Introduction

Oppo est de retour en France, et le premier smartphone que cette nouvelle ère qu’il nous est donné de tester est le R15 Pro, dernier descendant en date d’une lignée partageant le même ADN que les smartphones de OnePlus. Est-ce un gage de qualité ? Nous allons voir cela !

Oppo a frappé un grand coup en présentant le Find X, mais, au vu de son prix, ce dernier ressemble plus à une vitrine technologique qu’à un véritable fer de lance. Non, le smartphone qu’Oppo espère certainement vendre par palettes entières, c’est le R15 Pro, un smartphone qui n’est pas sans avoir quelques airs de famille avec les téléphones de OnePlus.

Fiche technique

Modèle Oppo R15 Pro
Version de l'OS Android 8.1
Interface ColorOS
Taille d'écran 6,28 pouces
Définition 2280 x 1080 pixels
Densité de pixels 401 ppp
SoC Snapdragon 660 à 2,2GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 512
Mémoire vive (RAM) 6 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:16 Mégapixels, Capteur 2: 20 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 20 Mégapixels
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Oui
Bluetooth 5.0 + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
SIM 2x nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) microUSB
Géolocalisation Oui
Batterie 3430 mAh
Dimensions 156,5 x 75,2 x 8 mm
Poids 180 grammes
Couleurs Rouge, Violet
Prix 549€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone prêté par Oppo.

Design : comme un air de OnePlus

Oppo et OnePlus appartiennent au même groupe (BBK Electronics) et partagent une partie de leur R&D. Cela se ressent sur le Oppo R15 Pro qui semble être un mélange de OnePlus 5T et de OnePlus 6. L’arrière est vitré et affiche le logo de la marque en son centre, juste sous le capteur d’empreintes. Ce dernier est par ailleurs légèrement oblongue et non parfaitement rond, ce qui le rend visuellement étrange, mais lui permet d’accueillir une phalange presque complète. Résultat : le déverrouillage est très rapide et efficace.

La coque du modèle testé est d’un rouge grenat réfléchissant magnifique avec de sublimes reflets. D’un point de vue totalement subjectif, c’est l’un des plus beaux dos de smartphone qu’il m’ait été donné de voir jusqu’à présent, d’autant que contrairement à beaucoup d’autres dos glossy, il ne marque pas trop et les traces de doigts sont assez peu visibles. Cet avis semble partagé par la totalité de la rédaction, d’autant qu’Oppo a particulièrement soigné les finitions avec un cadre également rouge, des liserés dorés pour accentuer certains détails (capteur d’empreintes, module photo…). Le flash en revanche est bizarrement placé, légèrement excentré, un peu comme un satellite perdu n’ayant pas stabilisé sa rotation autour d’une planète. Beaucoup ne le remarqueront pas, mais si comme moi vous êtes un peu maniaques, vous risquez de ne voir que cela (surtout maintenant que je vous l’ai souligné).

À l’avant, je ne vais pas disserter aussi longtemps : c’est un OnePlus 6. Ah non : dans l’encoche, de même dimension, l’appareil photo est situé à gauche plus qu’à droite ; c’est là la seule différence entre les deux smartphones.

Le reste de l’appareil est très classique avec un cadre en métal, deux boutons bien séparés sur la tranche gauche pour le volume, un troisième à droite pour l’alimentation, un slot dual SIM / microSD juste au-dessus et sur la tranche inférieure, un port jack, un haut-parleur marqué par de tous petits orifices (plus petits que sur le OP6) et un port micro USB. Oui, vous avez bien lu, ce n’est pas de l’USB-C, en 2018 !

Notons que malgré la très forte ressemblance avec le dernier-né de OnePlus, l’Oppo R15 Pro est légèrement plus grand (8 mm de plus).

Un bon écran

À l’avant, les similitudes avec le OnePlus 6 ne se remarquent pas uniquement au niveau de l’encoche, mais aussi de l’écran lui-même. On retrouve en effet la même dalle AMOLED de 6,28 pouces de définition Full HD+ (2280 x 1080 pixels), à la fois très contrastée (normal me direz-vous pour de l’AMOLED), très lumineuse et avec de très bons angles de vision. Les plus pointilleux remarqueront un petit rainbow effect (le blanc qui tire au multicolore) typique de cette technologie de dalle quand l’angle est très prononcé, mais rien qui puisse déranger au quotidien.

