Renault ouvre un atelier en France pour produire le moteur électrique de la Megane E-Tech

Made in France 🇫🇷

 

Renault inaugure sa nouvelle ligne de production de moteurs électriques destinés à la Megane E-Tech mais également à la future R5.

Renault Megane E-Tech

Vous voulez une voiture made in France, une vraie ? Bon, cela semble utopiste puisque de nombreuses pièces proviennent de fournisseurs étrangers, mais Renault compte bien tenter de rapatrier une grande partie de sa production dans l’hexagone. Le constructeur français a annoncé avoir ouvert une nouvelle ligne de production dans son usine de Cléon, pour produire les moteurs électriques de la Megane E-Tech et de la future Renault R5 électrique.

620 millions d’euros pour du made in France

Cette nouvelle ligne a été rendue possible par les investissements réalisés par le groupe Renault ces dernières années avec 620 millions d’euros dépensés depuis 2018. Le site de Cléon fabrique depuis 2015 les moteurs des Renault Zoé, Twingo ZE, Kangoo ZE et Master ZE. Avec cette nouvelle ligne, c’est 120 000 moteurs par an qui peuvent être produits, et le double si nécessaire avec quelques investissements supplémentaires.

Le nouveau moteur, baptisé ePT-160 kW (220 ch), sera fabriqué pour être implanté dans la version 160 kW de la Megane E-Tech, mais également « le futur modèle de segment C Renault » qui devrait être le futur Scénic attendu pour 2023 ou 2024. Ensuite, l’usine fabriquera le moteur ePT-100 kW (136 ch), à partir de 2024, pour équiper la future Renault 5, la fameuse R5 électrique ! Enfin, en 2027, Renault lancera la fabrication d’un moteur 200 kW (270 ch).

Un moteur sans terres rares

Comme pour le moteur de la Renault Zoé, il s’agit tous de moteurs synchrones à rotor bobiné. Le moteur synchrone est plus efficace que le moteur asynchrone, mais surtout à basse vitesse. C’est pour cette raison que l’on retrouve cette technologie sur l’essieu arrière des Tesla à transmission intégrale, alors que le moteur avant est de type asynchrone : pour apporter plus de puissance quand cela est nécessaire en laissant le moteur synchrone travailler le reste du temps.

Contrairement à Tesla, Renault utilise la technologie du rotor bobiné et non pas des aimants permanents. Cela permet au constructeur français de se passer de « terres rares », le néodyme que l’on trouve dans les aimants permanents. De quoi faciliter la tâche à Renault qui n’a pas besoin d’aller chercher ce néodyme à prix d’or sur les marchés asiatiques avec toutes les problématiques économies et géopolitiques que cela peut soulever.

1 million de moteurs produits par an

À partir de 2024, Renault compte produire à Cléon 500 000 moteurs électriques et 510 000 moteurs hybrides par an. À titre de comparaison, l’usine a produit 98 millions de moteurs et boîtes de vitesses depuis 1958 avec 934 459 organes mécaniques en 2021 (dont 34 % électriques).

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