Ni lithium, ni cobalt : tout savoir sur la batterie au sel qui équipera certaines voitures dès 2026

 
Selon le géant chinois CATL, les batteries au sodium (au sel, sans lithium) devraient se développer à grande échelle à partir de 2026. Et tout particulièrement le cas dans le secteur des voitures électriques.
Batterie au sodium CATL, pour illustration

La batterie est un élément particulièrement important sur les voitures électriques. Et pour cause, c’est elle qui détermine l’autonomie, mais également le prix. Car il faut savoir que cette pièce peut représenter jusqu’à 40 % du coût total d’un VE. Mais ce n’est pas tout.

Une technologie en plein développement

En effet, l’accumulateur est aussi garant de la vitesse de charge du véhicule et de la puissance qu’il peut délivrer. Bref, il revêt une importance capitale, mais parfois insoupçonnée.

A l’heure actuelle, il existe deux technologies principales : le LFP (lithium – fer – phosphate, sans cobalt) et le NMC (nickel – manganèse – cobalt). Mais les équipementiers continuent de travailler à la conception de nouvelles alternatives. Et parmi eux, citons notamment la batterie au sodium, au sel. Encore au stade de développement, cette alternative pourrait bientôt être partout.

C’est ce qu’estime le géant chinois du secteur, CATL. La firme, qui affiche une part de marché de 40 % à l’heure actuelle, travaille sur cette chimie et croit en son essor rapide. Relayée par le site Car News China, elle estime que cette dernière sera déployée à grande échelle dans plusieurs secteurs dès 2026.

Et bonne nouvelle, l’automobile en fait partie, que ce soit pour les véhicules particuliers comme les utilitaires. Ce n’est pas tout, car on peut aussi citer le stockage stationnaire, un domaine auquel Ford croit aussi beaucoup.

Batterie au sodium CATL, pour illustration

Si CATL travaille depuis de nombreuses années sur cette technologie sans lithium, la firme prévoit enfin une arrivée sur le marché en 2026. Actuellement, cette dernière est déjà utilisée pour le stockage d’énergie et les voitures électriques à faible autonomie. Mais cela devrait donc changer, selon les prévisions. Les experts tablent en effet sur une croissance substantielle du marché des batteries sodium-ion jusqu’en 2030. Et cela devrait être en grande partie grâce au géant chinois, qui a fortement progressé dans le domaine.

C’est pour mémoire en avril 2025 que ce dernier avait annoncé le lancement de sa marque dédiée, Naxtra. Et il avait indiqué que la production à grande échelle avait déjà démarré. Depuis, l’équipementier n’a cessé d’apporter des améliorations à sa technologie. Ainsi, la nouvelle génération est en mesure de dépasser les 500 kilomètres d’autonomie. Celle-ci serait prête pour une production en grande série dès 2026. Et bonne nouvelle, la technologie de CATL a obtenu la certification GB 38031-2025, ce qui n’est pas anodin.

De réels avantages

Pour mémoire, cette dernière garantit que les batteries des voitures électriques ne puissent pas exploser ni prendre feu. Et ce que que soit en cas de défaillance interne ou après un accident. Cette réglementation entrera officiellement en vigueur à partir de juillet 2026. Mais la technologie au sodium possède de nombreux autres atouts. D’abord, CATL indique que cette dernière est particulièrement efficace en cas de températures basses. Car on sait que le froid fait fortement chuter l’autonomie et ralentit la recharge, comme nous l’avons expliqué.

La batterie de l’entreprise chinoise peut fonctionner dans une plage qui s’étend de -40 à 70 degrés. De plus, elle possède une grande durée de vie et son coût de production est plus faible qu’un pack LFP ou NMC. Ce qui profitera évidemment au prix des voitures électriques qui en seront équipées. Par ailleurs, cette technologie permet de réduire la dépendance de l’industrie automobile au lithium, même si les gisements restent encore très nombreux. Cependant, tout n’est pas parfait non plus.

CATL

Car cette alternative affiche une densité énergétique encore assez faible, qui tourne autour des 175 Wh/kg. Un chiffre quasiment identique à celui d’une batterie LFP et nettement inférieur au NMC. Cela signifie que pour une même autonomie, un pack sodium-ion sera plus gros. Il prend donc plus de place et pèse plus lourd, ce qui nuit à la consommation. Toutefois, cet inconvénient est compensé par une capacité de charge plus rapide, tout comme la décharge.


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