Voici comment le groupe Stellantis veut améliorer drastiquement l’autonomie de ses voitures électriques

 
Le groupe Stellantis envisagerait de recourir au prolongateur d’autonomie déjà adopté par Leapmotor. Ce qui permettrait de rendre ses voitures électriques encore plus polyvalentes, mais avec un gros inconvénient.

Le prix des voitures électriques fait partie des plus gros freins pour les conducteurs. Mais c’est aussi parfois le cas de l’autonomie, qui n’est pas encore suffisante pour rassurer certains réfractaires. Et ce même si l’autonomie ne cesse d’augmenter au fil des années et des progrès des constructeurs.

Une solution en plein essor

En général, pour afficher un chiffre élevé, il faut une batterie plus grande, et donc plus lourde. Chose qui devrait à terme changer avec l’arrivée des accumulateurs solides. En attendant, certaines marques chinoises ont trouvé une alternative. Il s’agit du prolongateur d’autonomie. Le concept est simple et se rapproche d’une hybridation classique. La seule différence réside dans le fait que le moteur thermique n’est pas relié aux roues. Il sert simplement de générateur pour alimenter la batterie.

Au sein du groupe Stellantis, seule Leapmotor propose cette technologie. D’abord sur son C10 REEV, que nous avions pu essayer, mais aussi sur son nouveau B10. Et désormais, les autres marques de l’entreprise franco-italienne s’y intéressent aussi grandement.

C’est ce qu’explique Tianshu Xin, PDG international de Leapmotor. Ce dernier indique que le groupe européen évalue actuellement la possibilité de partager certaines technologie. Et le prolongateur d’autonomie en fait partie. Le patron indique : « nous explorons également les possibilités de l’utiliser dans d’autres gammes de produits ».

Leapmotor C10 // Source : Leapmotor

Plusieurs marques ont déjà été citées par le média britannique Autocar, à savoir Opel, Citroën, Peugeot, DS et Fiat. Mais pour le moment, le dirigeant n’a encore rien confirmé, et surtout, aucun modèle précis n’a été évoqué. Une chose est cependant sûre, l’intégration de cette solution serait très simple, car les plateformes de ces autos sont toutes assez similaires. Pour rappel, le groupe Stellantis utilise la CMP, la STLA Medium ainsi que la plateforme Smart Car.

Il se dit que les prochains modèles de Leapmotor qui seraient vendus en Europe pourraient justement reposer sur l’une de ces bases techniques. Car le groupe avait déjà dévoilé une stratégie visant à « mieux adapter ses produits européens au marché local ».

Revenons au prolongateur d’autonomie, qualifié de « bonne solution transitoire » par Tianshu Xin. Car la demande en voitures électriques reste encore assez timide, malgré une hausse des ventes en Europe en 2025. Et notamment en France comme nous l’avions expliqué.

Quelques inconvénients

Le patron de Leapmotor avait déjà salué la technologie REx, estimant qu’il s’agit d’une « une étape cruciale sur la voie de l’électrification en Europe ». Elle permet en effet de faire disparaître la crainte de tomber en panne de batterie. Sur le papier, le prolongateur d’autonomie permet de parcourir près de 1 000 kilomètres en une seule charge. Le tout avec des émissions très limitées.

Si sur le papier, cette technologie permet de cumuler le meilleur des deux mondes, dans les faits, c’est bien différent. Il faut savoir que l’Union européenne considère les autos équipées de cette solution comme des modèles électriques. De ce fait, elle applique des droits de douane très sévères si elles sont produites en Chine. Ce qui est le cas des voitures de Leapmotor. Mais la France a un autre point de vue.

Leapmotor C10 // Source : Leapmotor

Pour le gouvernement français, ces véhicules sont considérés comme des hybrides. De ce fait, ils ne sont pas éligibles à la prime CEE, qui remplace le bonus écologique. De plus, le leasing social leur passe aussi sous le nez. En revanche, ils sont soumis au malus écologique, qui est devenu plus sévère en 2026 mais aussi à la taxe sur le poids. Pour un Leapmotor C10 REEV, cette dernière atteint les 2 390 euros, à titre d’exemple. À noter que Mazda a mis fin à son MX-30 R-EV, faisant du constructeur chinois le seul à proposer un prolongateur en Europe.


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