
Au fil des années, les constructeurs poursuivent leur travail autour de la conduite autonome. Désormais, le niveau 2 est atteint par une grande partie des voitures sur le marché, mais les marques veulent aller encore plus loin. On pense par exemple à Tesla, qui impose peu à peu son FSD (full self-drive) dans le monde, et notamment en Europe. Il peut en théorie atteindre le niveau 3, même s’il reste actuellement homologué comme étant un niveau 2+. En parallèle, les entreprises cherchent des moyens de rendre cette technologie plus sûre.
Cette sécurité vaut autant pour les occupants du véhicule que pour les autres usagers de la route. C’est ainsi que certaines marques, comme Mercedes, équipent leurs voitures autonomes de lumières bleues. Ces dernières permettent d’informer les autres automobilistes que le véhicule circule sans intervention du conducteur. Outre l’EQS en Europe, d’autres modèles ont recours au même dispositif en Chine, comme nous l’avions vu au salon de Pékin. Mais cela devrait bientôt devenir de l’histoire ancienne, comme le rapporte le média chinois Yicai.

Ce dernier indique que le gouvernement chinois a décidé de s’attaquer à ces lumières bleues. Et ce par l’intermédiaire du ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT). Pékin a ordonné à tous les constructeurs d’arrêter d’installer ces éléments sur les voitures autonomes. Et ce de manière immédiate. Mais quelle est la raison ? En fait, elle est toute simple. L’État estime que ces éléments ne sont pas conformes à la norme GB 4785 actuellement en vigueur.
Ces feux ne sont pourtant pas réservés aux voitures réellement autonomes. Le mouvement a démarré avec le Li Auto L9 en 2022, avant de se généraliser sur des modèles dotés d’une simple conduite assistée de niveau 2. Au premier semestre 2025, environ 755 000 véhicules en étaient équipés en Chine, avec un taux d’installation qui grimpait à 65 % chez BYD sur la période. Beaucoup de ces voitures affichaient donc un signal de conduite autonome sans en avoir les capacités, ce qui a pesé dans la décision de Pékin.
Plusieurs critiques de la part de Pékin
Cette réglementation précise les usages et les couleurs autorisées pour les feux de véhicules. Or, elle ne mentionne que le blanc, le jaune, le rouge et l’ambre, mais en aucun cas le bleu. Et il y a également un autre souci, comme le souligne le site CNEVPost.
D’abord, le gouvernement estime que la luminosité de ces lumières est bien souvent excessive. De plus, leur emplacement est parfois mal choisi. Car en l’absence de règles précises, les constructeurs font un peu comme ils veulent.
Or, il arrive que ces éléments soient installés un peu trop haut, ce qui peut gêner les automobilistes qui arrivent en face. Par ailleurs, les marques utilisent parfois des nuances de bleu différentes, ce qui pose bien sûr un souci d’uniformisation. C’est ainsi que Pékin a décidé de bannir cette technologie depuis le 27 juillet 2026. Mais pour l’heure, rien n’a été dit pour les autos qui en sont déjà équipés. Selon CNEVPost, le MIIT « étudiera ensuite comment gérer les véhicules déjà vendus » qui en sont équipés.

Cependant, il n’est pas exclu que l’État finisse un jour par autoriser ces éléments, mais pas avant d’avoir fait évoluer la réglementation à leur sujet. Quoi qu’il en soit, le gouvernement chinois ne cesse de mettre en place de nouvelles règles, afin de rendre les autos plus sûres. On pense par exemple à l’interdiction des poignées affleurantes, à la suite de plusieurs accidents mortels au cours des dernières années.

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