On a une idée de l’autonomie XXL de la nouvelle Mercedes Classe C électrique grâce à ces premiers essais

 
La nouvelle Mercedes Classe C électrique a déjà été essayée par des journalistes. L’occasion d’apprendre son autonomie, et d’en savoir plus sur sa fiche technique et son confort face aux BMW i3 (Série 3 électrique) et Tesla Model 3.
Mercedes-Benz Classe C électrique // Source : Mercedes-Benz

Mercedes-Benz prépare le terrain pour l’un de ses lancements les plus importants de la décennie. La célèbre berline Classe C passe à l’électrique pour venir concurrencer frontalement la Tesla Model 3.

Ce développement intervient à un moment hautement stratégique sur le marché automobile, puisque sa rivale historique directe, la BMW i3 qui incarne la future Série 3 électrique, doit être dévoilée ce 18 mars 2026.

Bien que les prototypes présentés lors de ces premiers essais sur la piste d’Immendingen en Allemagne soient encore lourdement camouflés, les journalistes des médias anglophones Autocar et WardsAuto ont pu monter à bord. Leurs retours nous permettent de dresser un portrait technique très précis de cette berline de nouvelle génération.

Une autonomie généreuse permise par une nouvelle plateforme

La future Classe C électrique, connue en interne sous le code W520, reposera sur la nouvelle architecture MB.EA de Mercedes-Benz, la même que pour le nouveau GLC électrique. Ce châssis intègre un système électrique de 800 volts, une caractéristique technique cruciale qui autorise des puissances de recharge très élevées pour réduire le temps d’arrêt à la borne.

The all-new electric C-Class prototype

Les données communiquées aux journalistes par les ingénieurs de la marque font état d’une capacité de charge rapide en courant continu allant jusqu’à 330 kW. De quoi passer de 10 à 80 % en environ 22 minutes.

Du côté des accumulateurs, la berline proposera plusieurs choix. Les équipes de développement ont confirmé que les packs de batteries oscilleront entre 64 kWh et 94 kWh. Avec la batterie la plus imposante, l’autonomie dépassera les 700 km selon le cycle WLTP.

C’est une certitude, puisque l’actuelle GLC, avec la même cavalerie et la même batterie atteint 715 km. On peut donc imaginer un chiffre proche de 800 km pour la berline, qui consomme moins d’énergie grâce à sa forme aérodynamique.

Deux moteurs et une boîte à deux rapports

Le modèle essayé par les journalistes américains est une version de présérie haut de gamme baptisée C400 4Matic. Si Mercedes-Benz garde encore le silence sur la fiche technique définitive avant la présentation officielle prévue le mois prochain, la motorisation est calquée sur celle du récent GLC électrique.

Les essayeurs avancent une puissance d’environ 483 chevaux pour un couple massif de près de 808 Nm, des chiffres obtenus grâce à l’association de deux moteurs électriques. Il semblerait que des propositions C300 4Matic et C300 plus soient prévus, avec moins de puissance pour le premier et un seul moteur pour le second.

The all-new electric C-Class prototype

Un détail technique attire particulièrement l’attention sur l’essieu arrière de la voiture. Le moteur électrique principal est associé à une transmission à deux vitesses. Ce choix mécanique spécifique n’est pas anodin, car c’est une technologie qui permet de réduire drastiquement la consommation d’énergie lors des trajets sur autoroute, en évitant au moteur de s’emballer à haute vitesse.

Un second moteur situé à l’avant vient prêter main-forte pour assurer une transmission intégrale de la puissance au sol. Une version AMG encore plus radicale est d’ailleurs déjà en développement, avec l’intégration prévue de trois moteurs à flux axial et d’un nouveau concept de batteries composées de cellules cylindriques.

Un habitacle numérisé dans une carrosserie plus classique

Contrairement aux berlines EQE et EQS qui arborent un profil extrêmement courbé en forme de goutte d’eau, cette Classe C électrique revient à des proportions tricorps un peu plus traditionnelles.

