Introduction

Avec le P10, Huawei signe un très beau smartphone au confort d’utilisation quasi irréprochable et aux belles idées. On ne peut s’empêcher de remarquer une ressemblance marquée avec les iPhone d’Apple, mais cela ne gâche pas notre plaisir.



Huawei a profité du MWC 2017 pour montrer au public son P10 flambant neuf. On a pu l’essayer, histoire de voir ce que valait la bête. De loin, celle-ci ressemble beaucoup à son prédécesseur, le P9. Mais gare à ne pas vous faire avoir ! Le nouveau flagship du Chinois présente de nombreuses particularités qui, sans être réellement innovantes, lui permettent de se démarquer.

Reste à savoir si le Huawei P10 réussira à pénétrer le marché mobile ultra-concurrentiel aussi bien que les P9 et P9 Plus avant lui. Impossible de le prédire. Néanmoins, on peut déjà se faire une idée de la réponse en regardant de plus près ce que cache l’appareil.

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Modèle Huawei P10
Version de l'OS Android 7.0 Nougat
Interface Emotion UI
Taille d'écran 5,1 pouces
Définition 1920 x 1080 pixels
Densité de pixels 432 ppp
SoC Kirin 960 à 2,4GHz
Processeur (CPU) Cortex-A53, Cortex-A73
Puce Graphique (GPU) Mali-G71
Mémoire vive (RAM) 4 Go
Mémoire interne (flash) 64 Go
MicroSD Oui
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Oui
Bluetooth
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 850 MHz, 900 MHz, 2100 MHz, 1700 MHz, 800 MHz, 1800 MHz, 2600 MHz, 700 MHz
SIM nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 3200 mAh
Dimensions 145,3 x 69,3 x 6,98 mm
Poids 145 grammes
Couleurs Rose, Bleu, Argent, Vert, Noir charbon, Or
Prix 503 euros
Fiche produit

Très élégant sans être innovant

Franchement, la première impression du Huawei P10 est bien réussie. Globalement, on pourrait résumer son design à une formule simple : reprendre la formule du Huawei P9 et parfaire les détails qui laissaient plus ou moins à désirer. Ou du moins, qui ne convenaient pas à tout le monde.

Ainsi, le nouveau téléphone arbore des bordures plus arrondies et un dos métallique moins glissant. Pour ce second point, la différence n’est pas très grande, mais suffisante pour être appréciée. Grâce à ces petits détails, le Huawei P10 reste très élégant, tout en étant encore plus agréable à avoir en main. Il s’agit là d’un bel engin.

Par ailleurs, au dos, l’antenne supérieure reste presque invisible tandis que celle de dessous, plus épaisse que sur le P9, se courbe habilement pour éviter d’être trop disgracieuse sur l’esthétique homogène de l’appareil. Toujours sur la face arrière, si on retrouve un double capteur Leica, désormais classique, on remarque que les deux objectifs sont un peu plus petits, mais qu’il y a plus d’espace entre eux.

 

Il est temps désormais de parler du lecteur d’empreintes, car c’est sur ce point que le P10 diverge vraiment du modèle de 2016. Et de loin, c’est la principale différence qui vous permettra de différencier les deux smartphones. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec son nouveau flagship, Huawei place pour la première fois ce capteur sur la face avant.

Le capteur se situe ainsi sous l’écran et est très discret puisqu’on ne voit qu’un léger renfoncement. Dans la pratique, il est excellent et très réactif. En posant le doigt dessus, on n’a pas le temps de cligner des yeux avant que l’appareil ne se réveille. On reviendra sur celui-ci, un peu plus tard, dans la partie « Logiciel » de ce test, car s’il est efficace, il pose d’autres problèmes en termes d’expérience utilisateur.

Toujours sur l’aspect esthétique, on apprécie beaucoup que le contour noir de l’écran ait été largement affiné. C’est beaucoup plus beau et digne d’un smartphone haut de gamme qui prétend être au summum de la beauté. À ce propos, toutes ces qualités permettent-elles au P10 de s’ériger comme un modèle d’élégance ? Oui…

Oui, mais. Parce qu’il y a un « mais ». Le Huawei P10 manque un tantinet d’originalité puisqu’on observe tout de suite de petits airs d’iPhone, dans ses rondeurs et ses dimensions. Cependant, cela est loin d’être un gros défaut. Après tout, copier s’inspirer des bonnes idées de la concurrence fait partie des règles du jeu dans le marché du mobile. Aucun constructeur ne s’est jamais interdit de recourir à ce genre de pratiques. Il est donc impossible d’en vouloir à la marque chinoise spécifiquement.

