
Renverser un paquet de semoule sur le carrelage, tendre le doigt vers le tas et dire « Hey Matic, nettoie ça ». Le robot recule de quelques centimètres pour mieux voir, allume son écran, puis va faire le boulot. Un journaliste de Gizmodo a rejoué la scène cette semaine, ça marche. On est loin du rituel habituel, celui où on déverrouille son téléphone, ouvre une application, cherche la bonne pièce sur une carte et lance un cycle en espérant que le robot ne s’emmêle pas dans un câble.
Le nom de la marque ne dira rien à grand monde ici. Matic ne vend qu’aux États-Unis, n’a jamais fait de campagne en Europe, et son robot n’est pas référencé chez le moindre distributeur français. Aux États-Unis, la startup a pourtant décroché ce qu’aucun aspirateur robot n’avait obtenu de Wired, s’est fait une place dans une catégorie verrouillée par Shenzhen, et vient de recevoir un coup de pouce réglementaire dont ses concurrents se seraient bien passés. Un cas intéressant à observer de loin, avant qu’il ne débarque peut-être un jour chez nous.
Un 10/10 chez Wired, et ce qu’il faut en penser
La note vient d’Adrienne So, Senior Commerce Editor chez Wired, dans un test publié à l’automne 2025. Sa formule est précise : c’est le seul 10/10 qu’elle ait attribué en plus de dix ans de tests de produits. Matic, dans sa communication, va plus loin et parle de la première note parfaite de Wired en dix-sept ans d’essais. La nuance a son importance, la seconde affirmation vient du communiqué de la marque et n’est pas vérifiable ailleurs. La première, en revanche, est une déclaration signée d’une journaliste qui teste des aspirateurs robots à longueur d’année.

Le reste de la presse américaine a suivi sans aller jusque-là. The Verge a mis 9/10 et parlé du meilleur aspirateur robot du marché, ZDNet et Gizmodo ont donné leur mention de la rédaction. Les laboratoires indépendants sont plus mesurés : le classement d’août 2026 de Vacuum Wars, établi sur plus de 205 modèles testés, place le Dreame L60 Ultra PE en tête, et le Matic n’y figure pas. D’autres tests lui accordent 8,5/10 en pointant une navigation lente, l’impossibilité de passer sous les meubles, et l’absence de base multifonction.
Le produit est donc excellent sur un terrain précis et perfectible ailleurs. Ce qui a emballé les testeurs américains tient moins aux performances brutes qu’à la sensation d’utiliser une machine qui comprend ce qu’elle voit, dans une catégorie où on a l’habitude de ramasser les câbles avant de lancer un cycle.
Deux anciens de Nest et un abonnement à 125 dollars par mois
La société a été fondée en 2017 à Mountain View sous le nom de Matician, par Navneet Dalal, ancien chercheur chez Google, et Mehul Nariyawala, qui pilotait le portefeuille de caméras de sécurité chez Nest. Deux profils de vision par ordinateur, donc, pas deux spécialistes de l’électroménager. Nariyawala résume la motivation de départ sans détour : on rêvait de Rosey, la robote des Jetsons, et on a eu des disques qui se cognent partout.
Le robot vacuum n’était même pas l’objectif initial. Dalal a expliqué avoir choisi cette catégorie parce qu’un aspirateur doit couvrir chaque centimètre carré d’un logement, ce qui en fait un excellent outil de cartographie intérieure. La donnée de plan d’appartement intéresse beaucoup de monde, comme l’a montré la tentative de rachat d’iRobot par Amazon pour 1,7 milliard de dollars.

Le premier modèle économique n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Matic devait se louer 125 dollars par mois, tout compris, maintenance et pièces d’usure incluses, sur le principe du robot en tant que service pratiqué dans l’industrie. L’idée a été abandonnée au profit d’une vente sèche à 1 795 dollars, ramenée à 1 495 dollars pour les précommandes de novembre 2023, avec des livraisons annoncées pour mars 2024.
Le financement est venu par vagues : 5,6 millions de dollars en amorçage en 2019, mené par Matt Rogers, cofondateur de Nest, puis 24 millions en série A fin 2023 avec Nat Friedman, les frères Collison de Stripe, Adam D’Angelo et Jack Dorsey au capital, et une série B en 2025. Les bases de données financières situent le total autour de 107 millions de dollars, environ 92 millions d’euros, quand Matic revendique 115 millions dans sa communication. Pour ce montant, la startup annonçait 6 000 robots livrés en janvier 2026, et parle aujourd’hui de 13 000 foyers équipés. À l’échelle du secteur, c’est une goutte d’eau.
Cinq caméras, pas de LiDAR, et un sac au lieu d’une base
Matic a fait deux choix techniques que personne d’autre n’assume à ce niveau de gamme. Le premier concerne la navigation. Là où la quasi-totalité du marché empile LiDAR, capteurs et pare-chocs, le Matic se repose sur cinq caméras RGB infrarouge et un module Nvidia Jetson Orin Nano doté de 4 Go de mémoire, qui construit une carte 3D photoréaliste du logement. L’argument maison tient en une phrase : un laser détecte qu’il y a quelque chose, il ne dit pas si c’est un mur, un jouet ou un câble d’iPhone. Les caméras permettent de trancher, et donc d’éviter au lieu de s’arrêter.


