Prise en main de l’Iqoo 8 Pro : le meilleur des smartphones que vous ne pouvez pas utiliser

 

L'Iqoo 8 Pro est un smartphone pour l'heure réservé au marché chinois. Lors d'une rapide prise en main, nous avons pu nous faire une idée plus précise de ce qu'il cache sous sa carrosserie. Petit tour du propriétaire.

Vivo fête sa première année d’arrivée en France. La marque s’installe doucement dans le paysage tricolore avec sa série Y, plutôt située vers l’entrée de gamme, sa série V davantage tournée vers le milieu de gamme et la série X, constituée de flagships comme le X60 Pro. Petit Poucet par chez nous, on oublie parfois que Vivo est un colosse, notamment en Asie, où la marque vend des centaines de millions de smartphones. Et à l’instar d’autres marques chinoises, comme Poco chez Xiaomi ou Realme chez Oppo, Vivo abrite aussi des marques sœurs : Nex et Iqoo. Nous avons pu prendre en main l’un des smartphones issus de ces écuries : l’Iqoo 8 Pro.

Véritable vitrine technologique pour la firme chinoise, l’Iqoo 8 Pro est présenté comme « un smartphone haut de gamme très axé performance. » En effet, dans notre rapide prise en main, nous n’avons constaté aucun souci de fluidité, c’est même un smartphone très réactif que nous avons pu voir. Le smartphone profite à plein de son écran 120 Hz QHD+, un OLED E5 de chez Samsung, et réagit au doigt et à l’œil. Il tire sans doute parti de son SoC Snapdragon 888+, de ses 12+4 Go de RAM et de son système de refroidissement intégré, même si nous ne l’avons pas particulièrement éprouvé avec des applications gourmandes sur le peu de temps où nous l’avons eu entre les mains.

Stabilité et confort

L’Iqoo 8 Pro embarque également une puce d’affichage dédiée. Celle-ci a trois vertus : d’abord celle de « réduire la pression du GPU », mais aussi « d’augmenter la précision du HDR ». Enfin à l’instar de ce que proposent certains téléviseurs, grâce à cette puce, le téléphone est capable de transformer une image 60 FPS en 120 FPS. Bien sûr, ce n’est pas parfait, mais cela permet en théorie de profiter de ses jeux avec une plus grande fluidité.

Côté design, disons-le tout de suite, l’Iqoo 8 Pro est plutôt agréable à l’œil. Le confort suit grâce notamment à ses Bords incurvés et son épaisseur raisonnable pour un poids de 200 g. Il ne faudrait pas oublier ses deux revêtements disponibles (granuleux en noir, ou mat et lisse en blanc).

Double effet waouh

Au-delà de la fiche technique, deux petits effets « waouh » se sont dégagés lors de notre prise en main. Le premier est un capteur d’empreintes qui promet de fonctionner du feu de dieu (Google pourrait en prendre de la graine). Ce capteur est à la fois ultrasonique 3D, ce qui le rend plus rapide qu’un capteur classique (Vivo promet 0,2 seconde pour le déverrouiller), mais aussi 11,1 fois plus grand que le capteur du Iqoo 7, de taille normale. Résultat, l’enregistrement de l’empreinte se fait en une fois et le déverrouillage est grandement facilité. Voici ce que cela donne en vidéo.

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Deuxième petite fonctionnalité amusante de cet Iqoo 8 Pro : l’appareil photo propose un mode Horizon stable. Il s’agit d’une espèce de super Gimbal qui permet de tourner intégralement le smartphone, tout en gardant une image stable et qui ne tourne pas du tout. Cela n’est pas sans rappeler le maintien de l’horizon d’une GoPro et c’est plutôt chouette de voir cela sur un téléphone.

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Tant qu’à évoquer la photo, signalons la présence d’un capteur principal Sony IMX766V de 50 mégapixels (f/1,8), un ultra grand-angle plus petit, Sony IMX598, de 48 mégapixels (f/2,2) et un capteur dédié au portrait en zoom x2,5 en 16 mégapixels (f/2,2). À l’avant, un classique capteur 16 mégapixels nous attend.

OriginOS et charge rapide

La partie logiciel de cet Iqoo est assurée ici par OriginOS, un système d’exploitation destiné au marché chinois. Vivo ne cache pas le fait que si Iqoo venait à arriver sur le marché français, la marque opterait pour « Android stock ». Vitrine technologique oblige, la connectivité est poussée au maximum : Wi-Fi 6, 5G (dual-SIM), Bluetooth 5.2 (avec Aptx HD).

Malheureusement, les smartphones que nous avons pris en main étaient déjà chargés. Nous n’avons donc pas pu voir comment fonctionnait sa charge rapide 120 W. Vivo promet qu’il faut 18 minutes pour venir à bout de sa batterie de 4500 mAh. Ajoutons que le smartphone est compatible FlashCharge sans-fil 50 W.

Résultat des courses. Que ce soit via nos premières impressions à son contact ou à la lecture de sa fiche technique, on n’a qu’un seul souhait : que Vivo l’annonce pour la France de façon à ce qu’on puisse le tester comme il se doit.

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