On a essayé le moteur à boîte semi-automatique Intradrive GD8 : un moteur parfait pour les VTT électriques ?

 
L’Intradrive GD8 fait l’objet d’une première prise en main à l’occasion de l’Eurobike, de quoi apprécier la réactivité de la boîte semi-automatique intégrée, adaptée aux VTTAE.
Intradrive GD8 test moteur boîte vélo Eurobike 2026
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Les moteurs à boîte intégrée se multiplient dans le vélo électrique. Après le pionnier Valeo Cyclee, rejoint par Owuru sur les Decathlon (avec sa déclinaison VTT), le Pinion MGU, les Niche Go ou encore Avinox MG, c’est cette fois-ci Intradrive qui se profile à l’horizon.

Cette entreprise écossaise développe depuis plusieurs années le GD8, un moteur central qui inclut une boîte à 8 vitesses. Nous l’avons enfin testé sur la piste d’essai du salon allemand Eurobike à Francfort, pour vous livrer de premières impressions.

Des passages électroniques rapides

L’Intradrive GD8 surprend déjà au premier regard, de par sa compacité. Il s’intègre parfaitement au prototype de VTT Alutech E-Fanes que nous avons pu essayer, se logeant même dans un espace prévu pour le Shimano EP8 (sans boîte), de quoi faciliter l’adaptation des fabricants.

Par contre, la densité de composants est supérieure, notamment via un bobinage cuivre très compact avec l’emploi d’acier. Cela augmente le poids du système à 4,5 kg, contre environ 3 kg pour un moteur classique.

Intradrive GD8 test vélo électrique Alutech E-Fanes Eurobike 2026
Le prototype de VTTAE Alutech E-Fanes. // Source : M. Lauraux pour Frandroid

Pour comprendre comment réagit le GD8, quoi de mieux que de se lancer directement au guidon ? La transmission est certes intégrée, mais pas encore automatique. Elle est séquentielle, puisque l’on doit pousser les petits boutons de la commande électronique (provisoire) pour grimper les 8 rapports.

Nul besoin de démarrer en première vitesse, la troisième ou la quatrième suffit sur le plat, car la puissance est généreuse avec 700 W en pic (et toujours 250 W en nominal pour être en règle). L’avantage de cette transmission est de pouvoir passer les vitesses autant en pédalant qu’à l’arrêt, ce qui facilite l’utilisation tout-terrain.

Intradrive GD8 test conduite montée
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Les passages de vitesse sont très rapides dans le mode maximal Boost, avec un petit bruit mécanique (qui diffère selon la vitesse), tandis que la descente de rapport est automatique – comme les précédentes versions du Pinion MGU semi-auto ou sur le moyeu 3×3 – lorsque l’on décélère fortement ou lors de l’arrêt (mais pas en arrêtant de pédaler ni en faible décélération). Là aussi, un petit bruit est présent avec la descente de rapport, mais de façon très rapide pour pouvoir redémarrer au quart de tour. Sachez que le rétrogradage reste possible manuellement.

Un moteur-boîte vif, légèrement bruyant

Le moteur-boîte Intradrive est vigoureux sur les démarrages et les relances, avec un petit effet coup de pied qui convient bien au tempérament du tout-terrain pris en main. Il n’est certes pas aussi performant que l’Avinox M2S (150 Nm, 1 500 W), ou le Bosch CX (120 Nm, 750 W), mais suffisant pour une large plage de pratique modérée.

Il génère aussi un bruit assez marqué de fonctionnement, davantage que les autres moteurs vélo à boîte intégrée (hors Valeo) que nous avons déjà pu essayer. La firme d’Edimbourg précise travailler sur cet aspect, sans toutefois promettre un gain en dB.

Signalons que nous sommes en présence d’une chaîne, bruyante par rapport à la courroie. Celle-ci est également compatible avec le GD8, notamment sur un premier VTTAE Alutech (marque allemande qui mise aussi sur du Bosch et le nouveau moteur boîte Gobao X1P commun à Hepha).

Une version finale de l’Intradrive GD8 en 2027

Le prototype de vélo est encore loin de l’écosystème final que propose Intradrive. La commande relativement spartiate au guidon sera notamment différente dans le package final prévu en 2027. L’écran est toutefois moderne, avec la vitesse, tout comme le chiffre du rapport engagé, entourés d’autres informations bien lisibles (niveau batterie en pourcentage, kilométrage, mode).

Intradrive GD8 test moteur boîte VTTAE
Source : M. Lauraux pour Frandroid

En parallèle, on apprécie l’engagement de l’entreprise, qui source ses composants en Europe, et sélectionne des fournisseurs produisant de façon la plus propre possible (énergie renouvelable notamment). De plus, Intradrive promet une durabilité exemplaire de 10 ans en utilisation régulière.

On attend ainsi de pied ferme l’année prochaine pour tester la version définitive de l’Intradrive GD8 sur un premier vélo électrique de série. Il se frottera ainsi aux autres moteurs-boîte, que nous aurons à cœur de comparer à la solution écossaise.

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