Notons également que l’encoche ne peut pas être camouflée par une barre d’état noire (deal with it) et que le côté gauche accueille l’heure, l’accroche réseau et le WiFi. Résultat : strictement aucune notification ne s’affiche dans la barre de statut.

L’écran en lui-même reste de bonne facture et notre sonde a mesuré une luminosité maximale de 400 cd/m². En automatique, l’AMOLED peut cependant aller plus loin encore et ce n’est en aucun cas un problème en plein soleil. Par défaut, l’écran tire un peu sur le bleu, avec une température des couleurs relevées à 7700 K, mais rien d’alarmant. Par ailleurs, un sous-menu du téléphone permet de régler cela à l’aide d’un simple curseur à déplacer sur une ligne allant de « plus froid » à « plus chaud ». Ce n’est pas extrêmement précis, mais chacun pourra l’adapter en fonction de ses goûts personnels et ça a le mérite d’être simple à utiliser.

Précisons également que l’Oppo R15 Pro couvre largement l’espace colorimétrique sRGB.

ColorOS : une interface très asiatique

Pour l’interface en revanche, on sent bien que les deux sociétés ont des inspirations différentes. Là où OnePlus s’est adapté aux demandes du marché occidental, Oppo reste plus traditionnel dans sa façon d’aborder la partie logicielle et se rapproche beaucoup plus de l’esthétique d’Emotion UI (Huawei / Honor) avec des icônes carrées aux coins arrondis au look un peu vieillot. Comme toujours, un magasin de thèmes permet un peu plus de personnalisation, mais ce n’est jamais la sobriété qui prime.

L’interface en question, c’est ColorOS 5.0, une version reposant sur Android 8.1, avec le patch de sécurité d’avril par défaut. Point que l’on remarque immédiatement : il n’y a pas de tiroir d’applications. Si comme moi vous êtes du genre à détester ce genre de couche logicielle très proche d’iOS, il vous faudra passer par un launcher alternatif.

Dans l’ensemble, ColorOS est assez déroutant pour qui n’est pas habitué aux smartphones chinois, et rien n’indique par exemple qu’un pincement sur le bureau permet d’ajouter des widgets. Un appui prolongé au même endroit ne fait d’ailleurs strictement rien, et il est impératif de passer par un sous-sous-menu des paramètres pour tout simplement… changer son fond d’écran.

Toujours dans les inepties, glisser une notification vers la droite la fera tout juste rebondir contre l’écran pour vous prévenir que votre action a bien été enregistrée, mais que le téléphone n’en a cure. La glisser vers la gauche en revanche affichera une petite case pour vous demander si vous souhaitez la supprimer ou régler les notifications pour cette application. Oui, il vous faudra donc un minimum de deux actions par notification pour les faire disparaître de votre vue.

Même dans les fonctions intelligentes, Oppo ne semble pas au courant du fonctionnement intrinsèque d’Android. Tout comme sur OxygenOS, ColorOS propose un système de navigation par gestes pour remplacer au besoin les touches virtuelles. Oppo fait même mieux que OnePlus sur ce point en proposant diverses dispositions : les côtés pour le retour, le centre pour la home et un glissement centré maintenu pour le multitâche, comme la plupart des constructeurs, mais aussi gauche pour retour, droite pour le multitâche et centre pour la home, ou inversement.

Enfin, un dernier geste permet de revenir à l’accueil en balayant le centre de l’écran, et de voir les tâches récentes en maintenant le geste à la fin de celui-ci. Et c’est tout. Pas de touche retour. Sur Android. C’est à se demander si quelqu’un a utilisé la fonction avant de l’implémenter.

La bonne nouvelle tout de même, c’est que tous les menus semblent correctement traduits, ce qui n’est pas toujours le cas avec une nouvelle marque venue de Chine. Pour que les textes rentrent, il a cependant fallu user et abuser de certaines abréviations. Mention spéciale pour l’« ind. inf. sur icône écr. acc. ». Odile Deray aurait rajouté un « et plus si affinité »… c’est plus humain.