Dans le détail, le P10 est fin avec une épaisseur inférieure à 7 millimètres. Le fabricant annonce un poids de 145 grammes et, dans les faits, c’est légèrement plus avec 147,5 grammes. Le smartphone ne dispose d’aucun bouton de navigation physique ni capacitif en façade. Les contrôles du volume se trouvent sur la tranche droite, au-dessus de la touche de verrouillage. Cette dernière est d’ailleurs striée pour être facilement distinguable au toucher.

En bas, le connecteur USB Type-C est placé entre la sortie jack 3,5 mm et le haut-parleur. Quant au tiroir de la nano SIM et de la carte microSD (ou double nano SIM sur certains modèles), vous le trouverez à gauche.

Un bon écran à température réglable

Huawei a réduit la taille de son P10 avec un écran IPS de 5,1 pouces, mais toujours avec une définition Full HD. Celui-ci est par ailleurs recouvert d’un Gorilla Glass 5 qui le protège des rayures.

Celui-ci est efficace à l’utilisation quotidienne avec une luminosité maximale satisfaisante de 510 cd/m² et un bon contraste de 1351:1. Pendant ce test, j’ai apprécié ce que proposait cet écran même si les couleurs tirent vraiment sur le bleu avec une température tournant autour de 8 000 K. Autrement dit, la couleur rouge est très timide.

Mais pas de panique, comme d’habitude avec Huawei, la température peut être réglée manuellement par le biais d’une palette super claire et facile à prendre en main. Idéal pour améliorer significativement la qualité de l’écran.

De bonnes idées, parfois mal exploitées

Le Huawei P10 fonctionne avec la combinaison d’Android 7.0 Nougat et EMUI 5.1. C’est donc le deuxième terminal de la marque à tourner nativement sous la dernière version de l’OS de Google, après le Mate 9. Ainsi, on retrouve de nombreuses fonctionnalités similaires et bienvenues.

On note donc encore une fois, et avec plaisir, la possibilité d’activer un tiroir d’applications. Précisons que celui-ci défile de haut en bas et non pas de manière latérale. En outre, les applications sont rangées de manière alphabétique, mais les quatre dernières applications utilisées sont proposées en entête.

Il est toutefois intéressant de voir que les utilisateurs attachés à des interfaces sans tiroir peuvent toujours continuer à opter pour cette organisation. Le panneau de notifications est très simple à prendre en main et les alertes sont toutes regroupées par applications. Sur l’écran verrouillé, il faut appuyer deux fois sur la bannière de notifications pour y accéder.

Venons-en à la navigation. Par défaut, vous aurez droit à des boutons logiciels avec les classiques boutons Accueil, Retour et Multifenêtres. Vous pouvez intervertir la position des deux derniers. Ainsi, vous pouvez opter pour avoir le Retour à droite et le Mulifenêtres à gauche. Par ailleurs, il est également possible de rajouter une touche pour faire défiler le panneau de notifications, au cas où vous n’auriez pas envie de faire glisser votre doigt sur l’écran.

Les boutons fonctionnent très bien et il n’y a presque rien à signaler à ce niveau-là. Je dis bien presque, parce que dans cette configuration, le lecteur d’empreintes en bas ne sert plus à rien du tout. L’espace en dessous de l’écran devient ainsi caduc. Il aurait été peut-être plus judicieux de faire en sorte que ce capteur serve de raccourci pour accéder rapidement à une application de notre choix.

