Voici les premiers essais de la Renault Scénic E-Tech électrique, et ça promet

Avec le toit panoramique "magique" Solarbay

 

Après sa présentation au Salon de Munich en septembre et avant ses premières livraisons au printemps prochain, trois médias automobiles ont pu prendre en avant-première le volant du nouveau Renault Scénic 100 % électrique. L'Automobile Magazine, Caradisiac et Autocar sont d'accord : la voiture semble bien née !

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

La communication, c’est un métier. Ainsi, pour faire parler d’un produit lorsque les dates de présentation et de commercialisation sont un peu trop éloignées, certaines marques automobiles n’hésitent pas à prêter un véhicule de pré-série à quelques médias pour meubler le terrain (et, pourquoi pas, pouvoir apporter quelques ultimes retouches avant l’arrivée en concessions).

C’est ce qui vient de se passer avec le Renault Scénic E-Tech, puisque la marque a organisé une mini session d’essai avec trois médias : L’Automobile Magazine et Caradisiac pour la France, ainsi que les Anglais d’Autocar. Les trois retours viennent de paraître, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un consensus global sur cette voiture.

Extérieur : ça change !

« Frais et moderne » : les termes d’Autocar sont choisis, et très représentatifs. La ligne de ce Scénic de cinquième génération change en effet du tout au tout par rapport aux précédents. Et pour cause : la voiture abandonne sa forme de monospace pour s’offrir, sous le coup de crayon de Gilles Vidal, un style bien plus acéré et un peu porté SUV. À la mode, donc.

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

Seul Autocar soulève une question intéressante : ce Scénic, en s’habillant à la mode, semble privilégier la forme à la fonction. L’habitabilité sera-t-elle à la hauteur de l’historique du modèle ?

Habitabilité : du bon et du moins bon

D’une longueur de 4,47 m de long, ce Scénic grandit surtout au niveau de l’empattement (l’espace entre les roues avant et arrière), gage en théorie d’une habitabilité supérieure. Et les trois médias approuvent : la banquette arrière est très généreuse, avec un espace aux jambes royal et un plancher plat, même si Caradisiac remonte que « la place du milieu ne semble pas particulièrement accueillante ». Et pour cause, ce dernier cache un accoudoir central dont Autocar et L’Automobile Magazine vantent les mérites, grâce à une « bonne contenance » et « deux ports USB ».

Reste que tout n’est pas parfait. Les trois magazines sont d’accord : l’abandon des trois sièges indépendants et coulissants est dommage, compte tenu de l’héritage des précédents Scénic et de la nature familiale de la voiture. Et si les trois s’entendent à trouver les 545 litres du coffre très généreux, Autocar grimace à la vue de la marche entre le seuil de chargement, trop élevé à son goût, et le plancher du coffre. Et de poursuivre : la banquette, une fois rabattue, ne forme pas un plancher plat. Dommage, là aussi, pour le côté pratique.

Toit panoramique Solarbay

Qualité, présentation et technologies : de haut niveau

Passer à l’avant plaît aux trois journalistes. Tout d’abord parce que la qualité de finition semble de très bon niveau, quand bien même il s’agit d’une voiture de pré-série. Le toit vitré Solarbay les a ainsi impressionnés, avec sa capacité à pouvoir s’opacifier à la demande.

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

Quant à la partie des écrans, là aussi, tout le monde s’y retrouve : c’est du bon boulot. Aucune surprise sur ce point : le Scénic reprend l’architecture de la Mégane E-Tech, avec donc ces deux dalles en L intégrant Google Automotive sur l’écran central de 12 pouces. Un système qui continue de recevoir des louanges, grâce à son interface claire et sa prise en main aisée, bien aidée par le maintien des réglages physiques de la climatisation.

