Intel passe au Wi-Fi 6E avec l’AX210, sa première carte M.2 compatible

Intel passe le mur des 6 GHz

 

En pleine phase d’ascension au sein de l’industrie du sans-fil, le Wi-Fi 6E fait son apparition pour la première fois chez Intel au travers de la puce M.2 AX210. Cette dernière ne concerne que la Chine, mais pourrait rapidement être introduite sur d’autres marchés.

Intel lance en Chine sa première puce Wi-Fi 6, l’AX210, au format M.2

Intel lance en Chine sa première puce Wi-Fi 6, l’AX210, au format M.2 // Source : Intel

Alors que le Wi-Fi 6 devient de plus en plus courant, Intel embraye sur la dernière technologie ratifiée par la Wi-Fi Alliance en janvier dernier : le Wi-Fi 6E. Cette nouvelle norme a pour principale particularité de fonctionner sur la bande des 6 GHz pour proposer à la fois une latence réduite et de meilleurs débits. Intel commence à l’exploiter avec une première puce M.2. Baptisé AX210, ce module prend donc en charge nativement le Wi-Fi 6E tout en se basant sur le standard IEEE 802.11ax. Le support du Wi-FI 802.11 ac (Wi-Fi 5) reste bien entendu assuré.

Notons que pour l’heure, Intel n’a pas encore fourni de détails précis quant aux modalités de commercialisation de son premier module Wi-Fi 6E. On apprend simplement de GizmoChina qu’il est pour l’instant réservé au marché chinois. D’autres régions devraient néanmoins être assez rapidement concernées par ce produit.

Une puce compatible avec les ordinateurs portables et de bureau

Grâce à son format M.2 2230, l’Intel AX210 peut être ajoutée à une carte mère de PC de bureau, mais aussi à des ordinateurs portables. Elle devrait donc contribuer à l’essor du Wi-Fi 6E sur les machines professionnelles et grand public, tout d’abord en Chine et potentiellement rapidement aux États-Unis. En Europe, la chose pourrait prendre (un peu) plus de temps.

En effet, l’ANFR n’a donné qu’en septembre 2019 son feu vert pour l’harmonisation de la bande des 6 GHz pour les technologies Wi-Fi. Jusqu’à présent, la bande des 6 GHz promise par le Wi-Fi 6E était réservée dans nos contrées aux « faisceaux hertziens, au service fixe par satellite et à la radioastronomie », rappelait l’Agence, et elle était « adjacente à la bande des systèmes de transport routier intelligents (Road ITS) et de signalisation ferroviaire pour les trains urbains et de banlieue (CBTC) ».

« L’ouverture de la bande 6 GHz au Wifi n’est donc envisageable qu’à la condition de protéger ces usages », pouvait-on ainsi lire du billet de l’ANFR, qui évoquait alors une possible amorce de décision en juin.

On apprenait finalement fin octobre que les instances spécialisées de l’UE ont entre temps étudié un premier projet de règlement sur le Wi-Fi 6 GHz, qui pourrait donc ainsi commencer à se matérialiser peu à peu sur le Vieux continent à compter du début 2021.

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