Voitures électriques : les prix chutent enfin mais pourraient augmenter de 2 300 € à cause des moteurs thermiques

 
Selon une récente étude menée par Transport & Environment, le prix des voitures électriques a chuté de 1 800 euros en un an. Mais tout n’est pas rose pour autant, et on vous explique pourquoi.
Peugeot E-208 // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Les ventes de voitures électriques poursuivent leur progression, et ce partout dans le monde. 2025 aura été une très bonne année pour cette motorisation, et tout particulièrement en France. Chez nous, ce ne sont pas moins de 300 000 autos qui ont trouvé preneur sur cette période. Cependant, certains obstacles comme l’autonomie et le prix subsistent encore.

Cela pourrait toutefois ne pas durer, comme l’indique une récente étude menée par l’organisation Transport & Environment. Celle-ci explique que le coût des VE neufs a tendance à chuter.

Et pour cause, les tarifs des voitures zéro-émission (à l’échappement) ont connu une baisse pour la toute première fois depuis 2020. Désormais, il faut compter en moyenne 42 700 euros pour s’offrir une telle auto, soit une baisse de 1 800 euros en 2025 par rapport à 2024. Ce qui correspond à une chute de 4 %. L’année précédente, il fallait débourser 44 600 euros environ pour une auto électrique. Mais quelle est la raison de cette dégringolade des prix ?

Crédit : Transport & Environment

Eh bien cela, on le doit sans surprise à l’arrivée d’autos plus abordables sur le marché. En effet, si l’on se concentre uniquement sur le segment B, c’est là où la baisse des prix est la plus forte, de l’ordre de 13 %. Logique, car c’est en 2025 qu’ont été lancés de nombreux modèles accessibles, comme la Renault 5 E-Techet la Citroën ë-C3, entre autres. Pour mémoire, ces deux autos démarrent sous la barre des 25 000 euros à l’heure actuelle.

Un obstacle de taille

Mais cette baisse des tarifs s’explique aussi par une réduction du coût de la batterie, qui représente environ 40 % du prix d’une voiture électrique. Les coûts non liés à cette dernière ont aussi chuté, de 1 900 euros en moyenne entre 2024 et 2025.

Cependant, cette baisse des prix a été compensée par l’augmentation de la taille des autos, ainsi que de celle des accumulateurs. Sans cela, la chute aurait pu être plus forte. Mais c’est déjà une bonne chose, alors que les tarifs avaient fortement grimpé entre 2020 et 2024.

Et ce notamment en raison des stratégies des constructeurs, qui avaient mis l’accent sur des autos plus grosses et haut de gamme. Cependant, et c’est une très bonne nouvelle, la parité entre les électriques et les thermiques a été atteinte dès 2024 pour les segments D et E.

Il faudra en revanche attendre jusqu’en 2030 pour que ce soit aussi le cas pour les autos plus petites, appartenant aux segments A, B et C. Mais cela risque d’être compliqué par l’assouplissement envisagé par l’Union européenne sur la fin des autos thermiques.

Photo Yannick Brossard / DPPI

Ainsi, avec les décisions de Bruxelles, les conducteurs pourraient payer leur auto électrique 2 300 euros plus cher que « dans un scénario où l’UE ne reverrait pas l’objectif CO2 à la baisse ». Pour mémoire, l’UE envisage de calculer la moyenne de l’objectif 2030 sur trois ans. Or, cela aurait pour effet de réduire la demande en voitures électriques, avec une part de marché qui passerait de 57 à 47 %. Mais les constructeurs demandent quant à eux un calcul sur cinq ans, qui aurait un impact encore plus fort. Dans ce cas, la part des VE ne serait que de 32 % en 2030 en Europe.


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