Avec le déploiement toujours plus rapide de la 5G, certains s’inquiètent d’une augmentation des ondes et de leur potentiel néfaste. Qualcomm rassure.

Une nouvelle technologie s’apprête à être déployée en Europe et à travers le monde : la 5G. Et comme chaque déploiement de nouvelles technologies, une partie du public s’inquiète des soucis de santé publique que cela peut provoquer et on entend régulièrement parler de l’épineux sujet des « allergies aux ondes ».

Ainsi, qu’en est-il des nouvelles technologies employées par la 5G ? Sont-elles à risques ? Dino Flore, vice-président des technologies Qualcomm, a voulu clarifier la situation.

Sa réponse est simple : il s’agit d’une conception erronée du public sur les déploiements technologiques d’ordre général. L’homme d’affaires a donc tenu à démonter les arguments avancés point par point.

Pas de problème de santé publique avec la 5G

Côté infrastructure, il avance que « de nombreuses personnes pensent que nous ajoutons plus de puissance à nos antennes. C’est en fait totalement faux ». Et pour cause : chaque pays a en place de nombreuses régulations des ondes émises par les infrastructures réseau.

Vous devez vous soumettre à une certaine enveloppe énergétique par station. Ainsi, vous pouvez être amené à réduire la puissance d’un système existant ou totalement le remplacer [pour couvrir un nouveau déploiement].

De plus, et particulièrement en Europe, les ondes utilisées pour la 5G sont déjà en usage. C’est le cas notamment de la bande 3,5 GHz, actuellement employée pour la 4G. Pour augmenter la puissance d’un réseau, Qualcomm utilise l’agrégation de bandes et non une augmentation de puissance : ça n’a donc pas réellement d’impact sur la santé publique.

Côté smartphone, l’explication reste la même et les ondes émises n’augmentent pas avec la 5G : « les ondes émises par le smartphone sont de même puissance que pour la 4G et même plus ou moins la 3G ». Plus encore, la technologie a elle-même évolué, en bien : « les gens oublient que le GSM consommait 1W, soit 33 dBm d’émission. Avec la 3G, nous avons réduit cela à 23 dBm ».

Et bien sûr, l’usage a évolué. À l’époque du GSM, le téléphone était constamment collé à l’oreille. Aujourd’hui, cet usage est rare et notre smartphone est plus souvent devant nous, éloigné du corps.

Mais plus qu’une simple question de santé publique, Dino Flore déplore la venue de cette question qu’il considère comme conséquence d’une désinformation. Il compare même le mouvement à celui des « No Vax », les groupes anti-vaccination. « Nous devons avoir de la patience et éduquer les gens, mais ces choses sont comme les No Vax. Les réseaux sociaux amplifient et exacerbent les choses. La désinformation est partout », regrette-t-il.

Gageons que ses propos réussiront à rassurer les foules.