Tesla, Renault, Peugeot : voici les 10 voitures électriques avec le plus d’autonomie éligibles au futur bonus de 5 700 €

 
Contrairement aux idées reçues, il est possible de trouver une voiture électrique à grande autonomie affichée sous les 47 000 euros, ce qui la rend éligible au bonus écologique. Voici notre sélection des dix meilleurs modèles.

Dans le petit monde très agité de la voiture électrique, les choses vont vite, très vite même. Alors que le gouvernement compte faire des économies pour 2026, on pensait que le bonus écologique allait être l’une des premières victimes.

Que nenni finalement, puisque celui-ci a été confirmé il y a quelques semaines, et même augmenté. Les aides pourront atteindre 5 700 euros pour les ménages précaires, 4 700 euros pour les ménages modestes non précaires et 3 500 euros pour les autres ménages, avec un surbonus pour les véhicules dont la batterie est produite en Europe qui pourrait atteindre 1 200 à 2 000 euros. Tout dépendra donc de votre revenu fiscal de référence.

En ce qui concerne les voitures concernées, rien ne change, la limite est toujours à 47 000 euros, et il faut que la voiture présente le bon éco-score. Et pour y parvenir, il n’y aura pas d’autres choix que ladite auto soit produite en Europe.

Tesla Model Y // Source : Tesla

Évidemment, les voitures les plus chères sont souvent celles avec le plus d’autonomie. Pourtant, en y regardant de plus près, on retrouve une bonne dizaine de modèles avec des autonomies très intéressantes et éligibles au bonus écologique en France. Nous vous avons sélectionné les dix voitures électriques avec la plus grande autonomie (dans un ordre croissant) et éligible aux aides gouvernementales en 2026.

Précisons tout de même qu’il existe des voitures dans ces gammes de prix avec plus d’autonomie, comme la Tesla Model 3 avec 750 km en une charge, mais qui ne sont pas éligibles au bonus écologique.

Skoda Enyaq : 580 km d’autonomie

On commence avec le Skoda Enyaq qui approche les 600 km d’autonomie ! C’est déjà beaucoup quand on sait que le « seuil d’acceptation » pour une voiture électrique est de l’ordre de 400 km.

Le SUV tchèque, cousin du Volkswagen ID.4, est l’un des meilleurs de son segment et dispose d’une présentation soignée avec une habitabilité correcte. Deux carrosseries existent : la version classique et l’Enyaq Coupé, avec une silhouette un peu plus dynamique.

Comme la plupart des modèles présentés dans ce classement, l’Enyaq dispose de plusieurs versions. Il n’y a plus qu’une seule batterie disponible, celle de 77 kWh, qui confère donc jusqu’à 580 km au véhicule, et seule la finition « Element 85 » permet de bénéficier du bonus avec un prix de départ de 46 400 euros, hors bonus donc. La finition « Clever 85 », juste au-dessus avec plus d’équipements, réclame 47 990 euros. Elle sort donc des critères du bonus, mais en négociant avec votre concessionnaire, nul doute qu’il puisse faire quelque chose pour que cette version soit éligible !

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Précisons également que le petit frère de l’Enyaq, l’Elroq, aurait aussi pu prétendre à une place dans ce classement. Moins cher et plus petit que l’Enyaq, il dispose de la même batterie lui permettant d’afficher une autonomie pouvant grimper jusqu’à 578 km WLTP.

Cupra Born : 593 km d’autonomie

On a tendance à l’oublier, mais cette cousine technique à la Volkswagen ID.3 affiche des caractéristiques intéressantes. En revanche, contrairement à l’Enyaq, la Cupra Born a encore le droit à deux batteries distinctes : 58, 77 et 79 kWh. Bonne nouvelle, celle de 79 kWh est accessible sous les 47 000 euros.

Il s’agit de la version « VZ » forte de 325 ch et avec une autonomie annoncée de 593 km WLTP. Elle est actuellement affichée à partir de 43 020 euros grâce à une remise de 3 500 euros sur le modèle jusqu’à la fin de l’année dixit le site Internet de la marque. En y incorporant le bonus, le prix peut à nouveau chuter et descendre sous les 40 000 euros !

