Huawei lance une nouvelle offensive contre les autorités américaines

 

S'estimant bafoué par les autorités américaines, et notamment par la récente décision de la FCC, Huawei s'élance dans une nouvelle offensive juridique. Le géant chinois vient en effet de déposer une seconde plainte sur le sol américain, cette fois à la Nouvelle-Orléans.

Fin novembre, Huawei se voyait exclu par la FCC (Federal communications commission) de la liste des fournisseurs pouvant prétendre aux 8,5 milliards de dollars accordées par les autorités fédérales aux opérateurs américains. Ces subventions ont notamment pour objectif d’aider à l’installation d’infrastructures de télécommunications en zones rurales. Un marché juteux dont le géant chinois est tenu à l’écart, au même titre que son concurrent ZTE, lui aussi placé sur la liste noire de l’administration Trump. Pour tenter d’invalider cette mesure jugée « illégale », Huawei a porté plainte ce jeudi, à la Nouvelle-Orléans, contre la FCC.

Seconde offensive juridique aux Etats-Unis pour Huawei et ses représentants

Ce n’est pas la première fois que Huawei dépose plainte sur le sol américain. Comme le rappelle Le Monde, le groupe de Ren Zhengfei a déjà lancé une première action en justice aux Etats-Unis, en mars dernier, suite à une loi du ministère des finances visant à interdire aux administrations américaines l’achat d’équipements ou de services proposés par la firme.

Durant une conférence de presse tenue cette semaine au siège de Huawei, Song Liuping (l’un des responsables juridiques de la firme) s’est exprimé au sujet de ces nouvelles sanctions américaines. « Bannir une entreprise comme Huawei, simplement parce que nous avons démarré en Chine, ne résout pas les questions de cybersécurité », a-t-il indiqué.

« Leur seul argument, c’est que Huawei est une entreprise chinoise », a poursuivi Song Liuping, cité par ZDNet. « Ils essaient de semer la peur à propos de Huawei. Ils utilisent des mots comme « backdoor » pour effrayer les gens, sans fournir la moindre preuve ».

La plainte déposée ce jeudi, s’inscrit dans un regain de tension entre la FCC et Huawei, alors que les régulateurs américains ont également demandé aux opérateurs recevant des fonds fédéraux de « retirer et remplacer les équipements et services » qui auraient déjà été installés par Huawei ou ZTE aux Etats-Unis.

En France aussi, Huawei défend farouchement sa réputation

Notons qu’en France Huawei n’hésite pas non plus à monter au créneau. La branche française de la marque a ainsi confirmé fin novembre, au Figaro, avoir déposé trois plaintes contre X, suite aux propos tenus en février par une spécialiste de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Des propos jugés « gravement diffamatoires » par le groupe.

« Les plaintes ne concernent que les propos affirmant que Huawei est une société contrôlée par l’Etat chinois et le Parti communiste chinois, dirigée par un ancien membre du ‘contre-espionnage’ et qui utilise ses compétences technologiques en matière de réseaux télécoms pour commettre des actes d’espionnage au préjudice du monde occidental », expliquait alors Huawei sur son compte Twitter.

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