Vous pourriez goûter à la conduite autonome de Tesla… sans même rouler en Tesla

 

Elon Musk laisse la porte ouverte aux autres constructeurs automobiles et serait prêt à commercialiser son système de conduite autonome, a-t-il suggéré durant le Tesla AI Day.

L’intérieur de la Tesla Model S

L’intérieur de la Tesla Model S // Source : Tesla

C’était une information passée inaperçue, qui revêt pourtant d’une certaine importance. Et si le système de conduite autonome de Tesla entamait un processus de commercialisation envers les autres fabricants de voitures ? Elon Musk ne ferme clairement pas la porte, et semble même enclin à franchir le cap, motivé par les futures retombées financières.

Musk prône l’ouverture

Petite piqûre de rappel : jeudi 19 août 2021, le groupe californien a tenu sa toute première conférence AI Day, dédiée, comme son nom l’indique, à l’intelligence artificielle. De par sa nature, l’une des annonces s’est accaparé les projecteurs médiatiques : le fameux robot humanoïde propulsé par l’IA de l’entreprise.

Source : Taneli Lahtinen via Unsplash

Source : Taneli Lahtinen via Unsplash

Durant cet événement, il fut également question d’un tout nouvel ordinateur taillé pour la conduite autonome et attendu sur le futur Cybertruck. Mais surtout, le patron de SpaceX a été interrogé sur une potentielle ouverture du système de conduite autonome à d’autres constructeurs automobiles, comme le souligne Autocar.

M. Musk a répondu : « Et bien, fondamentalement, c’est extrêmement onéreux de développer le système, donc d’une manière ou d’une autre, un retour financier doit avoir lieu. À moins que les gens ne veuillent travailler gratuitement », débute-t-il en évoquant les coûteuses dépenses de ce travail de longue durée.

Une déclaration explicite

L’intéressé poursuit : « Mais je dois dire que si d’autres constructeurs veulent l’obtenir et l’utiliser dans leurs voitures, ce serait cool. Le système n’est pas destiné à être cantonné aux voitures Tesla ». Ici, difficile de faire plus clair : Elon Musk est prêt à vendre son système sous forme de licence à la concurrence.

En revanche, on ne sait pas s’il est ici question de l’Autopilot, disponible de série sur toutes les Tesla, ou des fonctionnalités liées à la « Capacité de conduite entièrement autonome », système beaucoup plus poussé et performant. Il devrait probablement s’agir de la seconde option, puisque les fonctions issues de l’Autopilot ne sont pas exclusives à Tesla.

Vous pourriez goûter à la conduite autonome de Tesla… sans même rouler en Tesla

Pour les autres fabricants, plusieurs avantages ressortent de cette potentielle ouverture, rappelle Autocar. Selon le prix de la licence, des économies de coût en matière de recherche et de développement dans le domaine de la conduite autonome pourraient avoir lieu. En plus du temps gagné.

Un paramètre technique à prendre en compte

Les groupes auraient alors affaire à une solution « clé en main » qui apporterait des fonctionnalités de conduite autonome relativement avancées et fiables. En revanche, une condition sine qua non doit être respectée pour en profiter : posséder autant de capteurs et de caméras qu’une Tesla, l’une des pierres angulaires du système. Et ça, c’est encore une autre histoire.

Force est de constater que Tesla embrasse petit à petit une nouvelle philosophie prônant l’ouverture : outre l’Autopilot, la firme d’outre-Atlantique va d’ici la fin de l’année donner accès à ses Superchargeurs aux autres entreprises construisant des voitures électriques.

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