Pourquoi de nombreux assureurs refusent de couvrir les nouvelles voitures électriques chinoises

 
Selon une récente étude, de nombreuses compagnies d’assurance sont réticentes à l’idée de couvrir les voitures électriques chinoises. Et si elles acceptent, les tarifs sont alors particulièrement élevés.
BYD Seal U // Source : Marie Lizak pour Frandroid

Les voitures électriques chinoises sont de plus en plus nombreuses dans le monde. Et c’est aussi le cas en Europe, puisque les ventes ont explosé de 80 % en janvier 2026. Beaucoup de constructeurs tentent désormais leur chance, que ce soit BYD, Xpeng ou plus récemment Omoda & Jaecoo, sans oublier Nio. Ainsi, ces autos sont de plus en plus nombreuses sur les routes, et les concessions se multiplient. Et l’un de leurs principaux atouts reste sans surprise leur prix, bien en dessous de leurs rivaux européens.

C’est d’ailleurs pour cela que Bruxelles a mis en place les droits de douane. Mais acheter une voiture chinoise ne serait en réalité pas si avantageux que cela sur le plan financier. Et cela pour une raison assez surprenante, liée à l’assurance. C’est ce qu’explique le site AutoExpress, qui souligne qu’une grande partie des compagnies refusent tout simplement de couvrir les autos venues de l’Empire du Milieu. Et celles qui acceptent pratiquent en contrepartie des tarifs très salés.

Jaecoo 7 // Source : Omoda Jaecoo

Le média relaie l’étude menée par Carwow, qui a demandé des devis auprès des dix principaux assureurs en Grande-Bretagne. Et ce pour huit modèles, dont quatre de marques chinoises. Il s’agit du Jaecoo 7, du Xpeng G6, du Skywell BE11 et de la BYD Seal U. Les autres autos sont des autos équivalentes, à savoir le Volkswagen Tiguan, le Peugeot e-3008, le Kia EV3 et le Toyota RAV4. Et les résultats sont particulièrement parlants, notamment pour le Skywell BE11.

Une très nette différence

En effet, un seul assureur a été d’accord pour fournir un devis, sur les dix qui ont été sollicités. Et le tarif demandé était de 2 203 livres par an, soit environ 2 500 euros. A titre de comparaison, neuf compagnies ont fourni un devis pour le Peugeot 3008, avec un prix moyen de seulement 655 livres, soit 745 euros annuels. Et globalement, les résultats sont les mêmes pour tous les modèles chinois. La majorité des assureurs ont tout simplement été incapables de proposer une offre.

Et ce alors qu’ils ont quasiment tous accepté pour les autos de marques bien implantées. Pour le Jaecoo 7, le montant demandé était de 858 livres en moyenne (environ 977 euros), soit 187 euros de plus par an que pour le Tiguan. La voiture chinoise la plus simple à assurer a été la BYD Seal U, pour laquelle seulement trois compagnies ont décliné la couverture. La prime moyenne était quant à elle de 645 livres, soit environ 734 euros. Contre 1 188 livres (1 352 euros) pour le Toyota RAV4.

Xpeng G6 (2025) // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Mais quelle est la raison de cette différence très forte ? Eh bien, le média anglais souligne notamment le manque de familiarité avec ces nouvelles marques, ainsi que la disponibilité des pièces. Sans oublier que la fiabilité reste encore à vérifier. Mais le site Carwow, qui a réalisé l’étude rappelle que ce problème n’est pas seulement lié aux autos chinoises.

Son directeur éditorial, Iain Reid indique que « chaque vague de nouveaux constructeurs, des marques japonaises d’hier aux entreprises chinoises d’aujourd’hui, a été confrontée au même défi ». En parallèle, le prix de l’assurance pour les électriques tend à grimper au fur et à mesure, comme nous l’avions déjà expliqué.


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