
Nissan poursuit sur sa lancée en électrifiant sa gamme. Et comme pour sa petite Micra, cousine technique de la Renault 5 E-Tech, le constructeur va encore chercher du côté de la firme au losange. Cette fois-ci, c’est la petite Twingo E-Tech qui lui prête sa base technique. Ainsi, après la nouvelle Dacia Spring, la famille s’enrichit avec l’arrivée de la petite Pixo, dévoilée par Nissan le 23 septembre. Mais à vrai dire, ce n’est pas réellement une surprise.
Car les bruits de couloir évoquant l’arrivée d’une citadine électrique au sein du catalogue de la firme japonaise remontent à 2024. C’est ensuite dans le courant de l’année 2025 que le nom Pixo a été mentionné pour la toute première fois. Le nom n’est d’ailleurs pas nouveau chez Nissan : il désignait déjà une citadine vendue entre 2009 et 2013, qui n’était autre qu’une Suzuki Alto rebadgée.

Conçue pour le marché européen, cette nouvelle venue complète la gamme électrique renouvelée de Nissan, aux côtés de la Micra et de la Leaf que nous avions déjà pu essayer. Avant de pouvoir prendre son volant dans quelques mois, nous avons pu l’approcher en statique. Voici nos premières impressions à bord de cette petite citadine, qui se démarque de la Twingo par son avant, sa planche de bord retouchée et quelques équipements inédits.
Design : un lien de filiation évident, mais un style bien à elle
Comme pour la Micra avec la Renault 5 E-Tech, cette nouvelle Nissan Pixo partage de nombreux éléments de carrosserie avec la Twingo. Nissan ne s’en cache d’ailleurs pas :-le constructeur nous indique que toute la partie haute est commune aux deux citadines, ce qui se voit très bien. Autre lien de filiation indéniable, l’arrière. Et plus particulièrement la lunette, entourée d’un imposant contour en plastique brut. Comme sur sa cousine tricolore, c’est sans doute l’élément qui pourrait faire le moins l’unanimité.

Mais à part ça, la nouvelle Nissan Pixo est bien une petite auto à part entière, avec une personnalité propre. C’est surtout à l’avant que ça se voit. La forme du capot a été fortement retravaillée, tout comme la calandre. Bien sûr, nous retrouvons le logo de Nissan, qui permet de confirmer que nous sommes bien face à sa nouvelle citadine. La signature lumineuse, inspirée des pixels selon Nissan, est elle aussi totalement inédite. Cette dernière est très géométrique, et permet à la voiture de se distinguer de sa cousine.
Un peu plus sérieuse que cette dernière, la Pixo n’en reste pas moins plutôt fun. Et ça se voit avec les petits smileys disséminés un peu partout, et notamment directement dans les phares. Bien sûr, nous retrouvons le symbole composé de deux barres horizontales et trois verticales, ici sur la prise de charge. Un petit clin d’œil aux origines de Nissan, qui signifie « deux » et « trois » en japonais. De profil, la silhouette est identique à la Twingo, et les dimensions sont similaires.

Cette nouvelle venue mesure 3,80 mètres de long pour 1,51 mètre de haut et 1,79 mètre de large. Des dimensions compactes, associées à un rayon de braquage de 9,9 mètres, qui la rendent particulièrement adaptée à la ville. Pour l’heure, le Cx (coefficient de traînée) de la citadine n’a pas été confirmé par le constructeur. À noter enfin qu’elle se distingue de la Twingo par sa teinte violette exclusive (Wonder Purple), et Nissan nous a également confirmé qu’elle aurait droit au bleu de la Micra.
Habitacle : toujours très pratique
Si l’extérieur se distingue tout de même pas mal de la Twingo, ce n’est pas vraiment la même chose à bord. La nouvelle Nissan Pixo reprend en effet quasiment trait pour trait le poste de conduite de sa cousine, ce qui réduit les coûts de développement, comme sur la nouvelle Dacia Spring. Cependant, les observateurs les plus avisés remarqueront quelques petites évolutions. Et tout particulièrement sur la partie haute de la planche de bord, qui a été légèrement redessinée. On note également quelques discrets détails spécifiques, comme les aérateurs.