Il est également possible d’activer un mode pour mener toutes les actions de navigation avec le lecteur d’empreintes. Dans ce cas, un appui court sur le capteur ramène sur l’écran précédent, tandis qu’un appui long envoie sur l’accueil. Pour ouvrir le multifenêtre, il faut faire glisser son doigt de gauche à droite ou inversement. Pour ce dernier geste, je suis peut-être un pataud et balourd, mais j’ai mis du temps à intégrer la bonne manière de réaliser le mouvement. Personnellement, j’aurais préféré que le bouton soit cliquable, ou qu’il y ait une fonctionnalité liée à un double-appui (ou double-clic). Dans ces conditions, il m’aurait fallu moins de temps à m’habituer. Notons cependant que le capteur fonctionne avec les doigts un peu gras.

Sur le plan esthétique, Huawei propose une panoplie de thèmes à appliquer. Et on voit là un problème majeur de l’interface : certains d’entre eux sont totalement kitsch et veulent se donner des airs d’élégance, mais incitent surtout à vouloir changer de thème.

Dans l’ensemble, la navigation est fluide et rapide. Je n’ai observé aucune latence particulière à ce niveau-là.

De belles couleurs, mais un niveau de détails inconstant

L’appareil photo du Huawei P10 est globalement très satisfaisant. Encore une fois, le constructeur chinois a opté pour un double capteur avec une définition de 12 mégapixels pour celui en RVB et de 20 mégapixels pour celui en monochrome. L’ouverture est de f/2.2. L’expertise du spécialiste Leica est de nouveau mise en avant, comme c’était déjà le cas pour le P9 et le P10.

L’appareil bénéficie d’une stabilisation optique de l’image et peut aussi filmer et la mise au point est vraiment très rapide. Quant au résultat, j’ai trouvé que Huawei tenait bien ses promesses par rapport à la qualité des couleurs. Alors, certes, celles-ci ne sont pas toujours — voire presque jamais — fidèles à la réalité. Mais le rendu est vraiment beau, grâce à un contraste parfaitement bien maîtrisé. Les couleurs pétantes ressortent vraiment bien. Un détail qui se révèle donc plutôt appréciable.

Deux des photos ci-dessous ont été prises dans les allées du MWC. Le triporteur jaune dépote bien tandis que la myriade de couleurs criardes de la maquette du stand de ZTE ressort dans toutes ses nuances.

Le bémol de ce double capteur concerne le niveau des détails qui peut varier du très bon au très moyen dans des conditions pourtant sensiblement similaires. La photo prise dans une rue de Paris, en plein jour grisâtre est ainsi bruyante, alors que la mise au point a été faite sur le dos de la femme près de l’arbre.

Dans les environnements sombres, l’appareil s’en sort honorablement, mais le résultat est forcément moins bon qu’en conditions normales et l’image se bruite considérablement.

Dans certains cas, il vous faudra absolument un pied. J’ai en effet tenté de prendre des photos dans l’ambiance tamisée d’un restaurant et la piètre photo ci-dessous est sans doute le résultat le moins exécrable que j’ai pu obtenir. Pour la défense du P10, je n’étais vraiment pas très bien stabilisé, ce qui explique en grande partie ce flou « artistique ».

Pour les photos en macro, l’effet bokeh est très convaincant. Vous pouvez aussi jouer avec le mode grande ouverture pour influer sur la profondeur de champ. Enfin, le mode monochrome est toujours aussi soigné et agréable pour ceux qui veulent donner un petit côté hipster à leurs clichés.

La même photo, mais retouchée. Le fond est plus flou :

Enfin, le zoom numérique x10 est très puissant au cas où vous seriez vraiment très loin de l’objet que vous voulez prendre en photo.

Le capteur frontal de 8 mégapixels permet de réaliser des selfies de qualité. Par contre j’ai été un peu déçu par le mode portrait qui n’a pas été très bon pour délimiter les contours de mon visage afin d’appliquer un effet flou derrière moi.

L’effet flou est bien appliqué, mais ne respecte pas du tout les limites de mon visage.

Un Kirin 960 toujours au top

Le Huawei P10 fonctionne avec un Kirin 960 couplé à 4 Go de RAM. Le processeur maison de Huawei (conçu par HiSilicon) nous avait vraiment bluffés sur le Mate 9. Et cette fois-ci, la puce fait encore des merveilles sur le P10.

