3 2133 MHz
Stockage256 Go M.2 SATA ou PCIe 2
Connectique2x USB A 3.0 + 1 USB-C 3.0 + 1 USB-C Thunderbolt 3 4 lanes + combo jack
BiométrieWebcam 720p Windows Hello
Wi-FiIEEE 802.11a/b/g/n/ac
Bluetooth5.0
Batterie53,1 Wh
Dimensions14,8 x 304,6 x 210 mm
Poids1,31 kg
Prix1499 ou 1699 euros

Ce test a été réalisé à partir d’un ordinateur acheté par le journaliste pour son usage personnel. Il s’agit du « modèle graphique » intégrant un écran 1080p, 16 Go de RAM et un chipset Nvidia GeForce MX150.

Design

Sur les modèles précédents de la marque, l’inspiration venant d’Apple était assez évidente. Mais depuis le dernier Blade 15, Razer a décidé de s’en éloigner en reprenant un design très industriel. Ce Blade Stealth 2019 reprend les mêmes lignes avec des bords marqués et une forme rectangulaire plutôt qu’arrondie. Dans le style, on retrouve plus le Razer Phone 2 que le premier modèle de Blade Stealth sorti par la marque.

Le changement est bienvenu, particulièrement sur l’intégration de l’écran. Les bordures latérales sont extrêmement fines à seulement 5 millimètres, tandis que la bordure haute est justifiée par l’intégration d’une webcam 720p et la solution infrarouge compatible Windows Hello. De quoi permettre la reconnaissance faciale en ayant une webcam nous observant sous un angle plus naturel que sur le Dell XPS 13 (2018).

À l’arrière, on peut voir que le logo Razer a changé. Fini le coloris vert néon et l’éclairage LED pour le faire ressortir, et place à un logo ton sur ton. La coque en aluminium, fondue d’un seul bloc, est noir mat tandis que le logo est légèrement réfléchissant afin de le faire ressortir du tout. Le feeling en main est extrêmement agréable, et les bords bien que marqués ne sont pas tranchants.

En bas, deux larges et épais patins se chargent de surélever le Blade Stealth 2019 pour optimiser le flux d’air. Deux ventilateurs situés à droite et à gauche se charge de refroidir l’ordinateur, qui profite également d’une évacuation dans la rainure de l’écran. On est là sur une très belle optimisation de l’airflow dont ne profitaient pas les premiers modèles. Ouvrir l’appareil permet surtout de changer son espace de stockage : la RAM est soudée à la carte mère.

Visuellement donc, le Blade Stealth 2019 est beaucoup moins marqué « gamer » que les modèles précédents. Ici, un professionnel n’aurait aucun mal à sortir cette machine en réunion sans subir les regards étonnés de ses collègues : le PC est sobre et respire la qualité du même temps, imposant le respect de ses pairs.

Connectiques

Sur le bord gauche, le Razer Blade Stealth 2019 propose un port USB type C 3.0 pouvant servir à la charge, un port USB A 3.0 ainsi qu’un combo prise jack (casque et micro). Sur la tranche droite, on retrouve un port USB type C Thunderbolt 3 pouvant servir à la charge ainsi qu’un second port USB A.

Le port HDMI a ici été abandonné par rapport aux générations précédentes, mais c’est loin d’être un mal : le moindre adaptateur sur l’un des deux ports USB type C vous permettra de retrouver la connectique. C’est en soi une bonne sélection de ports, aussi bien compréhensible du passé que tournée vers l’avenir.

Clavier compatible Chroma

Qui dit Razer dit évidemment clavier. Sur ce terrain, le Razer Blade Stealth profite de switchs créés directement par la marque. La course des touches n’est pas énorme, mais tout de même assez satisfaisante pour un ultrabook. Surtout, elles sont très peu bruyantes : leur sonorité est bien étouffée tout en restant audible. Les touches sont précises, et les fausses-frappes n’existent tout simplement pas.

La « nouveauté » de ce modèle 2019 est que le rétroéclairage Chroma, très cher à la marque, n’est plus touche par touche. Il ne s’agit plus que d’une seule zone répartie sur toute la surface, ce qui est en soi un retour en arrière bienvenu : Chroma consommait énormément sur les précédents modèles. Malgré tout, il vous est toujours possible de profiter des 16,8 millions de couleurs qu’est capable d’afficher la solution, et le rétroéclairage est assez vif, puissant et surtout homogène.