Ford Explorer : 602 km d’autonomie

Si certaines gammes de véhicules sont plutôt simples, chez Ford, c’est tout l’inverse. Notre protagoniste est disponible avec trois capacités de batteries différentes : 79 kWh sur la version AWD, 77 kWh sur la version « Propulsion Extended Range » et 52 kWh en « Propulsion Standard Range ».

Il va donc falloir bien viser pour trouver le bon modèle éligible au bonus et avec la plus grande autonomie. Ça tombe bien, c’est le thème de notre sujet, et pour arriver à 602 km d’autonomie WLTP et être éligible au bonus, il faudra choisir un Ford Explorer en finition milieu de gamme « Select » (mais déjà rudement bien équipé) en version propulsion (RWD pour les intimes) avec la batterie « Extended Range » de 77 kWh. Le moteur électrique délivre une puissance convenable de 286 ch.

Ça ne vous rappelle rien ? Oui, ces chiffres sont proches d’un certain Volkswagen ID.4 et c’est normal, les deux autos partagent les mêmes dessous. Son prix démarre à partir de 42 900 euros.

Volkswagen ID.3 : 602 km d’autonomie

Qu’elle semble loin, la Volkswagen ID.3 des débuts lancés à la va-vite avec tout un tas de défauts. Cette version restylée, lancée depuis bientôt deux ans, est l’une des voitures électriques les plus abouties. La gamme a largement évolué depuis, mais elle reste globalement assez tentaculaire avec trois batteries : 52, 59, 77 et 79 kWh.

Pour dépasser les 600 km WLTP, il faut aller chercher la grosse batterie et, comble du luxe, la finition « GTX » forte de 286 ch. C’est la plus délurée de la gamme, même s’il existe une version « GTX Performance » de 326 ch, mais qui perd quelques kilomètres d’autonomie.

L’ID.3 GTX démarre à 46 990 euros, là encore pour bénéficier du bonus en France. Pas mal, d’autant plus que la version Performance n’y a pas le droit à cause d’un tarif 1 000 euros plus cher. Mais en faisant les yeux doux à votre concessionnaire, il y a sans doute moyen qu’elle entre dans le rang !

Pour ceux qui ont besoin de moins de puissance, les ID.3 « Pro S », avec la même batterie, sont moins chères (à partir de 42 990 euros hors bonus) et affichent des autonomies comprises entre 560 et 570 km.

Nissan Leaf : 622 km d’autonomie

Toute fraîchement arrivée sur le catalogue de Nissan, mais pas encore sur nos routes, la troisième génération de Leaf s’installe déjà dans ce classement.

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Deux batteries sont proposées : 52 et 75 kWh. C’est cette dernière qui nous intéresse, avec un tarif compris entre 40 300 et pile poil 47 000 euros pour la finition haut de gamme « Evolve » en France. Ce n’est évidemment pas le fruit du hasard.

Avec 622 km d’autonomie, cette Nissan Leaf s’inscrit parmi les meilleurs élèves de son segment, elle qui a profondément muté par rapport aux précédentes générations, puisqu’elle semble à mi-chemin entre une berline et un SUV, un peu comme la Citroën ë-C4. Souhaitons-lui une carrière un peu plus brillante !

Tesla Model Y : 622 km d’autonomie

Le Tesla Model Y est la seule voiture de la gamme à être fabriquée en Europe, c’est donc aussi la seule à bénéficier du bonus écologique ; la Model 3 étant fabriquée en Chine, elle échappe donc à l’aide gouvernementale.

Chez Tesla, comme toujours, la gamme est plutôt simple avec deux versions : « Standard » et « Grande Autonomie ». Avec 534 km d’autonomie, la première est un peu juste pour intégrer notre classement, malgré un prix de 39 990 euros hors bonus. En revanche, la version « Premium Grande Autonomie Propulsion » à 46 990 euros y a le droit, le tout avec 622 km.

