Dans le cadre du « New Deal », les quatre opérateurs se sont engagés à couvrir les zones blanches en 4G d’ici 2020. L’Arcep trouve néanmoins que le déploiement est encore trop long et les aurait mis en garde.

En janvier 2018, l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (l’Arcep) avait renouvelé gracieusement pour une durée de dix ans une partie des fréquences détenue par les opérateurs, sous réserve que ces derniers s’engagent à couvrir la totalité du territoire en 4G d’ici 2020, couvrant ainsi les zones blanches. Un an et demi plus tard, il semblerait que le chantier n’avance pas assez vite pour le régulateur.

Selon une source proche du dossier citée par Les Echos, « le régulateur n’a pas confiance dans les opérateurs, il estime que ce dossier traîne », jugeant les avancées réalisées par Free Mobile, SFR, Orange et Bouygues Telecom trop faibles. Contactée par le quotidien, l’Arcep n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet, mais n’a pas démenti l’information.

En conséquence, l’Arcep aurait adressé une mise en demeure anticipée aux quatre acteurs du marché. Utilisée comme un outil préventif, celle-ci aurait pour but d’accélérer la prise de sanction dans le cas où les objectifs fixés par l’Arcep en 2018 ne seraient pas atteints une fois l’échéance passée.

Des déploiements conséquents

De leur côté, les opérateurs nient un quelconque retard sur le déploiement, estimant qu’il suit le calendrier prévu malgré des délais « super shorts » à l’origine. Rappelons tout de même que les quatre opérateurs ont tout de même bien étendu leur couverture réseau depuis la signature de ce New Deal Mobile, même s’il reste encore beaucoup de travail d’ici à 2020.

Par ailleurs, les opérateurs travaillent sur plusieurs fronts en simultané puisqu’ils doivent également anticiper le déploiement de la 5G qui commence à poindre le bout de son nez.

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