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Mais ne soyons pas mauvaise langue, l’interface propose tout de même quelques fonctionnalités agréables. On peut citer en vrac la reconnaissance faciale aussi rapide (et certainement peu sécurisée) que celle de OnePlus, le clavier « sécurisé » qui s’ouvre à la place du vôtre pour les mots de passe (mais en QWERTY, sans possibilité de réglage), l’enregistrement vidéo de l’écran intégré, les applications clonées (pour avoir deux comptes sur une même app) ou la mise à jour automatique des images de fond de l’écran de verrouillage en fonction d’abonnements précis (avec un gros carton rouge sur la catégorie « jolies femmes »). Rien cependant qui permette d’effacer les faux pas.

La puissance au rendez-vous, mais un poil décevante

L’Oppo R15 Pro est équipé d’une puce Qualcomm Snapdragon 660 couplé à 6 Go de RAM. Si la mémoire vive est au rendez-vous, le SoC est une puce de milieu de gamme que l’on retrouve notamment sur le Nokia 7+, disponible à un tarif bien plus doux. À l’inverse, sa tranche tarifaire est plutôt celle d’un OnePlus 6, pourtant bien mieux équipé avec son Snapdragon 845.

 Oppo R15 ProNokia 7 PlusOnePlus 6
SoCSnapdragon 660Snapdragon 660Snapdragon 845
AnTuTu 7147 792 points140 565 points267 316 points
PCMark 2.08 399 points6 132 points8 233 points
3DMark Sling Shot Extreme1 353 points1 330 points4 668 points
3DMark SSE (Graphics)1 183 points1 159 points5 204 points
3DMark SSE (Physics)2 716 points2 754 points3 430 points
GFX Bench Car Chase (onscreen/offscreen)9 / 9 FPS8,6 / 9,0 FPS32 / 35 FPS
GFX Bench Manhattan (onscreen/offscreen)22 / 22 FPS21 / 23 FPS58 / 71 FPS
Lecture / écriture séquentielle301 / 195 Mo/s277 / 212 Mo/s718 / 154 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire 21k / 16,8k IOPS14,4K / 4,6K IOPS35,9k / 5,6k IOPS

Les résultats des benchmarks n’ont donc rien d’étonnant. Si le R15 Pro s’en sort plutôt très bien au vu de ses composants, il est largement en dessous de ce qu’il devrait proposer à un tel prix. Ses cœurs CPU Kryo 260 autant que son GPU Adreno 512 font un peu pâle figure en comparaison d’un S845. Au vu de son positionnement, on aurait pu attendre au minimum un Snapdragon 710, même si ce dernier est encore trop récent.

La différence pourtant ne se fait pas forcément ressentir au quotidien. L’interface est relativement légère et la gestion de la RAM est bonne, ce qui fait que la navigation entre les applications se fait en toute fluidité. Et même dans les extrêmes, le Snapdragon 660 s’en sort haut la main et n’a aucun problème à afficher un framerate oscillant entre 57 et 60 FPS dans les moments les plus intenses d’un combat sur Arena of Valor (poussé au maximum).

Pour obtenir de tels résultats, le S660 est cependant poussé dans ses derniers retranchements et cela se sent. Si les 20 minutes de parties se passent bien, le téléphone en ressort assez chaud, aussi bien au dos qu’à l’avant. Sans dire que l’on pourrait se brûler, c’est rapidement désagréable sous le pouce. Heureusement, il refroidit rapidement.

Audiophiles, écartez-vous

Comme dit plus haut, le R15 Pro partage une grande partie de son design avec le OnePlus 6, pour le meilleur et pour le pire. Il se retrouve donc, tout comme son concurrent, avec un unique haut-parleur situé sur la tranche inférieure, pile à l’endroit où vient se coller la paume de votre main si vous tenez fermement le téléphone en mode paysage.

Cela pourrait être le cadet de ses soucis si la qualité de l’enceinte suivait, mais elle n’est malheureusement pas irréprochable. À plein volume, les basses sont étouffées, les médiums sont plats et les aiguës ont cette désagréable consonance métallique. Pour que le son soit plus agréable, il faudra baisser le volume à 50 % environ, mais il est alors moyennement audible.

