V-Locker dépose le bilan : ses tours automatiques pour sécuriser son vélo électrique sont à l’arrêt

 
V-Locker, start-up suisse qui conçoit des systèmes de stationnement sécurisé pour vélos et vélos électriques, a déposé le bilan. Ses installations, réservables via une application, ne sont plus assurées.
V-Locker
Source : V-Locker

Le 13 juillet 2026, le conseil d’administration de V-Locker AG a annoncé son surendettement auprès du tribunal compétent et déposé son bilan. C’est maintenant à ce tribunal de décider s’il ouvre, ou non, une procédure de faillite. En attendant, l’entreprise basée à Dübendorf, près de Zurich, se dit hors d’état d’assurer le moindre service ou de contracter de nouvelles obligations.

Un projet pourtant prometteur

Le principe reposait sur des systèmes de stationnement sécurisé pour vélos et vélos électriques. Chaque espace occupe environ 4,5 mètres carrés au sol et fonctionne comme un ascenseur rotatif, capable d’accueillir jusqu’à 20 vélos.

V-Locker
Source : V-Locker

L’usager réservait alors son box via une application, puis y déposait son vélo pour le protéger du vol et des intempéries. Des V-Locker ont vu le jour dans plusieurs gares suisses et allemandes, en partenariat notamment avec les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et des villes allemandes comme Bonn.

Ce qui s’arrête pour les usagers

Dans les faits, l’exploitation et la maintenance des installations, le support, les réparations et les projets en cours sont tous suspendus.

Sur son site, V-Locker prévient aussi ses partenaires : « Les fournisseurs et les prestataires de services sont priés de ne plus fournir de services ou de livraisons à V-Locker AG sans une commande écrite explicite. » Côté clients, l’entreprise reconnaît être « actuellement dans l’incapacité de fournir des informations définitives concernant les opérations futures, les relations contractuelles existantes, les factures impayées ou les réclamations déposées ».

Les prochaines étapes seront publiées dans la Feuille officielle suisse du commerce une fois que le tribunal aura statué. Pour ceux qui avaient un abonnement ou une facture en cours, mieux vaut ne pas trop espérer : en cas de faillite, la Fédération romande des consommateurs rappelle que ces clients figurent parmi les créanciers de troisième classe, remboursés après les salaires et les assurances sociales. Le plus urgent reste donc de récupérer ses affaires tant que l’accès aux box tient encore.


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