Notez par ailleurs que les touches de fonction sont enfin rétroéclairées également. Il n’est plus obligatoire de plisser les yeux de nuit dès lors que vous cherchez un chiffre : c’est un grand plus.

Touchpad Windows Precision

Le Razer Blade Stealth est équipé d’un large touchpad en verre de 11,1 x 7,6 cm situé naturellement en bas du clavier, bien au centre de l’appareil. Celui-ci est géré par les drivers Precision directement intégrés à Windows, faisant qu’il a accès à toutes les options prévues dans Windows 10.

Haut : Blade Stealth 2019. Bas : Blade Stealth fin 2016.

Très agréable à utiliser et très précis, il ne vient jamais se mettre en travers du chemin de l’utilisateur à l’utilisation. Ses zones de pression, situées en bas et séparées entre clic gauche et droit, sont de très bonnes qualités et l’expérience offerte ici est plus que satisfaisante. C’est l’un des touchpad les plus agréables que j’ai pu utiliser.

Haut-parleurs latéraux

Les haut-parleurs du Razer Blade Stealth sont flanqués sur les côtés du clavier, faisant qu’ils ne sont jamais obstrués qu’importe la surface d’utilisation et que le son est dirigé vers l’utilisateur de tout temps. Pour regarder un film dans son lit, il n’y a pas meilleure organisation d’un système de son sur un ultrabook actuellement. Cette année, ils ont connu une large amélioration en intégrant désormais deux haut-parleurs de chaque côté, certifiés Dolby Atmos.

Le son est en effet plus riche, avec une bonne calibration des mediums et des aigus. Naturellement, par le fait qu’il s’agit ici d’un ultrabook, les basses sont quelques peu en retrait mais ne sont pas totalement inexistantes pour autant.

Pour un ordinateur portable, ça reste une réussite. L’audio ne sature pas à plein volume, les aigus sont très précis, les mediums présents, les basses sont tout de même respectées sans être puissantes et le tout offre un son chaud très plaisant à entendre au quotidien.

Écran

Le Razer Blade Stealth intègre une dalle IGZO LCD 60 Hz mat et non-tactile de 13,3 pouces supportant une définition maximale de 1920 x 1080 pixels. C’est donc un petit retour en arrière par rapport aux modèles précédents qui offraient une définition QHD et le support du tactile, mais qui est bienvenu pour l’autonomie. Qui plus est, Razer promet une couverture sRGB à 100% et un calibrage dès la sortie d’usine pour tous les modèles vendus : on aura du mal à s’en plaindre, sur le papier du moins.

Notre sonde nous indique une luminosité maximum à 407 cd/m², ce qui est assez confortable et devrait être parfait pour une utilisation en plein soleil compte tenu du traitement mat de l’écran. Le contraste est lui à 1344:1, un taux très satisfaisant pour une dalle IGZO LCD.

L’espace sRGB est bien totalement couvert et les niveaux RVB sont presque parfaitement équilibrés faisant que la température de couleurs moyenne est enregistrée à 6544K (les couleurs naturelles sont à 6500k). On pourra faire confiance à cette excellente dalle pour de la création de contenu.

La perte de la définition Quad HD et du tactile est en vérité bienvenue. Une telle définition n’apporte rien d’autre qu’une consommation énergétique accrue sur un format 13,3 pouces, et le tactile est rarement utilisé sur un ordinateur portable qui n’est pas transformable.

Logiciel

Le Razer Blade Stealth 2019 est livré directement avec Windows 10 en mise à jour d’Octobre sans modifications majeures de la part du constructeur. Les seules applications publicitaires présentes sont celles déjà imposées par Microsoft de base, à savoir les raccourcis vers les versions Windows Store de la suite Office ainsi que quelques jeux facilement désinstallables.

La seule solution logicielle ajoutée par Razer est Synapse 3.0, son centre de contrôle des produits Razer vous permettant de configurer votre rétroéclairage mais également quelques macros. Peu intuitif de prime abord, on se fait heureusement vite au logiciel et ses nombreuses options.

En date, le seul problème majeur de Synapse 3.0 est que peu de produits Razer sont passés à cette nouvelle version. Ainsi, si vous possédez une souris ou un clavier de la même marque, vous serez probablement obligés d’installer Synapse 2.0 en sus, forçant une redite quelque peu étrange dans votre barre des tâches. En soi, c’est loin d’être un problème, mais le manque de cohérence pourra en faire tiquer certains (c’est mon cas).

