PS5 : face à l’explosion du prix de la mémoire, Sony veut vous faire dépenser plus d’argent

 
Même si PlayStation 5 continue de se vendre par palettes, Sony doit faire face à un ennemi invisible mais redoutable : la flambée des prix de la mémoire. Pour compenser ces coûts de fabrication qui grimpent, le constructeur japonais a une stratégie bien rodée. Plutôt que de toucher au prix de la console, l’objectif est désormais de vous faire consommer plus de jeux et de services.

Les résultats financiers tombés le 5 février 2026 sont paradoxaux pour Sony. D’un côté, la firme peut sortir le champagne : la PlayStation 5 a franchi le cap symbolique des 92,2 millions d’unités vendues depuis son lancement. Un score impressionnant qui confirme la domination de la machine sur cette génération. Mais de l’autre côté, l’ambiance est plus studieuse au siège de Tokyo. Le directeur financier, Lin Tao, a profité de la présentation des résultats du troisième trimestre fiscal 2025 pour tirer la sonnette d’alarme sur un sujet critique : l’approvisionnement en mémoire.

Les composants coûtent cher, de plus en plus cher. Si Sony assure avoir sécurisé le strict minimum pour assurer les stocks de la fin d’année fiscale, la négociation avec les fournisseurs va être rude pour la suite. Face à cette inflation des coûts de production, l’équation est complexe. Comment maintenir la rentabilité sans (encore) augmenter le prix de la machine ? La réponse de Lin Tao est limpide : il faut « minimiser l’impact » en se concentrant sur la monétisation du parc installé. En clair : une fois la console dans votre salon, Sony veut que vous dépensiez plus en logiciels et en abonnements.

Le tout-numérique et Ghost of Yōtei à la rescousse

Cette transition vers un modèle économique plus dépendant du « software » que du « hardware » est déjà bien entamée, et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur le dernier trimestre, les ventes de jeux (PS4 et PS5 confondues) ont atteint 97,2 millions d’unités, soit une hausse de 1,3 million par rapport à l’année précédente. Mais la statistique la plus marquante reste la part du dématérialisé : 76 % des ventes se font désormais via téléchargement numérique. Le disque physique devient doucement, mais sûrement, un objet de collection.

Pour alimenter cette machine à cash, Sony compte sur ses productions maison. Le lancement réussi de Ghost of Yōtei en est la preuve parfaite. Avec 3,3 millions de copies écoulées, le titre a apporté une « contribution significative » aux résultats financiers, prouvant que les exclusivités solos restent le nerf de la guerre pour attirer les joueurs. Parallèlement, le PlayStation Network continue de grossir, affichant désormais 132 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

Cette stratégie du « service avant tout » s’illustre aussi par des manœuvres tarifaires intéressantes au Japon. Fin 2025, pour relancer la machine après les hausses de prix brutales de 2024, Sony a lancé une « Digital Edition » exclusive à l’archipel nippon pour environ 300 euros (55 000 yens). L’objectif ? Baisser la barrière à l’entrée pour capter de nouveaux utilisateurs, quitte à rogner sur la marge matérielle, pour les rattraper ensuite sur les services.


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