Une voiture électrique sans permis ? Non, une énième concurrente ultra abordable de la Dacia Spring

 

La firme chinoise Chery dévoile la nouvelle version de son eQ1 (Ant), une citadine électrique à très bas prix qui pourrait faire son arrivée en Europe. Ainsi, elle rivalisera avec la Dacia Spring, avec un ticket d'entrée sous les 10 000 euros.

Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende parler d’une marque chinoise. Et pour cause, celles-ci sont de plus en plus présentes sur le marché, et surtout, elles montent très fortement en puissance. À tel point que leur évolution inquiète les spécialistes mais également les constructeurs, comme Tesla qui a opéré une incroyable baisse de ses prix il y a quelques semaines. Bien sûr, on pense à MG, qui étoffe la gamme de sa compacte MG4, mais ce n’est pas la seule marque à vouloir se développer chez nous.

Une nouvelle version

C’est également le cas de Nio, BYD ou encore Xpeng, pour ne citer qu’elles. Mais voilà qu’une autre va également tenter de leur faire de l’ombre, ainsi qu’aux constructeurs traditionnels. Il s’agit de Chery, qui a dévoilé en 2017 son Omoda 5, un grand SUV sept places conçu pour l’Europe. Depuis, plus de nouvelles alors que son arrivée serait prévue pour cette année selon le site Top Electric SUV.

Mais la firme continue son chemin et vient de lever le voile sur une nouvelle création, qui adopte un tout autre positionnement. À vrai dire, il ne s’agit pas d’un nouveau modèle à proprement parler mais d’une petite update d’une voiture déjà existante, l’eQ1. Il s’agit alors d’une petite citadine, commercialisée en Chine depuis 2016 et qui n’est pas du tout sortie du pays pour l’instant.

Affichant une longueur de seulement 3,20 mètres pour 1,67 mètre de large et 1,55 mètre de haut, cette adorable petite auto rivalise alors frontalement avec deux nouvelles venues : la Baic Jiabao et la Geometry Panda Mini. Certains pourraient également lui trouver une petite ressemblance avec la Toyota IQ, au niveau de la partie arrière. Selon le site It Home, elle est habillée d’une carrosserie intégralement réalisée en aluminium, qui devrait lui permettre d’afficher un poids contenu.

La voiture dispose de deux portes et peut accueillir jusqu’à quatre personnes à son bord. Le poste de conduite de cette nouvelle mouture n’évolue quant à lui pas d’un iota et reste identique à celui de la version renouvelée en 2021. Nous retrouvons alors un écran tactile de 10,1 pouces en position verticale comme chez Volvo ou Renault. La marque ne précise pas s’il est compatible avec Apple CarPlay ou Android Auto.

Jusqu’à 408 kilomètres d’autonomie

Le conducteur et son passager peuvent alors profiter de sièges électriques en cuir ainsi que de la recharge pour smartphone par induction, tandis que la dotation est plutôt sommaire. Mais ce qui nous intéresse, c’est surtout ce qui se cache sous le capot de la citadine, qui devrait rivaliser avec la Dacia Spring si elle finit par arriver jusqu’à chez nous. Ainsi, elle se décline en trois tailles de batteries, à savoir 28,8, 29,2 et 40,6 kWh, offant une autonomie oscillant entre 251 et 408 kilomètres d’autonomie selon le site officiel.

Une donnée à prendre avec des pincettes puisqu’elle se base sur le cycle d’homologation chinois CLTC, bien moins strict que notre WLTP. Il faudra alors plutôt tabler sur 213 à 346 kilomètres chez nous. Pour comparaison, la Dacia Spring embarque une batterie de 27,4 kWh, lui permettant de parcourir jusqu’à 230 kilomètres en une seule charge. Sa puissance varie entre 33 kW et 48 kW (soit 44 et 65 chevaux) dans sa nouvelle version Extreme, contre 30 et 50 kW (environ 40 et 68 chevaux) pour l’eQ1.

Celle-ci est alors compatible avec la charge rapide, dont la puissance n’a pas été communiquée, lui permettant de passer de 30 à 80 % en 40 minutes. Pour mémoire, la Spring peut encaisser jusqu’à 30 kW en courant continu pour se recharger, et réalise l’exercice en environ 30 minutes. Cette nouvelle arrivante se distingue surtout par son prix, à partir de 69 999 yuans, soit environ 9 618 euros. La citadine low-cost de Dacia débute quant à elle à partir de 20 800 euros.

Ainsi, la Chery eQ1 serait éligible au bonus écologique si elle était commercialisée chez nous, sauf si le gouvernement ne décidait de le réserver uniquement aux modèles fabriqués en Europe. Mais attention, rappelons que le prix des voitures électriques chinoises est bien plus élevé une fois qu’elles sont exportées en Europe.

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