
Il ne se passe quasiment pas une semaine sans que nous évoquions l’arrivée en Europe d’une nouvelle marque chinoise. Après Xpeng, Leapmotor ou encore Denza, c’est au tour de Geely de faire son arrivée chez nous. Le groupe éponyme, qui possède notamment Volvo, Lotus et Polestar, lance désormais sa marque sur notre territoire. Et on peut dire qu’elle possède de grandes ambitions avec une gamme qui devrait s’étoffer, incluant plusieurs voitures électriques.
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Le problème, c’est que les VE chinoises sont pour mémoire soumises aux droits de douane en Europe. Ce qui a pour effet de faire grimper les prix pour les clients, à moins que les constructeurs ne fassent le choix de rogner sur leur marge. Dans tous les cas, cela pose de réels soucis. C’est pour cela qu’ils sont désormais de plus en plus nombreux à envisager une production directement en Europe. Et Geely ne fait donc pas exception. Or, construire sa propre usine coûte très cher.

Alors, la firme a une idée : se tourner vers un constructeur déjà établi. En l’occurrence Ford, qui avait déjà exprimé sa volonté d’aider les marques chinoises aux États-Unis. Et voilà que la marque américaine semble aussi disposée à le faire en Europe, comme l’explique La Tribuna de Automoción. Car Geely vient tout juste de conclure un accord avec l’entreprise à l’ovale bleu pour racheter une partie de son usine située en Espagne, près de Valence.
Une stratégie gagnant-gagnant
L’idée avait déjà été évoquée au mois de février, et voilà qu’elle devient donc enfin officielle. Ainsi, Geely est désormais propriétaire de la ligne de production « Body 3 » de l’usine d’Almussafes, à proximité de Valence en Espagne. Il s’agit de la plus récente, mais aussi de la moins sollicitée, comme le rappelle Numerama. Et pour cause, un seul modèle Ford y est produit, à savoir le Kuga, qui est aussi assemblé sur deux autres chaînes. Les deux partenaires trouvent un intérêt à cette collaboration.
Ford engrange de l’argent et évite de laisser une ligne de montage inutilisée qui lui coûterait cher. En parallèle, Geely profite d’une réelle indépendance et pourra éviter les droits de douane sur les autos produites dans cette usine.

Pour l’heure, l’identité des modèles qui seront fabriqués sur place n’a pas encore été confirmée, mais des bruits de couloirs évoquent la petite EX2. Rivale de la Renault 5 E-Tech, elle repose sur la plateforme GEA et affiche une autonomie maximale de 325 kilomètres WLTP. Elle devrait être lancée en France et en Europe au Mondial de l’Auto de Paris en octobre 2026.
En parallèle, le constructeur chinois produirait aussi une voiture électrique pour Ford. Celle-ci reprendrait la même base technique, et il pourrait s’agir d’une nouvelle version de son Bronco, déjà commercialisé en zéro émission (à l’échappement) en Chine. Désormais, cette variante pourrait tout à fait débarquer en Europe grâce à cette nouvelle collaboration. Mais cela reste encore à confirmer pour le moment. Cette stratégie pourrait permettre à l’usine de la marque américaine de retrouver des niveaux de production d’avant la crise sanitaire.
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