Reconnaissance faciale Windows Hello

L’une des grosses nouveautés de cette année est l’apparition d’une caméra 720p avec capteurs infrarouges permettant la reconnaissance faciale. Celle-ci est directement intégrée avec Windows Hello, le système de verrouillage biométrique de Microsoft. La caméra est placée bien en haut de l’écran, permettant d’avoir un angle naturel en visioconférence… mais n’est pas de très bonne qualité.

La reconnaissance faciale fonctionne par contre extrêmement bien. Qu’importe les conditions lumineuses, même calé en pâté dans mon lit, elle n’a jamais eu de mal à me reconnaître et me connecter immédiatement à ma session. C’est un véritable plaisir que de l’avoir.

Performances

Utilisation classique

Notre configuration du Razer Blade Stealth intègre un Intel Core i7-8565U à 4 cœurs et 8 threads cadencé à 1,8 GHz, pouvant monter jusqu’à 4,6 GHz en Turbo Boost. Il est couplé à 16 Go de RAM LPDDR3 2133 MHz. Pour la partie GPU, vous pouvez compter sur l’Intel HD 620 intégré ou à la puce dédiée GeForce MX 150 ici proposée avec 4 Go de GDDR5 au TDP de 25 W lui conférant le maximum de puissance possible pour cette configuration.

Le système se charge lui-même de définir lorsqu’il faut utiliser l’un ou l’autre des GPU, faisant que la puce Nvidia n’est vraiment utilisée que sur des tâches très lourdes (Photoshop, Premiere, jeux). Sur une utilisation bureautique, le Razer Blade Stealth 2019 est parfaitement fluide et ne ralentit jamais, qu’il s’agisse de passer rapidement d’une application à l’autre ou avoir une vingtaine d’onglets ouverts sous Chrome en prime de Photoshop.

La gamme U et son TDP de 15W n’est cependant pas une bête de course, et Cinebench R15 nous le rappelle avec un score de 528 points le mettant dans l’exact même panier que les autres ultrabooks premium de l’année. L’histoire ne s’arrête cependant pas là, la spécificité de ce Blade Stealth 2019 étant aussi d’avoir à sa disposition un GPU Nvidia.

Utilisation en jeu

Razer est une marque pour les joueurs, mais le Blade Stealth est avant tout un ultrabook. C’est avec cela en tête que nous nous sommes surtout focalisés sur les titres multijoueurs en ligne les plus populaires, ceux ne demandant pas forcément des bêtes de course pour jouer mais un minimum de puissance pour que l’expérience soit viable. L’idée est que cet ultrabook se destine à ces professionnels voulant un maximum d’autonomie en journée, et de quoi se détendre en jouant à l’hôtel le soir.

Commençons par un grand classique : le MOBA League of Legends de Riot Games. Le jeu, qui pourrait tourner sur un micro-onde, se lance ici en configuration intermédiaire/élevée en tenant le 144 FPS constant. Vous pouvez pousser le vice en configuration maximale : le framerate le plus bas enregistré est à 112, garantissant une expérience parfaite.

Sur Fortnite d’Epic Games, le jeu tendance du moment qui n’est pas très optimisé pour autant, le constat est plus mitigé. En configuration moyenne en 1080p avec rendu 3D à 100%, le jeu atteint bien les 60 FPS mais est loin de les tenir stable. Ceci étant, l’expérience reste jouable, les drops atteignant rarement les 30 FPS. Si vous jouez sérieusement, mieux vaudra donc passer le rendu 3D en 720p afin de bénéficier d’un 60 FPS stable en toutes conditions.

A contrario, Overwatch d’Activision Blizzard est très bien optimisé pour les SoC Intel et les GPU Nvidia. Le jeu tient un 60 FPS constant avec de très rares drops à 54 FPS en 1080p, configuration moyenne et échelle de rendu à 100%. C’est un véritable plaisir de jouer qu’on ne boudera pas.

Et si vous êtes plutôt joueur de MMO et espériez faire quelques quêtes en vadrouille, Blade & Soul se lance sans le moindre problème avec une belle configuration graphique automatique… pour peu que vous tolériez un framerate tout de même instable, mais ne descendant au moins pas en dessous des 30 FPS. Si les combats d’arène sont votre dada, mieux vaudra opter pour la configuration de combat qui réduit drastiquement la qualité graphique mais tourne en 60 FPS sans problème avec de très rares chutes à 54 FPS sur cette configuration.