Jusqu’au 31 Août, le LUBA 3 AWD 3000 perd 200 € ! Technologie de navigation Tri-Fusion, LiDAR 360°, performances tout-terrain, il planifie ses itinéraires de manière intelligente, propose une tonte puissante et évite plus de 300 obstacles. Bref, ne tondez plus en 2026 !

Ce choix a une conséquence directe sur la vie privée, et c’est devenu l’argument central de la marque. Tout le traitement se fait à bord, les images sont analysées puis effacées à la volée, la carte du logement reste dans la machine. Le robot fonctionne même en Bluetooth seul, sans connexion internet, ce qui le rend insensible à une panne de box comme à une éventuelle disparition de l’entreprise. Sur un marché où les aspirateurs à caméras chinois font régulièrement l’actualité pour des remontées de données discutables, l’argument porte.
Le second choix est plus radical encore. Le Matic n’a pas de base multifonction. Pas de station qui lave la serpillière à l’eau chaude, pas de séchage à air pulsé, pas de bac à eaux usées. L’eau sale est essorée directement dans le sac HEPA embarqué, où une poudre antimicrobienne la fige en gel. La contrepartie, c’est qu’on remplace ce sac environ une fois par semaine en usage quotidien, à 10 dollars les quatre. Le rouleau lavant tient un à trois mois, la brosse principale cinq mois. Les consommables finissent par peser dans le budget.

Sur le nettoyage pur, les mesures sont flatteuses. Le robot passe en trois temps, la surface générale d’abord, les bords ensuite, puis les plinthes et les recoins sous les meubles de cuisine. Sur le test d’aspiration de poils d’animaux incrustés dans la moquette, il obtient un score parfait quand la moyenne du secteur tourne autour de 81 %. Il annonce aussi 55 dB en aspiration et 52 dB en lavage, ce qui autorise les cycles de nuit. L’autonomie couvre 2 h 30 d’aspiration ou 3 heures de lavage, avec reprise automatique après recharge.
Neuf ans pour en arriver à un doigt pointé
Les micros dormaient dans la machine depuis la première livraison, inactifs, en attendant que le logiciel suive. Nariyawala raconte que l’équipe travaillait sur l’interaction vocale et gestuelle dès la fondation en 2017, avec une première démo à l’automne 2018. Il aura fallu huit ans de plus pour la mettre entre les mains des clients, sous le nom de Matic Cues, déployée le 13 août par mise à jour gratuite sur tous les robots en circulation.
Le robot répond au mot-clé « Hey Matic » dans plus de 70 langues, se tourne vers la personne qui l’appelle, affiche « Listening » sur son écran, puis exécute. Il comprend le doigt pointé vers le sol, accepte de suivre son propriétaire de pièce en pièce, et encaisse des instructions enchaînées du type « aspire le tapis de la salle à manger puis passe la serpillière sur le carrelage de la chambre ». Détail savoureux : l’application Matic ne permet toujours pas de régler un mode de nettoyage pièce par pièce. La voix, si.

Il y a un accroc, et il touche justement le pilier de la marque. La commande vocale transite par les serveurs de Google Gemini. C’est la première fonction du robot qui exige une connexion internet, dans une machine conçue depuis neuf ans pour s’en passer. Nariyawala assure vouloir faire tenir le modèle dans les 4 Go embarqués, avec « 80 % du bénéfice » en local. En attendant, le « tout en local » n’est plus tout à fait vrai, et la fonction reste heureusement optionnelle.
Sur le vocal, les Chinois n’ont pas attendu Matic : Ecovacs a Yiko, Roborock a « Hello Rocky », et ces robots démarrent un cycle à la voix depuis plusieurs générations. Ces marques ont d’abord assemblé pour les autres, puis copié, avant de fixer elles-mêmes le standard technique de la catégorie, bras robotisé chez Roborock, module qui monte les escaliers chez Dreame.
Pour aller plus loin
Se déplacer sur un lit ou encore monter les escaliers, voici les dernières nouveautés des aspirateurs et laveurs robots
La vraie exclusivité de Matic tient donc au geste. Le testeur de Gizmodo nuance quand même : le robot nettoie la zone désignée, il ne reconnaît pas la nature de la saleté qu’on lui montre. La fonction « suis-moi » perd sa cible dès qu’on tourne un angle, ou qu’elle confond des pieds de chaise avec des jambes humaines. Côté propriétaires, les remontées publiques évoquent aussi un lavage qui laisse de l’eau derrière lui et des alertes de réservoir vide déclenchées à tort. Le produit est très bon, mais vous l’aurez compris, il n’est pas magique.
Pour aller plus loin
Bras articulés, jambes robotiques : voici les aspirateurs robots du futur selon Dreame
Assez visible pour agacer la concurrence
Avec 13 000 foyers équipés, Matic ne menace personne en volumes. La marque a pourtant atteint un seuil de notoriété qui se mesure autrement. Nariyawala a publiquement reproché à Anker, maison mère d’Eufy, d’avoir glissé le mot « Matic » dans la description Amazon d’un de ses produits, une pratique de captation de recherche qu’on ne déploie pas contre une marque que personne ne cherche. Sur une place de marché où l’algorithme fait la loi, se faire squatter son nom vaut certificat d’existence.

