
Même si l’Europe a revu sa feuille de route pour 2035, les constructeurs automobiles vont tout de même devoir électrifier massivement leur catalogue. Ford ne fait pas exception, puisque la firme y travaille déjà depuis un petit bout de temps. Elle propose ainsi une gamme européenne bien remplie, du Puma Gen-Eà l’Explorer, en passant par le Mustang Mach-E, entre autres.
Et ce n’est pas tout, car la marque américaine a d’autres projets dans les tuyaux. Notamment le lancement de deux citadines électriques sur la base technique de la Renault 5 E-Tech, dans le cadre d’un partenariat conclu entre les deux constructeurs.
Un nouveau projet d’envergure
Mais ce n’est pas tout. Car la firme à l’ovale bleu avait aussi noué une alliance avec le géant chinois des batteries, CATL. Annoncée en 2023, cette dernière a pour but de construire une usine aux États-Unis, afin d’y produire des packs LFP (lithium – fer – phosphate).
Et voilà que Ford va accroître encore son partenariat avec le leader mondial, d’après une information du média américain Bloomberg. Mais contrairement à ce que l’on pense, l’objectif ici ne sera pas de fabriquer encore plus de batteries pour les voitures électriques du constructeur. Et pour cause : ce dernier a revu à la baisse ses ambitions dans ce domaine, avec une immense volte-face de 19,5 milliards de dollars aux US, en parallèle de l’abandon de l’objectif de ne vendre que des VE d’ici à 2030 en Europe.

Mais quel est le but de Ford avec ce nouveau partenariat ? En fait, l’idée sera plutôt de miser sur la production de batteries stationnaires dédiées au stockage d’énergie. Celles-ci ne seront donc pas installées dans des véhicules, mais elles seront destinées aux entreprises, visant notamment les data centers. Dans le cadre de son accord avec CATL, la marque va produire des batteries à grande échelle dans cet objectif.
Une évolution logique et naturelle selon le constructeur, comme le confirme Lisa Drake, vice-présidente des programmes de plateformes technologiques et des systèmes de véhicules électriques. Et ce alors que la demande mondiale de batteries pour les voitures électriques est moins haute qu’espéré au niveau mondial, au contraire des batteries stationnaires qui devraient augmenter au fil des années. Et Ford ne compte pas louper le coche, d’autant plus que la firme espère bénéficier des crédits d’impôts proposés par le gouvernement américain.
Une production aux États-Unis
Pour la marque, cette nouvelle stratégie est d’autant plus importante que son projet d’usine de batteries pour voitures électriques s’est heurté à certaines difficultés. Le gouverneur de Virginie avait en effet rejeté sa demande, en raison de son partenariat avec une entreprise chinoise.
C’est donc dans le Kentucky que la marque va construire son usine avec l’équipementier pour le stockage stationnaire ; une autre usine de batteries, dans le Michigan, fabriquera des batteries pour les futures voitures électriques de Ford. Dans les deux cas, la chimie LFP sera utilisée. Cette technologie est la plus plébiscitée actuellement dans ce domaine.

Et Ford montre une grande confiance dans ce projet, affirmant que « notre modèle économique est pleinement conforme à toutes les exigences légales et s’inscrit dans la politique de l’administration visant à promouvoir l’indépendance énergétique des États-Unis ». La firme est consciente qu’elle reste en retard par rapport aux entreprises chinoises, comme elle l’avait déjà constaté avec les voitures.
C’est ce qu’a confirmé Jim Farley, le patron de Ford. « Il nous aurait probablement fallu une décennie pour rattraper notre retard et développer nous-mêmes la technologie LFP grâce à notre propre département de recherche et développement ». C’est pour cela qu’il préfère s’appuyer sur l’expertise de CATL, au moins dans un premier temps. Car il estime qu’il « est possible que cela aboutisse à un domaine où l’on apprend à Ford à faire quelque chose qu’elle pourra finalement très bien faire ».
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