Elon Musk aurait acquis 10 000 GPU pour lancer Twitter sur l’IA

Des GPU par dizaines de milliers

 

Elon Musk aurait lui aussi l'intention de se pencher sérieusement, très sérieusement, sur l'IA générative. On apprend ainsi que l'entrepreneur aurait acheté pas moins de 10 000 GPU pour motoriser les efforts de Twitter sur ce terrain.

Elon Musk
Elon Musk

Après avoir embauché deux anciens chercheurs de DeepMind, Twitter serait en train de se constituer un immense parc de cartes graphiques pour motoriser ses efforts sur le terrain de l’intelligence artificielle générative. C’est en tout cas ce que rapporte Business Insider, dont les informations ont été reprises ce mardi par Engadget. On apprend qu’Elon Musk aurait en effet acquis pas moins de 10 000 GPU en vue de les utiliser dans l’un des deux centres de données que l’entreprise détient toujours.

D’après une source contactée par le média américain, cet achat massif serait une preuve de « l’engagement » d’Elon Musk sur le terrain de l’IA générative. Toujours selon les informations de Business Insider, ce projet impliquerait, in fine, la création d’une IA que Twitter entrainerait en interne, à partir de ses propres monceaux de données.

Une IA générative sur Twitter… mais pour quoi faire ?

Reste à savoir pour quoi faire. Engadget estime qu’une IA générative pourrait permettre à la firme d’améliorer sa recherche, voire de l’aider à reconstruire son activité publicitaire — largement compromise par le rachat d’Elon Musk et les mesures souvent erratiques (voire complètement incongrues) mises en place sur la plateforme par le milliardaire.

Quoiqu’il en soit, et comme le souligne le site spécialisé, ces nouvelles informations donnent une saveur différente aux récentes prises de position d’Elon Musk concernant l’IA générative et ses progrès fulgurants ces derniers mois. Récemment, l’homme d’affaires signait par exemple une lettre ouverte appelant les géants de la Tech à une pause de 6 mois sur le développement de l’IA. Un laps de temps qui pourrait éventuellement avantager Twitter, pour l’instant très en retrait sur ce marché.

Courant mars, Elon Musk s’est aussi dressé contre le statut d’organisme à but non lucratif, puis à « but lucratif plafonné » d’Open AI. Une entreprise qu’il avait pourtant co-fondé en 2015.

« Je ne comprends toujours pas comment une organisation à but non lucratif, à laquelle j’ai fait un don d’environ 100 millions de dollars, a pu devenir une entreprise à but lucratif plafonné avec une capitalisation boursière de 30 milliards de dollars. Si c’est légal, pourquoi tout le monde ne le fait-il pas ? », s’était-il exclamé. Des propos potentiellement liés à un ressentiment personnel, car si l’on en croit un récent article de Semafor, Musk aurait demandé (sans succès) qu’on lui confie la direction d’Open AI en 2018.