
Jusqu’à encore très récemment, Leapmotor était vue comme une petite marque automobile chinoise méconnue du grand public. Fondée en 2015, la firme pourrait pourtant rapidement s’imposer, et pas seulement dans son pays natal. Le tout, bien aidée par son arrivée en 2024 dans le giron du groupe Stellantis, qui a investi pas moins de 1,5 milliard d’euros.
L’idée n’est plus seulement de vendre ses voitures en Europe : Stellantis veut désormais en produire en s’appuyant sur les technologies chinoises de Leapmotor.
Une nouvelle stratégie confirmée par l’annonce d’un SUV électrique conçu avec Leapmotor, qui portera le logo d’Opel et sortira d’une usine européenne du groupe. Sur le papier, cette nouvelle alliance serait très bénéfique pour les deux alliés. Car ils mettront en commun leur savoir-faire. Mais dans les faits, est-ce réellement le cas ?
Concrètement, la bascule est déjà industrielle : les Leapmotor B10 destinées à l’Europe sortent désormais d’Espagne et non plus de Chine, et la coentreprise Leapmotor International, qui pilote la distribution hors Chine, est contrôlée à 51 % par Stellantis. Le groupe européen garde donc, sur le papier, la main sur le canal commercial — c’est précisément ce que la partie chinoise voit d’un œil méfiant.
Concrètement, la bascule est déjà industrielle : les Leapmotor B10 destinées à l’Europe sortent désormais d’Espagne et non plus de Chine, et la coentreprise Leapmotor International, qui pilote la distribution hors Chine, est contrôlée à 51 % par Stellantis. Le groupe européen garde donc, sur le papier, la main sur le canal commercial — c’est précisément ce que la partie chinoise voit d’un œil méfiant.
Pas forcément, selon certains observateurs chinois, relayés par le site Italpassion. Ce dernier rappelle que pendant des années, c’est l’Europe qui fournissait sa technologie à la Chine. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Et ce n’est pas une bonne chose pour nos constructeurs locaux.

Sur les réseaux sociaux chinois cités par Italpassion, le rapprochement est même qualifié d’« alliance des perdants ». Car on le sait, la firme traverse d’importantes difficultés, avec des pertes de 22,3 milliards d’euros en 2025. Et rien ne dit que cette nouvelle stratégie avec Leapmotor améliore les choses. Notamment en termes d’image. Car désormais, le groupe européen est vu comme une entreprise dépendante de son partenaire pour survivre. C’est d’ailleurs ce qu’affirme un commentaire repéré par Italpassion.
Un détail change pourtant la lecture du rapport de force : Leapmotor a publié, pour 2025, son tout premier bénéfice net annuel — environ 540 millions de yuans, soit près de 70 millions d’euros, contre une perte de 2,82 milliards de yuans en 2024. Autrement dit, le partenaire chinois de Stellantis vient de basculer dans le vert au moment précis où le groupe européen affiche sa perte historique.
Un détail change pourtant la lecture du rapport de force : Leapmotor a publié, pour 2025, son tout premier bénéfice net annuel — environ 540 millions de yuans, soit près de 70 millions d’euros, contre une perte de 2,82 milliards de yuans en 2024. Autrement dit, le partenaire chinois de Stellantis vient de basculer dans le vert au moment précis où le groupe européen affiche sa perte historique.
Un avenir en pleine mutation
Ce dernier estime qu’« avec le temps, cela créera forcément des tensions. Soit une entreprise absorbera l’autre, soit l’une d’elles disparaîtra ». Et ce, alors que côté chinois, l’hypothèse d’une prise de contrôle progressive par Stellantis nourrit l’inquiétude.
À l’inverse, une partie des commentateurs chinois cités par Italpassion estime que c’est Leapmotor qui finira par s’imposer dans le groupe. Et que la firme chinoise a tout à fait raison de profiter des usines et du réseau du groupe européen sur le Vieux Continent. Car sans ça, elle n’aurait pas pu se développer aussi rapidement.
Mais une chose est sûre, une bascule est actuellement en train de se faire. Et désormais, l’Europe n’est plus leader, bien au contraire. Elle a en effet besoin du savoir-faire des marques chinoises pour tenter de rester dans la course. On pense aussi par exemple à Renault, qui a développé sa nouvelle Twingo E-Tech en Chine. Sans oublier l’alliance entre Volkswagen et Xpeng, entre autres. Et à ce sujet, le patron de Leapmotor ne mâche pas ses mots.

Car Zhu Jiangming explique qu’« aujourd’hui, les constructeurs chinois occupent le centre des salons automobiles chinois. Dans quelques années, ils occuperont le centre des salons automobiles mondiaux ». Et cela n’a rien de fantaisiste, bien au contraire. Car désormais, les marques venues de l’Empire du Milieu sont très présentes en Europe, dans les salons comme ailleurs. Et ce alors qu’en parallèle, Leapmotor a pour ambition de réaliser 60 % de sa production en dehors de la Chine.
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