Sur les jeux, même les plus gourmands, vous ne ressentirez pas de ralentissements. Un bonheur pour les longues courses sur Asphalt 8 ou Real Racing 3. Sur ce dernier jeu, le téléphone affiche l’impressionnante performance de 61 images par seconde. Sur Hitman Sniper, il atteint le très bon score de 53 FPS. Et comme toujours avec les processeurs Kirin, la stabilité est exemplaire.

Néanmoins, quand le Mate 9 ne chauffait presque jamais, même quand il était poussé à bout, le P10 lui est plus désagréable à avoir entre les mains quand il tourne à plein régime pendant un long moment. Sûrement idéale pour réchauffer les mains en période hivernale, l’expérience sera plus désagréable quand les températures élevées pointeront le bout de leur nez.

 Huawei P10Huawei P9Samsung Galaxy S7LG G5
AnTuTu76 144 points95 114 points128 089 points136 916 points
PCMark7 148 points7275 points4 803 points5425 points
3DMark Ice Storm Unlimited26 078 points20 133 points28 887 points28 862 points
3DMark Ice Storm Unlimited (Graphics)32 649 points22 043 points33 289 points31 916 points
3DMark Ice Storm Unlimited (Physics)15 301 points15 448 points19 743 points20 928 points
GFXBench T-Rex (onscreen / offscreen)56 / 59 FPS28 / 30 FPS51 / 81 FPS57 / 39 FPS
GFXBench Manhattan (onscreen / offscreen)31 / 29 FPS14 / 15 FPS25 / 38 FPS20 / 27 FPS
Real Racing 3 (GameBench)61 FPS54 FPS43 FPS-
Hitman Sniper (GameBench)53 FPS41 FPS29 FPS-

De manière générale, le Huawei P10 marque beaucoup de points sur l’ensemble des benchmarks. On remarque tout de même un score inférieur au P9 sur AnTuTu et PCMark. Mais le terminal est bien meilleur que son prédécesseur sur 3D Mark, GFXBench et GameBench et tient tête au Samsung Galaxy S7 en étant tantôt meilleur, tantôt dominé.

Ces résultats pourraient éventuellement s’expliquer par le fait que le Huawei P10 ménage son processeur pour les tâches normales et le pousse à fond sur les applications les plus gourmandes.

Performances du Huawei P10 sur Real Racing 3
  • Huawei P10 : 61
  • Huawei P9 : 54

Une endurance satisfaisante

Le Huawei P9 souffrait d’une autonomie un petit peu deçà de ce que proposait la concurrence. Son successeur embarque une batterie avec une meilleure capacité de 3 200 mAh. Grâce à celle-ci, le téléphone tient aisément sans recharge pendant environ une journée et demie avec une utilisation variée.

L’endurance du P10 est donc satisfaisante, mais elle n’est pas exempte de tout reproche non plus. Sur notre test d’autonomie qui consiste à lancer une vidéo sur YouTube pendant une heure après avoir calibré l’écran sur 200 cd/m², le téléphone a perdu 12 % de sa batterie. C’est loin d’être mauvais, puisqu’il se situe ainsi dans la moyenne haute et c’est mieux que le P9 et ses 15 % de batterie perdus.

Notons quand même que les meilleurs dans ce domaine perdent 10 % ou moins.

Autonomie du Huawei P10
  • Huawei P10 : 88
  • Huawei P9 : 85
  • Samsung Galaxy S7 : 89

Le Huawei P10 bénéficie de la charge rapide et celle-ci est assez efficace. J’ai pu passer de 5 à 60 % de batterie en 27 minutes.

Réseau et communication

Le Huawei P10 ne pose aucun problème au niveau des appels, du GPS ou de la 4G. À ce propos, il est compatible avec toutes les bandes de fréquence françaises.

Là, où j’ai observé un souci assez particulier, c’est au niveau de la connexion au Wi-Fi. En effet, nous avons deux P10 à la rédaction et sur l’un comme sur l’autre, les services du Google Play Store ne fonctionnaient pas lorsque l’on se connectait à notre réseau classique, utilisé par l’ensemble de l’équipe. Je pouvais naviguer sur le web sans souci, mais impossible de télécharger une application via le Store, car je tombais sur une fenêtre me demandant de vérifier ma connexion Internet. En changeant de réseau Wi-Fi ou en passant sur mes données mobiles, le problème disparaissait.