Ces derniers profitent d’un nouveau coup de crayon et arborent eux aussi les bandes formant les mots « Ni » et « San » (deux et trois en japonais). Juste en dessous, nous retrouvons la planche de bord reprise de la Twingo, avec son petit espace permettant de poser un téléphone. On note toutefois que le bouton pour les warnings est différent, et un peu moins visible sur la Pixo. La citadine au losange garde l’exclusivité pour la grosse touche qui rend hommage à la première génération.
La petite auto nippone a quant à elle droit à des contre-portes exclusives, qui arborent discrètement son nom. Celui-ci se retrouve aussi sur le volant, inchangé mais toujours très agréable à prendre en main. Et surtout, il conserve le commodo ultra-pratique pour régler la musique. L’ergonomie reste très bonne à bord de la citadine, notamment en ce qui concerne les commandes pour la climatisation. On retrouve de gros boutons bien pensés, et la touche permettant de désactiver les aides à la conduite est toujours présente à gauche.
Côté aides à la conduite, Nissan annonce une dotation de série plutôt généreuse pour la catégorie, avec notamment un régulateur de vitesse adaptatif capable de gérer les arrêts et redémarrages dans les bouchons, une alerte de franchissement de ligne et une aide au stationnement mains libres. De quoi marquer un point face à la Twingo, qui réserve son régulateur adaptatif Stop & Go à la finition Techno.

La nouvelle Nissan Pixo afficheun empattement de 2,49 mètres, ce qui est correct sans être très grand non plus. Dommage que le plancher soit un peu haut, ce qui oblige les plus grands gabarits à beaucoup plier les jambes. Comme la Twingo, et contrairement à la Spring, la banquette est composée de deux sièges indépendants, qui coulissent afin d’offrir plus de place dans le coffre. Celui-ci mesure entre 356 et 1 221 litres, dont 50 sous le plancher. C’est 19 litres de plus que la nouvelle Dacia Spring sièges relevés (337 litres), mais 62 litres de moins une fois la banquette rabattue (1 283 litres chez Dacia). La Twingo annonce de son côté jusqu’à 360 litres, sièges arrière avancés au maximum.
Infodivertissement : un système bien connu… mais en mieux
En nous installant à bord de cette nouvelle Pixo, nous aurions pu croire qu’il n’y aurait pas de surprise côté info-divertissement. Et pour cause, la citadine japonaise reprend là encore exactement le même écran tactile de 10 pouces que la Twingo. Ce dernier intègre le système d’infodivertissement fourni par Google. Il possède toutefois une particularité qui permet à cette nouvelle venue de faire mieux que ses cousines.

Il s’agit en effet de la première de la famille à recevoir de série l’assistant Gemini de Google. Cet assistant, aussi proposé depuis peu chez Volvo, arrive également sur la Twingo et la R5, mais seulement via une mise à jour déployée depuis le 15 juin 2026. L’assistant vocal fonctionne avec 16 langues différentes sur la Pixo, et il prend en charge la navigation ainsi que le divertissement. Nous le testerons plus longuement lors d’un prochain essai.
La Pixo est aussi la première de la famille à recevoir la reconnaissance faciale. Le conducteur est identifié dès qu’il s’installe dans le véhicule, et ses réglages personnalisés sont automatiquement appliqués. Cette technologie, habituellement réservée aux modèles haut de gamme, n’est pour l’instant proposée ni sur la Twingo ni sur la Spring. Du reste, nous retrouvons les mêmes équipements que la R5, dont le combiné d’instrumentation numérique de 7 pouces. Celui-ci est toujours très clair, tout comme l’écran tactile.

L’écran central fait preuve d’une ergonomie plutôt convaincante, rendant son usage très intuitif. Il intègre aussi un planificateur d’itinéraire, via Google Maps. À noter que la petite auto ne semble pas dotée d’un affichage tête-haute. Nissan détaillera les équipements par marché à partir de décembre, en même temps que les prix. Enfin, et comme sur la Twingo, nous retrouvons deux ports USB-C à l’avant, mais pas à l’arrière.
Motorisation, autonomie et recharge
La Nissan Pixo repose sur la plateforme RGEV Small du groupe Renault, commune à la Twingo et la nouvelle Spring. Les trois citadines partagent la même base technique. Comme ses cousines, cette nouvelle venue ne propose qu’une seule motorisation, de 60 kW, soit 82 chevaux. Ce qui est suffisant pour un usage urbain, puisque c’est de toute façon à ce type de route que se destine la citadine. D’ailleurs, cela se voit aussi au niveau de l’autonomie.