Comme d’habitude, pas de puissance ni de capacité de batterie officielle chez Tesla, le constructeur refusant de communiquer dessus. Cependant, on estime la batterie de la version « Standard » à 62 kWh avec une technologie LFP, et 82 kWh pour la « Grande Autonomie » avec des cellules NMC.

Renault Scénic : 623 km d’autonomie

Le Renault Scénic E-Tech est l’un des plus grands concurrents du Tesla Model Y. Il dispose de deux versions : 170 ch autonomie confort avec batterie de 60 kWh et 429 km d’autonomie, et 220 ch grande autonomie avec un accumulateur de 87 kWh et une autonomie de 623 km.

Cette dernière version entre dans les clous du bonus avec la finition Techno qui débute à 46 990 euros, hors bonus. Les autres versions sont disponibles via des packs d’option (option « Esprit Alpine » et « Iconic »).

De ce fait, même si les prix dépassent le seuil des 47 000 euros, elles sont toujours éligibles au bonus car Renault use d’une petite subtilité où le tarif pris en compte est celui d’un modèle de base où les options ajoutées par la suite n’interfèrent. D’où la seule finition « Techno », mais des packs d’option qui peuvent venir ensuite garnir le modèle.

Kia EV4 : 625 km d’autonomie

C’est l’une des meilleures alternatives à la Tesla Model 3, à ceci près qu’il faudra assumer un look un peu particulier. Il y a deux tailles de batteries différentes dans la gamme de la Kia EV4. Une batterie de 58,3 kWh offrant une autonomie de 440 km en cycle mixte WLTP, et 81,4 kWh pour 625 km d’autonomie WLTP.

La gamme de la Kia EV4 débute à 38 290 euros en France avec la finition « Air » en « Autonomie Standard », donc 440 km d’autonomie. La version « Autonomie Longue » débute à 42 890 euros pour 625 km d’autonomie. La finition « GT-Line Autonomie Longue », est affichée à 46 990 euros.

Ford Capri : 627 km d’autonomie

Comme l’Explorer, le Ford Capri reprend la plateforme MEB du groupe Volkswagen, notamment utilisée pour les ID.4 et ID.5. Forcément, le SUV hérite de leurs moteurs, comme vu plus haut, mais aussi des batteries équipant les deux modèles allemands. Il est possible de choisir entre deux packs NMC (nickel – manganèse – cobalt) affichant une capacité de 77 et 79 kWh. La petite batterie de 52 kWh a aussi été ajoutée récemment.

L’autonomie est affichée à 627 km selon le cycle d’homologation WLTP pour la version propulsion. C’est plus que son cousin, l’Explorer, qui doit se « contenter » de respectivement 602 km à cause de son aérodynamisme moins léché, et carrément mieux que les Volkswagen ID.5, qui ne dépasse pas les 558 km.

Comme pour l’Explorer, la version « Extended Range » avec la batterie de 77 kWh et le moteur de 286 ch est celle qui nous intéresse, et elle démarre à partir de 45 400 euros.

Peugeot e-3008 : 701 km d’autonomie

Cocorico, le champion de ce classement est français, puisqu’il s’agit du Peugeot e-3008. Un modèle fabriqué en France, à Sochaux plus précisément, et dont la batterie qui nous intéresse sur ce modèle est aussi fabriquée en France, au sein de la gigafactory d’ACC dans le nord.

Deux batteries sont au programme. La carrière du e-3008 a commencé avec l’accumulateur de 73 kWh et promet jusqu’à 527 km d’autonomie. Pas mal, mais la batterie de 97 kWh fait encore mieux avec une autonomie annoncée de 701 km WLTP. Un chiffre record pour un SUV électrique, qui se permet même d’aller titiller la nouvelle CLA de chez Mercedes et son autonomie qui oscille autour de 800 km, mais à des tarifs plus élevés.

Le Peugeot e-3008 concerné est une finition d’entrée de gamme « Allure » avec l’unique moteur électrique de 230 ch et démarre à 46 990 euros, hors bonus. La finition « GT » du dessus dépasse ce seuil et n’est donc pas éligible.


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