Le fondateur de Huawei Ren Zhengfei est une nouvelle fois revenu sur la situation du constructeur en plein blocus américain. Ce dernier admet que Google n’a toujours pas eu de licence, mais que son entreprise reviendra avec ou sans.

Les déboires de Huawei avec le gouvernement américain continuent de plus belle. Pourtant, une petite lueur d’espoir a point à l’horizon alors qu’une licence a été accordée pour que Microsoft puisse fournir Windows au constructeur chinois.

De là l’espoir de voir revenir Android et les services Google sur les smartphones Huawei est vite arrivé. Hélas, il semble que la situation n’ait toujours pas évolué.

Huawei reviendra en Europe en 2020

Le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei est en effet apparu en interview sur la chaîne américaine CNN. Interrogé sur l’évolution de la situation, il a précisé que Google n’avait toujours pas reçu de licence pour travailler une nouvelle fois avec l’entreprise chinoise. Cependant, il précise aussi qu’elle n’a pas non plus été refusée ; la situation n’a tout simplement pas évolué.

Cependant, le grand patron reste confiant. Il continue d’indiquer que Huawei a toujours le potentiel de devenir numéro 1 du marché des smartphones, que « ce n’est pas un problème », mais que cela « prendra du temps » sur un marché européen et américain qui a nécessairement besoin des services Google en conjonction d’Android.

Ren Zhengfei a également précisé que l’entreprise travaillait sur un projet à grande échelle comme plan de secours, que l’on devine naturellement être Harmony OS. Mais comme toujours, la grande interrogation reste sa capacité à attirer à lui les applications que les utilisateurs occidentaux réclament. Quelques rumeurs çà et là nous indiquent que le constructeur se rapproche des développeurs français pour les faire intégrer leur propre magasin, mais les géants du web restent majoritairement américains et donc impossibles à avoir.

Pourtant, le fondateur de l’entreprise reste confiant en indiquant que Huawei reviendra sur le marché occidentale en 2020 et y restera en 2021. D’ici là, cependant, il est bien possible que la situation avec le gouvernement américain se décante enfin.