Nissan annonce jusqu’à 259 kilomètres selon le cycle WLTP pour la finition Advance, une valeur encore en attente d’homologation. C’est un peu mieux que les 250 kilomètres de la Spring, mais moins bien que les 263 de la Twingo. La raison ? Elle est probablement à chercher dans le poids, qui n’a pas encore été confirmé par Nissan dans son communiqué officiel. La nouvelle Pixo reprend la batterie LFP (lithium-fer-phosphate) d’une capacité de 27,5 kWh, une première pour un modèle Nissan vendu en Europe. Celle-ci peut encaisser une charge en courant continu de 50 kW de série.
Ce qui lui permet de passer de 15 à 80 % en 28 minutes environ. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est tout à fait correct pour une citadine. En courant alternatif, l’auto est livrée avec un chargeur embarqué de 11 kW. À noter aussi qu’elle a droit à la charge bidirectionnelle. En revanche, pas un mot sur une éventuelle pompe à chaleur. Mais on sait que cet élément n’est pas vraiment efficace sur les courts trajets. Or, c’est pour ceux-ci que la Pixo a été conçue.

Côté conduite, Nissan confirme dans son communiqué que la Pixo intègre l’e-Pedal, un mode de freinage régénératif qui permet de démarrer, d’accélérer, de ralentir et de s’arrêter avec la seule pédale d’accélérateur. Sur la Twingo, ce mode one-pedal est réservé à la finition Techno. Sur les performances, le constructeur reste en revanche assez peu loquace. Mais les journalistes de l’Argus indiquent que la Pixo pourrait passer de 0 à 100 km/h en 12,1 secondes, pour une vitesse maximale de 130 km/h. Ce sont les chiffres officiels de la nouvelle Dacia Spring, mais Nissan ne les a pas encore confirmés pour sa Pixo.
Prix et disponibilité : encore un mystère
Pour le moment, Nissan ne communique pas encore sur le prix de sa nouvelle Pixo. Mais nous en saurons plus au cours du mois de décembre, tandis que son lancement est prévu pour février 2027. Les premières livraisons devraient quant à elles démarrer en mars. Bonne nouvelle, la citadine devrait avoir droit à la prime CEE, puisqu’elle sera produite en Europe. Et plus précisément au sein de l’usine de Novo Mesto, en Slovénie, comme la Twingo et la Spring.

Pour mémoire, la Twingo démarre actuellement à partir de 19 490 euros, prime CEE non déduite. Elle affiche une puissance de 82 chevaux et une autonomie de 263 kilomètres WLTP. De son côté, la nouvelle Dacia Spring est affichée à partir de 17 900 euros, hors prime CEE. Ses caractéristiques techniques sont identiques, même si l’autonomie descend à 250 kilomètres WLTP.
On peut également citer la BYD Dolphin Surf, qui démarre à 19 990 euros en finition Active, avec une autonomie de 220 kilomètres dans cette version. La Leapmotor T03 est aussi une concurrente intéressante, du haut de ses 17 200 euros. La citadine chinoise peut quant à elle parcourir jusqu’à 265 kilomètres en une seule charge, tandis qu’elle affiche une puissance de 95 chevaux.
Sur le papier, la Pixo a en tout cas un argument de poids face à ses cousines : la recharge rapide de 50 kW et le chargeur embarqué de 11 kW sont de série sur toute la gamme. Sur la Twingo, il faut ajouter le pack Advanced Charge, facturé 500 euros, faute de quoi la citadine se contente d’un chargeur de 6,6 kW en courant alternatif. La recharge rapide est aussi en option sur la Spring. Si Nissan aligne ses tarifs sur ceux de la Twingo en décembre, la Pixo sera, à prix égal, la mieux équipée des trois pour recharger.

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