
Les batteries continuent d’être le nerf de la guerre dans la course à la voiture électrique. Si la Chine se pose en acteur incontournable, avec les deux géants (CATL et BYD) s’accaparant plus de 50 % du marché mondial à eux deux, l’Europe n’a pas dit son dernier mot.
En témoigne le communiqué de presse de Renault annonçant un partenariat avec la société espagnole Basquevolt, visant à accélérer le développement des batteries lithium-métal pour les voitures électriques de la marque.
Une technologie prometteuse
Une batterie lithium-métal fonctionne avant tout comme une batterie lithium-ion « classique », avec un déplacement d’ions entre une anode et une cathode dans un électrolyte.
La différence, c’est justement au niveau de l’anode, qui troque le graphite par du lithium métallique pur. Bénéfice : une densité énergétique bien plus élevée, permettant de stocker beaucoup plus d’énergie dans un espace donné.

Et pour supprimer le phénomène de dendrites (des petites aiguilles d’ions lithium qui se forment au fil du temps, pouvant provoquer des courts-circuits et donc des incendies), Basquevolt a choisi un électrolyte en polymère plutôt que liquide (le standard actuel).
Traduit à l’échelle d’une voiture électrique, cela se concrétise par une sécurité encore renforcée, tandis que l’autonomie progressera à taille de batterie équivalente ou un allègement avec une batterie plus réduite à autonomie équivalente.

Notons que cette technologie lithium-métal polymère n’est pas nouvelle : on la retrouvait déjà sur les Bluecar de Bolloré, les célèbres petites voitures électriques d’Autolib à Paris en 2011.
Encore du travail
Peut-on espérer une arrivée prochaine de ces nouvelles batteries dans une Renault électrique ? À vrai dire, peu de chances, puisque la marque (via son entité Ampere dédiée à l’électrique) et Basquevolt travaillent aux prototypes « Pre-A sample », une étape très en amont d’une commercialisation en grande série.
Ceci dit, Renault semble déjà satisfait des douze premiers mois de collaboration avec « une densité énergétique très élevée tout en réduisant significativement le coût global des packs batteries ».

Plus précisément, la technologie d’électrolyte polymère, simple à industrialiser, devrait permettre 30 % d’économies dans l’investissement d’une gigafactory et 30 % d’énergie en moins dans la production par kWh produit.
Prometteur, donc, mais il faudra encore plusieurs années (et bien des tracas, comme l’illustre tristement l’usine française d’ACC sur une technologie pourtant bien plus classique) avant que les batteries de Basquevolt n’arrivent sur une Renault électrique.
Ce n’est pas pour autant que la marque française se tourne les pouces sur le sujet : 2026 verra l’arrivée des batteries LFP (lithium-fer-phosphate) sur la Twingo E-Tech et le restylage de la Mégane électrique ; la R5, elle, devra encore attendre un peu.
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