Si vous avez un casque, il sera donc préférable de l’utiliser, d’autant que le R15 Pro embarque du Bluetooth 5.0 couplé à la technologie aptX pour du son de qualité même sans fil. Rappelons tout de même que le port jack est là pour les audiophiles les moins fortunés qui souhaiteraient y brancher leurs écouteurs.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le son du R15 Pro est… étonnant. J’ai pour ma part un Audio Technica MSR7 choisi exprès pour sa neutralité et ses basses ciselées et pas trop marquées. Je peux vous dire que j’ai été très surpris de sentir mes tympans vibrer aussi fort à la première écoute en utilisant ce couple. La faute à la technologie « Real Sound » (qui n’a rien de réel dans le son prodigué), activée par défaut et boostant les basses tout en réduisant toutes les autres fréquences (au point de rendre ridicule toute musique sans basses). J’ai donc lâché ma playlist préférée et me suis tourné vers Berzerk d’Eminem et ses grosses basses pour réellement profiter du son du R15 Pro.

Il faut dire qu’une fois l’option désactivée, le rap parait bien fade, mais les genres plus centrés sur les mediums ou les aiguës — ou tout simplement les vidéos — reprennent leur tonalité normale. C’aurait été agréable d’avoir un égaliseur complet valable pour tous types de médias.

La photo : bien, mais pas top

Pour la partie photo, l’Oppo R15 Pro repose sur un double capteur de 16 (IMX519) et 20 Mégapixels couplé à des objectifs ouvrant à f/1.7 dans les deux cas. Comme sur le OnePlus 6. Notons toutefois que l’application caméra est moins ergonomique, avec 8 modes à faire défiler un par un et l’absence totale de réglages en dehors du flash, du HDR, du format (standard, carré ou plein écran) et du temps avant déclenchement. Vous aimez afficher une grille pour vous aider à composer vos clichés ? Passez votre chemin. Vous souhaitez régler la définition ? Idem.

Et comme sur le OnePlus 6, le résultat est bon, mais loin d’être extraordinaire. On sent rapidement la présence du mode HDR (et sa nécessité pour garder un maximum d’informations à l’image), donnant au rendu final un petit côté surréaliste. Le piqué, sans être mauvais, est loin d’être exceptionnel et les couleurs ont tendance à baver un peu. En fonction de la luminosité, l’exposition est donc parfois un peu difficile.

En intérieur, sous une lumière artificielle, la balance des blancs n’est pas exceptionnelle et on ressent assez vite le manque de stabilisation, même si ce n’est pas une catastrophe non plus.

De nuit, dans une rue éclairée, la qualité est correcte, notamment au niveau de l’exposition, mais on remarque qu’avec la distance, le grain et le flou apparaissent. Par ailleurs, la balance des blancs reste encore à peaufiner pour éviter de trop tirer sur le jaune et pousse à passer en mode expert pour obtenir des photos plus réelles.

Par ailleurs, la stabilisation est absente, ce qui fait que les clichés sont très rapidement ratés si votre bras n’est pas parfaitement figé.

Marque chinoise oblige, l’appareil frontal (20 Mégapixels, f/2.0) s’accompagne d’un mode beauté activé par défaut pour lisser vos imperfections, faire disparaître vos cernes et les ombres, mais aussi le moindre pore de votre peau. Désactivé en deux clics, ce mode laisse sa place à un capteur ni bon ni réellement mauvais. La gestion de la lumière est bonne, mais le piqué n’est pas totalement au rendez-vous et le moindre petit tremblement se transforme rapidement en bouillie de pixels.

En vidéo, le 1080p montre quelques avantages, notamment par sa bonne stabilisation. En 4K, on note un léger effet de rolling shutter et un mouvement qui manque de précision, mais le résultat est plutôt bon, même si on note la présence de bruit lorsque la lumière baisse.

 

Un champion d’autonomie

Pour ce qui est de l’autonomie, le R15 Pro est l’un des meilleurs élèves du moment. Lors de notre test polyvalent automatisé, il a tenu 11 heures et 6 minutes, ce qui le place dans le top 5 des téléphones testés par FrAndroid cette année.

