Pour casser le prix de ses voitures électriques, Renault ouvre un deuxième pôle de recherche en Chine

 
Après celui de Shanghai, Renault annonce l’ouverture d’un second centre de R&D en Chine. Situé à Hangzhou, celui-ci permettra de concevoir encore plus efficacement ses futures voitures électriques.
Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

Il fut un temps où les constructeurs automobiles chinois avaient tendance à copier les marques européennes. Mais au fil des années, la tendance s’est inversée, à mesure que la Chine progressait à une vitesse folle. Désormais, ce sont les entreprises du Vieux Continent qui doivent se méfier, et surtout, qui s’inspirent de ce qui se fait dans l’Empire du Milieu. Car là-bas, la conception d’une nouvelle auto est bien plus rapide, et surtout nettement moins chère. On parle ici d’une différence de 40 % environ, ce qui est énorme.

Désormais, les marques européennes font appel à des experts chinois pour les aider dans la conception de leurs autos. Certains signent des partenariats, comme Volkswagen avec Xpeng, quand d’autres s’implantent directement en Asie.

C’est le cas de Renault, qui a ouvert dès 2024 un centre de recherche et développement à Shanghai, baptisé ACDC (Advanced China Development Center). Celui-ci a notamment été chargé de développer la nouvelle Twingo. Mais voilà que le constructeur au losange veut désormais aller encore plus loin.

Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

Renault a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau de R&D en Chine, comme l’a rapporté China Daily. Celui-ci sera installé à Hangzhou, dans la province du Zhejiang. Mais quel est le but de ce nouveau bureau ? Ce nouveau bureau devrait se concentrer sur « le développement de logiciels, l’intelligence artificielle et les technologies d’expérience utilisateur ». En parallèle, le site de Shanghai reste spécialisé dans « l’intégration matérielle, les systèmes de transmission et l’ingénierie complète des véhicules ».

De très grandes ambitions pour Renault

Les deux sites chinois seront complémentaires, avec un but : « combiner les capacités logicielles et matérielles afin de soutenir les programmes mondiaux de véhicules de Renault ». Mais quelles voitures seront développées dans ces deux centres ? Pour le moment, aucun modèle précis n’a été confirmé.

Renault précise toutefois que ces centres travailleront sur des voitures vendues dans le monde entier. Ainsi, le média chinois explique que les prochaines citadines de segment A du groupe seront conçues dans l’Empire du Milieu.

Dacia Spring 2 // Source : Dacia

Ce sera notamment le cas des petites autos signées Dacia et Nissan, qui seront basées sur la nouvelle Twingo. Quoi qu’il en soit, l’objectif de cette implantation en Chine est avant tout de réduire le temps nécessaire au développement. Renault rappelle ainsi que sa citadine, que nous avions essayée, a été développée en seulement 21 mois, en partie grâce à ses partenaires chinois. La firme souligne également une « amélioration de l’efficacité et de la coordination en matière d’ingénierie » grâce à ses centres de R&D.

Cette baisse des délais a un objectif chiffré : Renault, via sa filiale électrique Ampere, vise une réduction de 40 % des coûts de production de ses voitures électriques d’ici 2028, sans rogner sur ses marges.

Gamme Renault électrique // Source : Renault

Par ailleurs, l’entreprise indique qu’ACDC devrait s’appuyer encore plus sur le savoir-faire de la Chine en ce qui concerne l’électrification, mais aussi l’intelligence artificielle et les logiciels. Le tout alors que Renault croit notamment aux SDV (software-defined vehicles). En parallèle, la firme au losange a récemment annoncé la suppression de 800 postes d’ingénieurs en France d’ici à 2027, sans doute au profit de sa stratégie tournée vers la Chine.


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