Pourquoi le Galaxy S26 Ultra est un bon PC qui s’ignore

DeXceptionnel

 
On a souvent rangé Samsung DeX dans la catégorie des gadgets « sympas mais inutiles ». Mais avec le nouveau Galaxy S26 Ultra et son Snapdragon 8 Elite, il faut revoir ce préjugé.
Crédits : ETA Prime

On nous refait le coup chaque année : « votre smartphone est aussi puissant qu’un PC ». Il faut dire qu’Apple nous a sorti une puce d’ancien iPhone dans un Mac, c’est le MacBook Neo, et le résultat est bon.

Mais généralement, on fait quelques tests, et on finit par retourner sur son MacBook ou son XPS parce que l’expérience est, disons-le, un peu bancale pour être aussi productif que sur un ordinateur. Sauf qu’avec le Galaxy S26 Ultra, Samsung a décidé d’arrêter de jouer.

La vidéo d’ETA Prime que vous voyez ici montre un Galaxy S26 Ultra qui ne transpire même pas en affichant un bureau complet en haute définition.

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Le constructeur coréen a intégré une puce Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 qui n’a plus rien de « mobile » dans son comportement. On parle d’un processeur dont les cœurs grimpent à 4,74 GHz. Couplé au mode DeX, ce surplus de puissance transforme l’interface Android en un véritable OS de bureau fluide, capable de gérer la 4K sans transpirer.

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DeX en 4K : l’interface qui ne rigole plus

Première étape : brancher l’appareil. En USB-C vers HDMI, l’expérience est immédiate. Une fois branché à un écran via un adaptateur USB-C vers HDMI, le smartphone bascule sur une interface de bureau classique, avec fenêtres redimensionnables, barre des tâches et gestion du clavier-souris. Mais par défaut, Samsung bride encore un peu la définition.

Le secret pour libérer la bête ? L’application Good Lock et le module Multistar, disponibles sur le Galaxy Store. Une fois l’option activée, on débloque enfin la 4K (3840 x 2160 pixels). Sur un écran PC de 27 ou 32 pouces, la différence de densité est flagrante. Ce n’est plus une interface de smartphone étirée, c’est un bureau propre.

Crédits : ETA Prime

Le multitâche suit le mouvement. On peut ouvrir Chrome, un traitement de texte et une calculatrice, les redimensionner et les « snapper » sur les bords de l’écran comme sur Windows. La gestion des fenêtres est devenue bien plus simple. Pour de la bureautique classique, de la retouche photo ou même du montage vidéo léger sous Adobe Rush, c’est d’une bonne fluidité. On n’est plus sur de la bureautique de mini PC pas cher, mais sur une machine de productivité réelle.

Le délire de l’émulation PC sur ARM

ETA Prime a poussé le test un peu plus loin avec du jeu vidéo. On ne parle pas ici de jeux Android, ni de GeForce Now, mais d’émulation pure. Grâce à des outils comme GameHub, le Galaxy S26 Ultra est capable de faire tourner des jeux Windows nativement.

Crédits : ETA Prime

Voir The Witcher 3 s’afficher à 60 ips en réglages moyens sur un smartphone, c’est quand même étonnant. C’est du calcul en temps réel, sur une puce ARM, sans streaming ni cloud.

Crédits : ETA Prime

Le plus impressionnant reste Cyberpunk 2077. Certes, il faut se contenter de réglages bas en 720p pour maintenir environ 30 images par seconde, et le téléphone finit par chauffer sérieusement. Mais le simple fait que cela soit jouable est une belle performance.

Crédits : ETA Prime

Pour les amateurs de rétro-gaming, c’est encore plus simple : la PlayStation 2 et la GameCube tournent en définition 4x (soit environ du 1440p) sans le moindre ralentissement. Le Snapdragon 8 Elite dévore littéralement ces catalogues.

L’Adreno 840 fait un travail remarquable. Sur des émulateurs plus classiques comme Dolphin (GameCube/Wii) ou NetherSX2 (PS2), l’appareil se promène. Le Snapdragon 8 Elite ne semble jamais vraiment à bout de souffle, même sur des titres réputés compliqués comme God of War 2.

Côté productivité, le constat est le même. Le multitâche ne souffre d’aucun ralentissement. Vous pouvez avoir Chrome avec une dizaine d’onglets, un montage vidéo sur Adobe Rush et Spotify en fond sans que l’interface ne bégaye. Le passage de 12 à 16 Go de RAM selon les versions prend ici tout son sens pour ceux qui veulent vraiment bosser sur leur dock.

Crédits : ETA Prime

Alors, tout n’est pas rose. Le principal ennemi du S26 Ultra reste la chaleur. Faire tourner des jeux PC sur une puce ARM dans un châssis aussi fin finit inévitablement par créer du throttling. En clair, le processeur réduit sa vitesse pour ne pas fondre. ETA Prime le mentionne d’ailleurs : pour des sessions longues sur Cyberpunk, un ventilateur externe n’est pas une option, c’est une nécessité.

Il y a aussi la question logicielle. Si DeX progresse, Android reste Android. Certaines applications ne sont toujours pas optimisées pour le clic droit ou le redimensionnement sauvage des fenêtres. On sent que le matériel a pris une avance folle sur le logiciel. Samsung fait des efforts, mais il manque encore ce « petit plus » pour que l’on oublie totalement Windows ou macOS.

Ce Galaxy S26 Ultra ne remplacera pas la tour d’un monteur pro ou d’un gamer, mais pour 90 % des usages quotidiens, la question de l’utilité d’un PC commence sérieusement à se poser.


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