J’ai tenté de nombreuses solutions pour trouver une explication, mais en vain. Ainsi, le problème ne vient peut-être pas du P10, mais il m’a semblé important d’en faire part.

Prix et disponibilité

Le Huawei P10 sort à la fin du mois de mars 2017 à partir de 599 euros et peut déjà être précommandé.

Les alternatives

Au lieu du Huawei P10, vous pouvez toujours opter pour sa variante plus grande, le Huawei P10 Plus que nous avons également testé. Celui-ci dispose d’un meilleur double capteur photo et d’un écran plus grand au meilleur affichage. Il sera commercialisé à la fin du trimestre pour 749 euros. 

Vous pouvez aussi vous tourner vers le très bon Samsung Galaxy S7, sorti en 2017, ou attendre le lancement de son successeur le Galaxy S8. Sachez aussi que le LG G6 et son écran 18:9 sera disponible très bientôt pour 749 euros. 

Test Huawei P10 Le verdict

design
8
Le design du Huawei P10 n'innove pas sur le marché des smartphones. Notre côté ronchon lui reproche une ressemblance trop forte avec les iPhone d'Apple, tandis que notre aspect bienveillant y voit tout de même une belle évolution par rapport au Huawei P9. La prise en main est extrêmement agréable et il s'agit d'un très beau téléphone, copie ou non.
écran
8
L'écran du P10 est très bon. Il n'est peut-être pas très grand, mais ce n'est pas la taille qui compte. D'autant plus que le contraste et la luminosité maximale est satisfaisante. Quant à la température des couleurs qui laisse à désirer, on peut facilement la régler, donc il ne s'agit pas d'un vilain défaut non plus.
logiciel
7
La possibilité d'activer un tiroir d'applications est un vrai atout de la dernière version d'EMUI. Sur le P10 on apprécie aussi la possibilité de choisir entre des boutons logiciels ou une navigation via le lecteur d'empreintes. Malgré quelques défauts dans la pratique, l'initiative est ingénieuse.
caméra
8
Avec un bon contraste de couleurs, le double capteur photo du Huawei 10 est globalement une réussite. Il est vraiment satisfaisant d'avoir des couleurs qui ressortent autant dans les clichés. Le problème vient d'un niveau de détails un petit peu trop inconstant qui provoque quelques frustrations.
performances
9
Le Huawei P10 chauffe dès qu'il est poussé dans ses retranchements. Mais on passe très facilement l'éponge tant le Kirin 960 fait un travail remarquable sur les jeux les plus gourmands. Pas de ralentissement et une vraie réussite.
autonomie
8
Sans être époustouflante, l'autonomie du Huawei P10 est tout de même très satisfaisante et sa batterie de 3 200 mAh se révèle assez fiable en étant capable de tenir une journée et demie en utilisant un grand nombre d'applications différentes. Par ailleurs, elle est compatible avec la charge rapide.
Note finale du test 8/10
Le Huawei P10 est globalement un très bon téléphone et reste l'une des plus belles découvertes du MWC 2017 avec le LG G6. Le fabricant chinois a décidé de garder une esthétique proche de celle du P9, sorti en 2016, mais en y apportant une modification importante : le lecteur d'empreintes est situé à l'avant.

Mis à part ça, le confort de prise en main a été amélioré, l'interface propose des expériences de navigation intéressante et le processeur Kirin 960 est fidèle à son excellente réputation. Côté appareil photo, l'impression que laisse le double capteur photo est bon, voire très bon si l'on se concentre uniquement sur le contraste des couleurs.

On regrette juste le niveau des détails un peu trop inégal qui mine un petit peu la belle image du Huawei P10. Ainsi, globalement, Huawei ne révolutionne pas le marché avec son nouveau flagship, mais le fabricant fait preuve de maturité et propose un téléphone bien fini et de qualité. Un beau P10.
  • Points positifs
    • Une prise en main très confortable
    • Un délicieux Kirin 960
    • Des photos aux belles couleurs
  • Points négatifs
    • Un lecteur d'empreinte encore mal exploité
    • Tendance à chauffer