Sur la route : une bonne synthèse confort/dynamisme

Les trois journalistes ont manifestement pu conduire le Scénic électrique sur environ 150 km de routes variées, de quoi leur donner un bon avant-goût. Ici aussi, les retours sont unanimes : le monospace-SUV Renault est très confortable, malgré les grandes roues de 20 pouces des modèles d’essai. Plus que la Mégane sur lequel il est basé, nous remonte Caradisiac.

Il est vrai que cette dernière est connue pour être très incisive ; le positionnement plus familial du Scénic rend donc logique une mise au point plus souple du châssis.

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

Ne croyez pas cependant que le Scénic se traîne sur la route ! L’Automobile Magazine est formel : la voiture est plus dynamique que ses rivales (Volkswagen ID.4, Kia Niro et Hyundai Kona), grâce à une tenue de caisse de bon niveau et des aides à la conduite bien tarées. Le magazine français nous rappelle également que Renault a réussi à rendre son Scénic relativement léger (1 870 kg avec la grosse batterie), ce qui doit aider dans cette situation.

Quelques défauts ? Bien peu : si Autocar apprécie de pouvoir régler la puissance du frein régénératif via des palettes au volant, le média anglais regrette « une pédale de frein inconsistante à hautes vitesses » — un travers également remonté par l’Automobile Magazine, qui en profite pour remonter un point milieu assez flou dans la direction.

Autonomie : un seul chiffre, et peu représentatif

Évidemment, on attendait avec impatience les premiers retours sur l’autonomie de ce nouveau Scénic, d’autant plus que celui embarque une grosse batterie de 87 kWh. Étonnamment, seul Caradisiac nous remonte un chiffre de consommation, et nous prévient d’office : le but de ce premier essai n’était pas de faire de l’éco-conduite. De fait, les 24 kWh/100 km relevés ne sont très probablement pas représentatifs d’un usage réel… et c’est tant mieux, puisque le chiffre est vraiment très élevé. La consommation officielle WLTP (en prenant en compte les pertes liées à la recharge) est d’environ 16 kWh / 100 km.

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

Autocar et L’Automobile Magazine se contentent de reprendre les autonomies officielles, affichées à 635 km d’autonomie WLTP pour la grosse batterie et à 420 km pour celle de 60 kWh. Renault annonce 370 km d’autonomie sur autoroute. La recharge n’a pas non plus été testée, les trois essais se contentant de rappeler que la charge AC monte à 7 kW de série et 22 kW en option, tandis que la charge rapide DC est annoncée à 130 kW max pour la batterie de 60 kWh et à 150 kW pour celle de 87 kWh.

Renault annonce, de son côté, une recharge de 30 minutes pour 2h d’autoroute, avec la version à grande autonomie.

Bilan : trois bons avant-goûts

Autocar est le seul à sortir un score : avec 4/5, le magazine anglais conclu que le Scénic « n’innove pas particulièrement, mais mérite d’être un choix populaire », saluant « la conduite plaisante » tout en regrettant qu’il n’ait pas « la praticité d’un vrai monospace ». L’Automobile Magazine est plus conciliant, confirmant « qu’il n’a rien perdu des atouts de la Mégane E-tech (dynamisme, confort, connectivité…), tout en y ajoutant « le pragmatisme attendu d’une familiale ».

Renault Scénic E-Tech // Source : Renault

Quant à Caradisiac, il se focalise sur les prestations dynamiques du Scénic et souligne la neutralité du comportement : « tous les curseurs sont placés au centre, sans parti pris ». Un choix qui rappelle la Volkswagen Golf au journaliste, dans sa manière d’être bonne partout, sans briller nulle part. Quant à nous, nous devrions pouvoir en prendre le volant un peu avant le lancement officiel. On vous tiendra au courant !

Prix et disponibilité

La Renault Scénic E-Tech devrait être disponible à partir d’environ 40 000 euros avec sa « petite » batterie contre environ 45 000 euros pour la « grande batterie ». Il y aura différentes finitions qui feront bien évidemment grimper ses prix. Les premières livraisons interviendront au printemps 2024.


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