Le piège français a fonctionné : les voitures électriques chinoises calent en France comme le prouvent ces chiffres

 
Si certains craignaient que le marché automobile français soit envahi de voitures électriques chinoises, c’est encore loin d’être le cas. Et ce même si les ventes ont effectivement augmenté pour ces autos.
BYD Dolphin Surf // Source : BYD

Depuis quelques années, les voitures électriques chinoises sont de plus en plus nombreuses à faire leur arrivée en Europe. A vrai dire, il ne se passe quasiment pas un jour sans que l’on ne vous parle d’un nouveau modèle vendu chez nous. Car il est vrai que le Vieux Continent intéresse très fortement les constructeurs de l’Empire du Milieu.

Une invasion très contenue

On pense par exemple à MG, BYD ou encore Xpeng pour ne citer qu’eux, sans oublier Leapmotor qui est désormais dans le giron du groupe Stellantis. A tel point que l’Union Européenne avait mis en place diverses mesures afin defreiner l’invasion massive de ces constructeurs. A commencer par les droits de douane sur les autos électriques. De son côté, la France leur a interdit le bonus écologique. Mais alors, est-on réellement envahi d’autos chinoises sur notre territoire ? Et bien pas vraiment, comme le rapporte Numerama.

Certes, les exportations ont fortement augmenté en Europe, comme nous l’avions déjà expliqué. Et il est vrai que les ventes de voitures électriques venus de Chine ont connu une hausse en France. Elles ont été de 18 515 en 2025, contre 16 135 en 2024. Mais lorsque l’on regarde dans le détail, les chiffres restent encore assez bas. Par exemple, c’est BYD qui a vendu le plus de VE parmi ses rivaux dans l’Hexagone en 2025. Mais ce sont seulement 7 423 exemplaires qui ont été écoulés.

BYD Seal U 2025 // Source : BYD

On est bien loin des 37 997 unités de la Renault 5 E-Tech, la voiture électrique la plus vendue en France l’an passé. Aucune voiture chinoise n’est présente dans le top 10, pas même la nouvelle Dolphin Surf, affichée à moins de 20 000 euros. Celle-ci déçoit d’ailleurs beaucoup, car pas moins de 47 % des immatriculations ont été enregistrées par les concessions elles-mêmes. Il s’agit vraisemblablement de ventes tactiques, une pratique bien connue et sur laquelle le gouvernement chinois serre désormais la vis.

Certes, le numéro 1 mondial de la voiture électrique a affiché une croissance de 150 % en France en 2025. Cependant, ce sont surtout ses autos hybrides rechargeables qui ont rencontré le plus de succès. Le Seal U DM-i a été écoulé à 5 819 unités, contre 492 pour sa version zéro-émission (à l’échappement). Seulement 1 797 Seal et 1 673 Sealion 7 ont été vendues, alors que ce sont ses modèles rencontrant le plus de succès en électrique. Et du côté de MG, les résultats sont aussi en demi-teinte.

Pas de panique

Le constructeur a vendu 13 533 autos en France en 2025, soit une augmentation de 27 % en comparaison avec 2024. Mais les immatriculations avaient été en baisse de 26 % par rapport à 2023. Mais si le succès est de retour, cela n’a pas été grâce aux voitures électriques. La MG4 a vu ses ventes chuter de 60 % en 2024 et de 69 % en 2025. Au total, ce ne sont que2 523 exemplaires qui ont trouvé preneurs l’an passé, contre 20 000 en 2023.

Une autre marque connaît quant à elle une belle accélération. Il s’agit de Leapmotor, qui a immatriculé pas moins de 3 561 autos en 2025, dont 3 046 100 % électriques. Pour mémoire, seulement 330 véhicules avaient été écoulés à la fin de l’année 2024. Un vrai rebond que l’on doit sans doute à l’intégration de la marque au groupe Stellantis. Et c’est notamment la petite T03 qui séduit beaucoup, avec 3 532 exemplaires écoulés en France. Enfin, Xpeng a aussi enregistré de belles performances en 2025.

Xpeng G6 (2025) // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

A tel point que son G6 a dépassé les BYD Seal et Sealion 7, avec 2 549 autos vendues cette année là. Cependant, nous sommes encore loin de voir des voitures électriques chinoises à tous les coins de rue. Cela pourrait toutefois finir par changer, car de plus en plus de marques de l’Empire du Milieu veulent désormais produire leurs autos sur le Vieux Continent. C’est notamment le cas de BYD, qui va construire pas moins de trois usines sur place. Ce qui lui permettra de rendre ses véhicules éliglibles au bonus écologique, tout en échappant aux droits de douane.


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