Le mouvement est visible ailleurs. Le rouleau lavant, que Matic a poussé quand la concurrence jurait par les patins rotatifs, est arrivé chez Roborock avec le Qrevo Curv 2 Flow, chez Dyson avec le Spot+Scrub Ai, chez Narwal avec le Freo 20. L’approche vision plutôt que laser, longtemps moquée, se retrouve désormais couplée au LiDAR chez tous les haut de gamme, avec des systèmes qui reconnaissent 190 objets et plus. Sur les usages, le marché va dans la direction que Matic avait choisie il y a neuf ans.
Washington vient de lui offrir une porte fermée derrière lui
Le 28 juillet, le bureau Public Safety and Homeland Security de la FCC a publié la note DA 26-786, qui ajoute les « dispositifs robotiques avancés » produits à l’étranger à sa Covered List, la liste noire créée par le Secure and Trusted Communications Networks Act de 2019 où figurent Huawei et ZTE depuis 2021. Un appareil qui y entre ne peut plus obtenir d’homologation FCC, donc plus être importé ni vendu. La définition retenue est large :
- un robot autonome piloté par logiciel, capable de percevoir son environnement
- pesant plus de 2 kilos, base de charge comprise
- capable de se déplacer au sol et d’éviter les obstacles
- doté d’une connectivité sans fil et pilotable à distance
Un aspirateur robot coche les quatre cases. C’est la troisième catégorie visée en huit mois, après les drones en décembre 2025 et les routeurs en mars 2026. Le texte ne nomme jamais la Chine, il parle de production étrangère, définie par le standard Buy American : pour y échapper, il faut fabriquer aux États-Unis avec plus de 65 % de composants domestiques, seuil appelé à monter. Les appareils déjà homologués restent en vente, ceux déjà installés continuent de fonctionner. Seuls les nouveaux modèles sont concernés.
Matic, assemblé à la main en Californie, se retrouve du bon côté de la barrière. La société a tout de même déposé une demande de dérogation, faute d’atteindre elle-même le seuil de composants américains, et juge l’agence « très coopérative ». Le calendrier de son communiqué sur Matic Cues, publié deux semaines après la décision et titré sur le sujet, ne doit rien au hasard.
Dyson non plus n’a pas le bon passeport
En face, la référence historique s’est effondrée. iRobot, qui a lancé le premier Roomba en 2002 et culminait à près de 1,6 milliard de dollars de revenus en 2021, a déposé le bilan le 14 décembre 2025. Le rachat par Amazon avait capoté en janvier 2024 sous la pression des régulateurs, contre 94 millions de dollars d’indemnité. Les droits de douane de 46 % sur le Vietnam, où sont fabriqués la plupart de ses appareils vendus aux États-Unis, lui ont coûté 23 millions supplémentaires sur la seule année 2025. Le plan de restructuration est effectif depuis le 23 janvier 2026 : Shenzhen Picea Robotics a converti 254 millions de dollars de créances en 100 % du capital, les actionnaires historiques ont été effacés. Picea, née en 2016 dans un programme public de Shenzhen, emploie plus de 7 000 personnes, a produit plus de 20 millions d’aspirateurs robots, fabrique pour Xiaomi, Haier et Electrolux, et vend sa propre marque 3i. L’inventeur de la catégorie appartient à son sous-traitant.
Pour aller plus loin
Test du Dyson Spot+Scrub Ai : le prix d’une quasi-perfection
Une marque non chinoise tient encore la position, et elle est britannique. Dyson a dévoilé le Spot+Scrub Ai en septembre 2025, son premier robot capable d’aspirer et de laver dans la même session, arrivé en France au début de l’année à 1 199 euros et aux États-Unis le 12 mars. La machine repère les taches à la caméra, repasse dessus tant qu’elles résistent, arrose son rouleau microfibre d’eau à 60 °C par douze buses, et vide sa poussière dans une base sans sac à dix cyclones. La première tentative de la marque s’était pourtant mal terminée, le 360 Vis Nav de 2023 n’étant pas du tout à la hauteur.

