Avec la fin de l’Oculus Go, les casques VR abordables appartiennent désormais au passé

L'Oculus Go s'en va

 

Porte d’entrée financièrement intéressante à la réalité virtuelle, l’Oculus Go n’apparaîtra plus au catalogue du constructeur américain deux ans après sa sortie. Un choix qui enterre les casques VR dits « abordables », pour laisser place à des dispositifs certes plus aboutis techniquement, mais également plus onéreux à l’achat.

Oculus Go

L’Oculus Go va progressivement disparaître du paysage de la réalité virtuelle

Accéder à une expérience en réalité virtuelle digne de ce nom à un prix abordable est-il encore envisageable aujourd’hui ? La question se pose au regard de la dernière annonce effectuée par Oculus, selon laquelle le modèle autonome Oculus Go disparaîtra de son offre en 2020 après deux ans de bons et loyaux services. Bien que des mises à jour du système et des correctifs de sécurité continueront d’être déployés jusqu’en 2022.

La disparition progressive des casques abordables

Le fait est que l’Oculus Go demeurait à ce jour l’une des solutions les plus intéressantes financièrement parlant pour expérimenter un contenu immersif respectable. Et force est de constater que ce type d’alternative a peu à peu disparu du paysage au cours des dernières années. Pour laisser place, aujourd’hui, à des casques plus chers, mais aussi plus adaptés aux usages du moment : le gaming en réalité virtuelle.

Le Samsung Gear VR semble quant à lui être abandonné par le constructeur coréen

Introduit à la Google I/O 2014, le Google Cardboard a été l’un des premiers casques VR lancés à un prix dérisoire. Avant que le Samsung Gear VR, plus abouti, ne lui fasse de l’ombre à un tarif légèrement plus élevé en 2015. Aujourd’hui, le produit de Samsung semble être laissé à l’abandon : en témoignent l’incompatibilité du Note 10 et l’absence d’annonce officielle lors de sa grande conférence d’août 2019, à New York.

La tendance de la solution autonome

N’occultons également pas le Daydream View de Google, dont la première version lancée en 2016 au prix de 79 dollars a laissé place à une seconde itération un an plus tard… pour finalement être mis sur le côté de la route en octobre 2019. Il n’empêche que ces solutions demeuraient à l’époque bien plus économiques qu’un Oculus Rift ou un HTC Vive, des casques beaucoup plus puissants et uniquement compatibles avec un ordinateur.

L’HTC Vive Focus, une solution adressée… aux professionnels

Puis vint le tour des dispositifs autonomes, de l’Oculus Go il y a deux ans à l’HTC Vive Focus principalement dédié aux entreprises, pour ne citer qu’eux. Commercialisé au prix de 159 euros dans sa configuration minimale, le premier nommé demeurait une porte d’entrée intéressante à la réalité virtuelle. Lorsque le second, avec son prix dépassant les 800 euros, ne s’adresse même pas au grand public.

Casser la tirelire

Aujourd’hui, la tendance est à la fois aux modèles haut de gamme compatibles avec les ordinateurs ainsi qu’aux solutions autonomes techniquement à la hauteur, à l’image de l’Oculus Quest. Sa capacité à offrir des expériences 6DoF (Degrees of Freedom) fait de lui un casque bien plus adapté au gaming, alors que le 3DoF du Go le cantonnait à des expériences moins attractives (visionnage de film, formation professionnelle), ainsi qu’à quelques jeux.

L’Oculus Quest, l’un des porte-étendards d’Oculus

L’arrêt de l’Oculus Go laisse donc orphelin l’univers de la réalité virtuelle en matière de casque capable d’offrir une expérience agréable et disponible à un prix raisonnable. Le PSVR existe bien à 300 euros… à condition d’acquérir une PlayStation compatible, constituant un coût supplémentaire.

De son côté, le Quest affiche un prix d’entrée de 449 euros dans sa configuration minimale, soit trois plus que celui du Go. En étant l’un des derniers grands acteurs à proposer de la réalité virtuelle accessible et honorable, Oculus clôt ici un petit chapitre de la VR en se concentrant uniquement sur des appareils haut de gamme et onéreux.

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