« On peut acheter un cheval aujourd’hui » : l’étonnante comparaison de Volkswagen pour expliquer sa stratégie sur la voiture électrique

 
Faut-il interdire les voitures thermiques ? Pas pour un responsable du constructeur allemand Volkswagen, qui préfère donner envie aux clients de passer naturellement aux voitures électriques. Et d’expliquer sa pensée avec une comparaison incluant des chevaux.
Volkswagen ID. Polo // Source : Volkswagen

Les voitures électriques sont de plus en plus nombreuses sur les routes, et les chiffres le prouvent. En Europe, les ventes ont en effet grimpé de 33,8 % au mois d’avril 2026. Cependant, tous les automobilistes ne sont pas encore prêts à passer à cette motorisation, bien au contraire. Et ce pour de nombreuses raisons. Certains ont peur de passer trop de temps à la borne ou de manquer d’autonomie, quand d’autres n’ont tout simplement pas les moyens. Enfin, il existe aussi des conducteurs qui sont tout simplement opposés à cette alternative.

Et ça, Volkswagen a du mal à le comprendre. C’est ce qu’explique Martin Sander, en charge de la division véhicules particuliers du groupe allemand. Interrogé par le média AutoExpress, ce dernier n’a pas manqué d’humour pour illustrer son point de vue sur la voiture électrique. Pour lui, ceux qui ne veulent pas passer à l’électrique pour rester dans leur zone de confort ont tort. Et pour étayer son propos, il compare la voiture thermique aux chevaux. « Savez-vous quand les chevaux ont été interdits ? C’est une question piège, bien sûr : on peut acheter un cheval aujourd’hui. »

Volkswagen ID.4 // Source : Volkswagen

Mais l’homme d’affaires explique qu’« au fil du temps, de plus en plus de gens ont compris que pour se déplacer d’un point A à un point B, une voiture est bien plus pratique qu’un cheval ». Et le patron poursuit « aujourd’hui, je regarde par la fenêtre : peu de chevaux, surtout des voitures ». Il fait donc le parallèle avec les autos essence et diesel ainsi que l’électrique. Car pour le moment, il n’est pas encore interdit d’acheter un véhicule thermique. Pourtant, de plus en plus de conducteurs se tournent vers les VE.

Des barrières qui tombent peu à peu

Martin Sander laisse entendre que les automobilistes vont alors naturellement finir par se tourner vers les voitures électriques. Pour lui, « d’ici 2035, il ne restera que 3, 4 ou 5 % de clients qui souhaitent encore acheter un véhicule à moteur thermique ». Mais cela devrait arriver à une seule condition. Que les constructeurs et les pouvoirs publics lèvent tous les obstacles pour convaincre les clients. Et même les plus réfractaires.

Comment ? Les pistes sont nombreuses, incluant le développement des infrastructures de charge et en mettant en avant les avantages des véhicules électriques. Le constructeur veut aussi militer pour agir sur le prix de l’énergie. Pour le porte-parole de Volkswagen, « progressivement, de plus en plus de clients seront convaincus ». Et pour y arriver, la firme de Wolfsburg veut aussi appliquer en Europe ses méthodes mises en place en Chine. « Tout repose sur l’échelle, l’efficacité et les coûts, et c’est ce sur quoi nous travaillons activement. »

Volkswagen ID. Cross // Source : Volkswagen

Cependant, Volkswagen continue de refuser de proposer les prolongateurs d’autonomie sur le Vieux Continent, contrairement à Leapmotor, par exemple. Et ce alors que Volkswagen propose déjà des électriques, des hybrides simples et des hybrides rechargeables. Cela ferait tout simplement trop. En parallèle, le constructeur veut étoffer sa gamme de VE, avec notamment sa nouvelle ID. Polo et la version GTI qui arrivera sous peu. Par ailleurs, il prépare un SUV électrique qui devrait prendre le nom d’ID. Tiguan.


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