Voici la Nissan PIXO : elle corrige le principal défaut des Dacia Spring et Renault Twingo électriques

Prix mystère jusqu'en décembre

 
Nissan a présenté ce mercredi 23 septembre la PIXO, sa petite citadine 100 % électrique et abordable de segment A pensée pour l’Europe. Les premières livraisons sont attendues début 2027. La cousine des Dacia Spring et Renault Twingo E-Tech. Elle devrait démarrer autour de 20 000 €.
Nissan Pixo

Après la Leaf et la Micra relancées cette année, Nissan complète son trio électrique européen, cette fois sur le segment A, celui des voitures les plus courtes. Sous la carrosserie, on retrouve pourtant une vieille connaissance : la PIXO partage sa batterie, son moteur et sa plateforme avec la Renault Twingo E-Tech et la nouvelle Dacia Spring. Conçue par Nissan, elle est d’ailleurs fabriquée par Renault, dans l’usine slovène de Novo Mesto.

Le nom PIXO n’est d’ailleurs pas inédit chez Nissan. Entre 2009 et 2013, la marque vendait déjà une citadine baptisée Pixo, surtout au Royaume-Uni : il s’agissait alors d’une Suzuki Alto rebadgée. La nouvelle venue ne partage rien avec elle, si ce n’est le patronyme.

Côté fiche technique, la PIXO annonce 259 km d’autonomie homologués en cycle WLTP, la norme européenne, grâce à une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 27,5 kWh. C’est une première pour un modèle Nissan vendu en Europe : cette chimie, un peu moins dense que le NMC habituel, encaisse mieux les charges complètes répétées et vieillit lentement.

La recharge rapide en courant continu de 50 kW est livrée de série sur toute la gamme (contrairement à Renault et Dacia), de quoi passer de 15 à 80 % en 28 minutes, tandis que le chargeur alterné de 11 kW, bidirectionnel, couvre l’usage d’un citadin branché chaque nuit à domicile.

Nissan Pixo

Le moteur développe 60 kW, soit environ 82 chevaux, et le coffre affiche 356 litres, dont 50 de sous-coffre. Avec 3,80 m de long pour 1,79 m de large la marque annonce un diamètre de braquage de 9,9 m.

Une même voiture, trois logos

Cette parenté dépasse le simple habillage marketing. Batterie, moteur, plateforme : la PIXO reprend des composants déjà éprouvés sur route par la Dacia Spring restylée et par la Twingo électrique. Pour l’acheteur, ça veut dire des pièces communes et une mécanique connue avant même le premier tour de roue, donc plutôt de la réassurance côté fiabilité et entretien.

Nissan Pixo

Reste que la PIXO va cohabiter avec la Twingo E-Tech sur le même marché, alors qu’elles roulent sur la même base. Nissan mise sur le style et l’identité de marque pour éviter que les deux voitures se marchent dessus. Pourtant, on a l’impression de voir une Renault Twingo d’extérieur et un intérieur dénué d’intérêt.

De la techno haut de gamme, un prix encore secret

Là où la PIXO cherche à se démarquer, c’est sur l’équipement. Google intégré nativement, l’assistant IA Gemini disponible en 16 langues, la reconnaissance faciale (Face ID) qui charge les réglages du conducteur, un écran tactile d’infodivertissement de 10 pouces doublé d’un combiné numérique de 7 pouces : on tient là des fonctions rares sur une voiture de ce gabarit, d’ordinaire réservées aux modèles plus chers. De quoi soigner l’argument, à condition que la facture ne s’envole pas.

Nissan Pixo

Tout se jouera justement sur ce prix, encore inconnu mais qui tournerait autour des 20 000 euros. En face, la Citroën ë-C3 démarre à 19 990 euros, la Leapmotor T03 à 17 200 euros et la Renault Twingo à 19 490 euros, pendant que la Dacia Spring reste la moins chère du marché à 17 900 euros.

Fabriquée dans l’Union européenne, la PIXO a de bonnes chances de cocher les cases du bonus écologique français, même si Nissan ne l’a pas encore confirmé. Les tarifs par marché et les précommandes sont annoncés pour décembre.


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