Dyson ne coche surtout pas la case qui compte à Washington. Ses machines sont conçues au Royaume-Uni et assemblées en Malaisie, à Singapour et aux Philippines, hors de Chine, ce qui lui avait épargné les surtaxes visant Pékin. La Covered List raisonne autrement, elle se fonde sur le lieu de fabrication. La presse américaine cite explicitement la gamme 360 parmi les concernées, avec les Jet Bot de Samsung et les CordZero de LG, même si aucune de ces marques n’a communiqué sur le sujet. Trois acteurs non chinois, trois fabrications asiatiques, trois dossiers a priori bloqués pour tout nouveau modèle. Matic se retrouve seul dans sa catégorie, ce qui en dit long sur l’étroitesse de la porte laissée ouverte.
Les Chinois pèsent 70 % du marché mondial
Selon IDC, 32,72 millions de robots de nettoyage domestique ont été expédiés dans le monde en 2025, en hausse de 20,1 %, et les cinq premières marques sont toutes chinoises : Roborock avec environ 5,8 millions d’unités, Ecovacs 4,7 millions, Dreame 3,4 millions, Xiaomi 2,2 millions et Narwal 1,7 million, soit près de 70 % du total. DJI est venu densifier le peloton avec son Romo P. Dreame était premier en volumes en France, en Italie et en Belgique dès le premier trimestre 2025, et dépassait 40 % de part de marché dans dix-huit pays.
Cette domination ne s’exerce pas partout avec la même force. Le catalogue disponible aux États-Unis a toujours été plus étroit et plus tardif que le nôtre : le Dreame L40 est sorti en France, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie sans jamais traverser, et le Roborock Saros 20 figurait au catalogue mondial bien avant d’être achetable outre-Atlantique. Depuis le 28 juillet, ce décalage se transforme en gel. Un acheteur américain compare le Matic à une génération de robots qui va cesser de se renouveler, avec un Roomba en tête de gondole qui appartient maintenant à Picea.
Pour aller plus loin
Test du Roborock Saros 20 et Saros 20X : une puissance élevée pour un nettoyage impeccable
Et en France, un jour ?
La réponse officielle tient en une ligne sur la page d’assistance de Matic : le robot n’est expédié qu’aux États-Unis, et l’entreprise dit travailler à élargir sa zone de vente. Aucune date, aucun marché cité, aucun marquage CE annoncé. Le blocage n’a rien de logiciel, puisque Cues comprend déjà le français parmi ses 70 langues et que l’application existe sur iOS 17.2 comme sur Android 14.
Il tient à l’échelle industrielle. Matic assemble à la main dans son usine californienne, un choix revendiqué pour protéger sa propriété intellectuelle, et revendiquait 6 000 robots livrés en janvier 2026, quand Roborock en expédie 5,8 millions par an. La société veut quadrupler sa surface pour atteindre environ 9 300 mètres carrés, dont plus de la moitié dédiée à l’assemblage. Elle a aussi renoncé au modèle successeur qu’elle attendait pour 2027, préférant tirer le maximum du matériel actuel, ce qui écarte une révision compatible 230 volts à court terme. Mehul Nariyawala précise s’approvisionner en batteries et en caméras en France, ce qui ne rapproche pas le robot des salons français pour autant.

Le prix ne facilite rien. Le Matic est passé de 1 095 à 1 245 dollars, environ 1 080 euros hors taxes, et il montera à 1 495 dollars le 9 septembre, soit très exactement le tarif de précommande de novembre 2023 présenté à l’époque comme une remise temporaire. Nariyawala chiffre la douloureuse : 4 Go de mémoire lui coûtaient 12 dollars l’an dernier, contre environ 120 dollars aujourd’hui. Une fois la TVA payée, cela ferait près de 1 550 euros chez nous, sans base qui lave et sèche la serpillière, face à un Spot+Scrub Ai à 1 199 euros et à un Roborock Saros 20 qu’on trouve autour de 1 289 euros. Pour tous les autres budgets, un Xiaomi Robot Vacuum H40 ou notre sélection d’aspirateurs robots abordables reste plus raisonnable.
Matic signe le produit le plus intéressant de la catégorie et le vend dans un seul pays, en s’appuyant sur une décision réglementaire qui plombe ses concurrents. La maîtrise technique est réelle, le calendrier tombe à pic. On saura vite si un aspirateur robot à 1 495 dollars tient debout hors d’un marché où la concurrence est tenue à distance par décret.
Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.