Chauffe

L’Intel Core i7-8565U est bien soutenu par le système de refroidissement à deux ventilateurs du Razer Blade Stealth 2019. Contrairement à la plupart des ordinateurs de la marque, la chauffe est ici bien maîtrisée et les ventilateurs ne s’activent pas aussi souvent qu’ils pouvaient le faire sur d’autres produits. Ceux-ci sont très calmes en utilisation classique, et sont audibles sans être une nuisance extrême en jeu : vous n’êtes pas obligé de mettre un casque pour arriver à ignorer leur bruit.

Surtout, on notera une dissipation très efficace de la chaleur faisant que l’ordinateur ne reste pas longtemps en chauffe extrême une fois un processus gourmand achevé. Le point de chauffe principal se situe une nouvelle fois entre le clavier et l’écran, mais la température n’est jamais inconfortable à l’utilisation.

Pour un ultrabook de ce format intégrant un GPU dédié, c’est tout bonnement excellent.

En combinaison avec un eGPU

Le port Thunderbolt 3 du Razer Blade Stealth 2019 offre, comme il est coutume avec le constructeur, 4 lignes PCIe pouvant envoyer une bande passante de 40 Gbps. De ce fait, vous pouvez y connecter un boîtier externe intégrant une carte graphique de bureau pour soutenir ses performances graphiques. Razer en propose deux, le Core X et le Core V2, mais d’autres solutions moins onéreuses existent sur le marché (Gigabyte Gaming Box, Mantiz Venus, Akitio Node, Omen Explorator etc).

Testé avec un Razer Core V2 et une GeForce GTX 1060 (provenant une nouvelle fois de ma configuration personnelle), le Razer Blade Stealth 2019 se comporte excellemment bien une fois la connexion approuvée dans le panneau de configuration Thunderbolt. Retrouver sa station de combat complète avec écran externe, clavier, souris et carte graphique ne prend alors qu’un simple câble, qui recharge également du même temps l’ordinateur. Un bonheur de simplicité pour quiconque veut un ordinateur ultra léger la journée, et de la puissance de jeu le soir.

Ceci étant, tout n’est pas parfait. Le Thunderbolt 3 n’est pas encore parfaitement intégré et compris par Windows 10, même en 2019. Les eGPU restent encore affaire d’une petite niche, et doivent donc être toujours considérés comme en bêta pour quiconque serait intéressé par leur utilisation : il faut s’assurer d’avoir un minimum de connaissances techniques en cas de problème.

À titre d’exemple, connecter mon Razer Blade Stealth 2019 à mon Razer Core V2 se sera fait sans aucune embûche, mais l’installation logicielle de ma GeForce GTX 1060 aura eu pour effet de désactiver la MX150 intégrée une fois le Razer Blade Stealth 2019 débranché de ma station. Une simple restauration de drivers aura suffi à régler le problème, mais vous êtes prévenus : les eGPU ne sont pas encore parfaitement intégrés à la logique de Windows 10 et peuvent donc réserver quelques surprises.

Autonomie

Le Razer Blade Stealth s’équipe d’une batterie de 53,1 Wh. Dans sa communication, la marque fait état d’une autonomie de 13 heures… pour le modèle n’intégrant pas la puce GeForce MX150, soit le moins intéressant. Le TDP de la MX150 étant à 25W, il est naturel que celui-ci consomme beaucoup plus ce qui justifie d’ailleurs l’intégration d’un chargeur 65W ici plutôt que 45W sur la plupart des ultrabooks concurrents.

Notez que Razer n’intègre pas de configurations spécifiques pour optimiser l’autonomie de son dernier bébé, mais se base uniquement sur les réglages proposés par Windows lui-même. De base, sans rien toucher, le Blade Stealth 2019 tient ainsi entre 6 et 7 heures d’utilisation bureautique diverses, une journée normale de travail au sein de FrAndroid comprenant beaucoup de rédaction et de surf sur le web, de la vidéo sur YouTube et Netflix et un peu d’édition photo sur Adobe Photoshop. L’ordinateur est dans cette configuration connectée à un hub USB C avec un second écran connecté.

En baissant quelque peu le rétroéclairage du clavier et en configurant Windows sur une autonomie optimale de la batterie, on arrive sur le même usage à tenir entre 7h30 et 8h30. Le Blade Stealth 2019 n’est donc pas champion de l’autonomie, mais peut tout de même se targuer d’être dans la moyenne du marché malgré sa configuration musclée.