Malgré le micro USB, Oppo utilise sa technologie Vooc Charge (5V / 4A) qui permet de recharger rapidement l’appareil. Comptez une charge complète en 1h30 environ, mais les premiers pourcentages sont les plus rapides et si vous êtes à court d’énergie, quelques minutes près d’une prise devraient vous permettent de rapidement retrouver l’énergie nécessaire pour terminer la journée.

Clairement, l’autonomie est un point fort de ce téléphone et ne devrait pas poser de problème, même aux plus gros utilisateurs. Il n’est pas trop difficile de tenir 2 jours complets.

Réseau et communications

Le modem Snapdragon X12 du R15 Pro lui permet de profiter d’une 4G de catégorie 12/13 pour un débit de 600 Mbps en réception et 150 Mbps en émission, le tout sur toutes les bandes de fréquences françaises, y compris la B28 (700 MHz).

Les communications sont bien isolées et les bruits ambiants ne sont pas gênants lors des appels, mais les voix paraissent un peu compressées, aussi bien en émission qu’en réception. Rien de bien grave cependant, et le volume est assez fort pour que les appels se fassent dans de bonnes conditions.

Le GPS est quant à lui très bon, fixe rapidement des satellites avec une très bonne précision et une boussole bien calibrée.

Prix et date de sortie

L’Oppo R15 Pro est prévu en France pour le 19 juillet au prix de 649 euros. À ce prix, il rivalise avec le OnePlus 6 et le Galaxy S9. Pourtant, sa fiche technique se rapproche plus de celle d’un Nokia 7 Plus.

Où acheter le Oppo R15 Pro au meilleur prix ?

L’Oppo R15 Pro sous tous les angles

Test Oppo R15 Pro Le verdict

design
8
Le design de l'Oppo R15 Pro est plutôt soigné et vraiment joli en plus d'être ergonomique. On regrette cependant que les bords de l'écrans ne soient pas un peu plus arrondis, ainsi que l'absence d'USB-C sur un appareil de cette gamme.
écran
9
Pour son R15 Pro, Oppo a opté pour une dalle AMOLED de bonne facture, à la fois lumineuse et contrastée en plus de couvrir un large spectre colorimétrique. La température est un poil trop élevée, mais peut se régler dans les options du téléphone et ce n'est donc pas un problème.
logiciel
4
ColorsOS comporte quelques bonnes idées, mais l'ergonomie générale vient clairement gréver les points positifs derrière de nombreux défauts très dérangeants comme les notifications difficiles à supprimer.
performances
8
Sur le papier, le R15 Pro est un smartphone de milieu de gamme, mais au quotidien, cela ne se ressent pas. Les performances sont clairement là. À voir sur le long terme.
caméra
5
Les photos sont plutôt correctes pour un milieu de gamme, mais au vu de son prix, on pouvait s'attendre à bien mieux, surtout en ce qui concerne la balance des blancs et la stabilisation. L'interface de base manque également d'options.
autonomie
9
L'autonomie est bonne et la recharge très rapide, mais on regrette l'absence d'USB-C.
Note finale du test 6/10
L'Oppo R15 Pro est un très bon smartphone de milieu de gamme qui pourrait concurrencer le Honor 10 ou le Nokia 7 Plus. Malheureusement, le petit nouveau sur le marché français a pris l'étrange décision de le mettre en face à face tarifaire avec le OnePlus 6, meilleur sur tous les points, parfois de loin. Impossible donc de le conseiller quand on peut trouver une multitude de meilleurs smartphones à ce prix.

Pourtant, il n'est pas foncièrement mauvais. Sa robe rubis est très belle, son logiciel est à jour, ses performances sont plus que correctes et son autonomie est bonne, mais il souffre de défauts bien trop gros pour se vanter de rivaliser avec les cadors du marché, à commencer par son aspect vieillot sur certains points (coucou le micro USB) ou sa partie photo en retrait.

S'il baisse de prix rapidement, il pourrait être une option à envisager, mais clairement pas à 650 euros.
  • Points positifs
    • Design sublime et soigné
    • Android 8.1, c'est rare
    • Fluide et performant
    • Excellente autonomie et recharge très rapide
  • Points négatifs
    • Encore du micro USB
    • Où sont les notifications ?
    • ColorOS
    • Haut-parleur médiocre et son perfectible au casque
    • Absence de stabilisation sur la photo et balance des blancs bancale