La lunette arrière est toutefois très inclinée pour optimiser l’aérodynamisme, donnant un aspect de coupé fastback à la voiture, bien qu’elle conserve une malle de coffre classique et non un hayon.

Sous l’épais camouflage des véhicules d’essai, on devine également la calandre illuminée caractéristique des nouvelles productions de la marque. Une excellente nouvelle sur le plan pratique vient de l’ajout d’un coffre avant, communément appelé frunk, qui viendra augmenter le volume de chargement global.

À l’intérieur, le véhicule tire parti de son empattement rallongé et de l’absence de tunnel de transmission grâce au plancher plat inhérent à la plateforme électrique. L’espace aux jambes à l’arrière s’en trouve logiquement amélioré.

La planche de bord reprendra l’imposant système MBUX Superscreen déjà vu sur le GLC. Cette immense dalle regroupe un combiné d’instruments numérique de 10,3 pouces pour le conducteur, un écran central tactile de 14 pouces pour l’infodivertissement et un troisième affichage de 14 pouces dédié exclusivement au passager avant.

Les premières impressions sur route : le confort avant tout

Les impressions rapportées depuis le siège passager par les essayeurs d’Autocar et de WardsAuto convergent vers un même constat : le confort de roulement est exceptionnel.

Sur des pistes d’essais aux revêtements dégradés destinées à mettre en difficulté les châssis, le silence à bord est décrit comme frappant, avec des bruits de roulement parfaitement maîtrisés. La berline absorbe les irrégularités avec un excellent maintien de caisse, bien aidée par une suspension à double triangulation à l’avant et multibras à l’arrière.

Les finitions supérieures bénéficient en outre de la suspension pneumatique Airmatic. La maniabilité en virage est renforcée par l’intégration de roues arrière directrices capables de pivoter jusqu’à 4,5 degrés, ce qui réduit le rayon de braquage.

The all-new electric C-Class prototype

Ewald Dirks, ingénieur chez Mercedes-Benz, a détaillé l’approche des équipes de développement auprès du média britannique Autocar. « Nous voulions une voiture qui soit agile tout en offrant le confort habituel de la Classe C actuelle », a-t-il affirmé.

Il précise que le travail s’est concentré sur le ressenti de conduite en masquant la masse inhérente aux batteries. « L’objectif était que le conducteur ne remarque pas vraiment le surpoids lié au passage à la motorisation électrique. Par rapport à la Classe C à moteur thermique, c’est un tout autre niveau. L’écart entre les réglages les plus sportifs et les plus confortables est également beaucoup plus marqué. »

Fiche technique préliminaire de la Mercedes-Benz Classe C électrique

CaractéristiqueDonnées préliminaires issues des essais
PlateformeMB.EA (Architecture 800 volts)
Capacité de la batterieDe 64 kWh à 94 kWh
Autonomie estimée (WLTP)Supérieure à 700 kilomètres
Puissance de recharge rapide (DC)Jusqu’à 330 kW
Puissance moteur (C400 4Matic)Environ 483 ch
Couple moteur (C400 4Matic)Environ 808 Nm
TransmissionArrière ou Intégrale, avec boîte à deux rapports à l’arrière

Prix et disponibilité

La production de cette nouvelle berline débutera au deuxième trimestre 2026 dans l’usine de Kecskemét, en Hongrie.

En misant sur une architecture de 800 volts qui promet des temps de recharge records, une autonomie très rassurante de 700 kilomètres et un confort apparemment au sommet de son segment, Mercedes-Benz se donne de solides arguments pour contrer Tesla et BMW.

Il reste désormais à patienter jusqu’à la présentation officielle du mois prochain pour découvrir ses lignes définitives libérées de tout camouflage et connaître sa politique tarifaire, un élément qui sera décisif sur ce marché de plus en plus concurrentiel.

On imagine un tarif de départ autour des 65 000 euros pour cette première version haut de gamme avec la grande batterie, puis des déclinaisons moins onéreuses, autour des 55 000 euros pour la plus petite batterie.


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