La même autonomie ne se retrouve bien sûr pas en jeu, ce serait bien trop beau. En utilisant la Nvidia GeForce MX150, en jouant à Overwatch par exemple, vous pourrez tenir entre 1 heure et 1 heure 30 minutes. Et ce sans utiliser la carte graphique à son plein potentiel, Windows bridant par défaut la puissance lorsque l’ordinateur n’est pas branché. Vous l’aurez compris : on vadrouille pour bosser, on se pose pour jouer.

Notez que la recharge est gérée par l’USB Power Delivery, un standard du marché. Aussi, vous pouvez recharger le laptop aussi bien avec un chargeur 65W que 45W, et ce même chargeur peut être utilisé pour d’autres produits comme un smartphone ou une Nintendo Switch par exemple.

Utilisé avec son chargeur d’origine de 65W, le Blade Stealth 2019 fait une recharge complète en 3 heures environ (tout en continuant d’être utilisé). Avec un chargeur 45W, la recharge est un peu plus longue. Surtout, un chargeur 45W ne supportera pas la charge énergétique réclamée pour utiliser le Blade Stealth à son maximum — comprenez jouer avec la GeForce GTX150 active — et se déchargera lentement : soyez sûrs d’utiliser un chargeur 65W si vous avez prévu de faire quelques parties.

Galerie photo

Prix et date de sortie

Le Razer Blade Stealth 2019 est d’ores et déjà disponible en France. La configuration sans puce graphique dédiée coûte 1499 euros, tandis que la version testée ici équipée d’une GeForce MTX150 coûte 1699 euros.

Sans sa MX150, l’ordinateur portable perd tout intérêt face aux concurrents beaucoup plus accessibles que sont les Dell XPS 13 ou encore le Huawei Matebook X Pro. Nous vous recommandons de ne considérer à l’achat que le modèle graphique.

Test Razer Blade Stealth 2019 Le verdict

design
9
Razer trouve enfin ses propres lignes, et offre ici un ultrabook aussi sobre que puissant sans pour autant oublier l'ADN de la marque. La qualité de finissions est tout simplement au top pour un ultrabook léger et facilement transportable qui profite d'un excellent clavier et trackpad.
écran
10
Les couleurs sont parfaites, l'écran est grand et lumineux, le contraste est sublime : les professionnels de l'image ne renieront pas ce Blade Stealth 2019, et nous non plus.
logiciel
9
Windows 10 est fourni sans autre forme de procès, nous évitant ainsi les écueils des programmes publicitaires préinstallés. Le touchpad est directement géré par Windows Precision, et le clavier se configure simplement avec Razer Synapse 3.0. Que demander de plus ?
performances
10
L'Intel Core i7-8565U offre d'excellentes performances, et la GeForce MX150 envoie les jeux multijoueurs les plus populaires sans broncher dans une bonne qualité graphique. La chauffe est parfaitement maîtrisée. Le Thunderbolt 3 PCIe x4 ouvre toutes sortes de possibilités. C'est un carton plein pour un ultrabook.
autonomie
8
Le Razer Blade Stealth 2019 tient bien toute une journée de travail, mais n'ira pas plus loin que la simple moyenne sur un marché friand d'autonomie longue durée. Son utilisation de l'USB Type C et du Power Delivery lui offre une versatilité bienvenue.
Note finale du test 9/10
Razer a tenu le pari de nous offrir ici un ultrabook assez puissant pour que même un joueur s'y intéresse. C'est un outil versatile pouvant tout aussi bien être un compagnon longue durée en bureautique qu'un puissant allié sur du jeu, de la retouche photo et même de la vidéo.

Son design sobre mais efficace sait sortir du lot sans pour autant choquer la plèbe comme se pouvait être le cas auparavant. Ses performances sont excellentes et sa chauffe parfaitement maîtrisée. Son autonomie reste dans la moyenne des ultrabook du marché, mais son utilisation de standards de l'industrie est un grand plus pour les voyageurs.

Bref, le Razer Blade Stealth modèle graphique est une grande réussite... qui a tout de même un coût très élevé, justifié mais difficilement encaissable. Sans MX150, il perd de sa superbe face à la concurrence. Avec, il est une arme redoutable correspondant parfaitement à un consommateur de niche : celui cherchant à avoir une seule et même machine pouvant être facilement transportée en journée, mais capable d'encaisser quelques parties en ligne le soir sans frustrer.
  • Points positifs
    • Design sobre et industriel
    • Refroidissement parfaitement maîtrisée
    • Puissante petite bête
    • Thunderbolt 3 à 40 Gbps
    • Écran sublime
    • Windows Hello, enfin !
  • Points négatifs
    • Surtaxe Razer
    • Webcam peu convaincante