Voici l’intérieur de l’ID.Polo à 25 000 € : Volkswagen arrête enfin le délire du tout tactile

 
Volkswagen tente de se faire pardonner. Après le fiasco des plastiques durs et des bugs de l’ID.3, l’ID.Polo arrive avec une mission claire : redorer le blason de la marque. On aura donc du tissu, un logiciel (enfin) fluide et un compteur numérique qui imite la première Golf.

La firme allemande prépare le lancement de non pas une mais bien quatre voitures à bas prix. Il s’agit des Skoda EpiqCupra RavalVolkswagen ID. Cross et bien sûr, la très attendue ID. Polo.

Et Volkswagen a enfin décidé d’arrêter de se tirer une balle dans le pied. La marque allemande vient de lever le voile sur l’intérieur de sa future ID.Polo, la citadine électrique censée démocratiser la gamme avec un prix d’appel autour de 25 000 €. Et la première chose qui saute aux yeux, ce n’est pas la technologie, c’est un constat d’humilité.

Le traumatisme de l’ID.3 semble avoir laissé des traces profondes à Wolfsburg. Rappelez-vous : à sa sortie, la compacte électrique était une catastrophe ergonomique, bourrée de commandes tactiles incompréhensibles (et non rétroéclairées la nuit) et de plastiques durs partout. Avec l’ID.Polo, Volkswagen tente de corriger le tir. L’objectif : éviter que ce désastre ne se reproduise, tout en contenant les coûts de fabrication. Le résultat ? Un mélange d’astuces économiques et d’un retour au bon sens paysan.

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Le grand retour des boutons

C’est probablement la meilleure nouvelle de la semaine pour beaucoup : Volkswagen a arrêté de vouloir réinventer la roue carrée. L’ergonomie de l’ID.Polo marque le retour en grâce des boutons physiques. Fini les surfaces capacitives sur le volant qui s’activent quand on tourne dans un rond-point. Le volant récupère de vrais boutons avec un clic franc et rassurant.

Même constat pour la climatisation et le volume. La barre tactile « slider » qui a fait hurler tous les essayeurs (moi le premier) disparaît au profit d’une molette rotative pour le volume. C’est simple, c’est bête, mais ça marche. Sous les aérateurs, on retrouve une rangée de boutons physiques pour les fonctions essentielles.

Mais attendez, le meilleur est ailleurs. Vous connaissez l’enfer des commandes de vitres sur les VW récentes ? Ce bouton « Rear » qu’il fallait toucher pour piloter les vitres arrière ? C’est de l’histoire ancienne. L’ID.Polo embarque quatre boutons de lève-vitres distincts. Ça paraît dérisoire dit comme ça, mais c’est la preuve que les ingénieurs ont repris le pouvoir sur les designers.

Du tissu et un logiciel nostalgique

Évidemment, à 25 000 €, il ne faut pas s’attendre à du cuir Nappa et des inserts en carbone. Volkswagen utilise ici une vieille ficelle de l’industrie automobile : recouvrir les plastiques durs de tissu. C’est une technique que l’on voit beaucoup (notamment chez Renault ou Fiat), et ça fonctionne. Sur les versions haut de gamme, même les flancs de la console centrale sont habillés de textile. L’idée est de détourner l’œil des matériaux « cheap » pour donner une impression de cocon cosy.

Côté tech, Volkswagen joue la carte de l’émotion. Le système d’infodivertissement, affiché sur un écran de près de 13 pouces, propose un mode « rétro » assez génial.

Vous pouvez transformer votre instrumentation numérique en tableau de bord de la première Golf. Les détails sont soignés : l’aiguille virtuelle du compteur vibre légèrement à pleine charge, comme sur une mécanique analogique.

Le délire va plus loin. Quand vous connectez votre smartphone (probablement en CarPlay ou Android Auto), l’icône qui s’affiche est une cassette audio. Même la carte du GPS adopte un rendu « papier plié » avec les faux plis visibles à l’écran. C’est totalement inutile, donc forcément indispensable pour les nostalgiques.

Pourquoi c’est important

Au-delà du clin d’œil sympathique, cette ID.Polo montre que Volkswagen a peur. Peur de la Renault 5 E-Tech, peur de la Citroën ë-C3, et surtout peur de perdre sa réputation.

Le logiciel semble avoir atteint une maturité nécessaire. VW promet une interface fluide et rapide, débarrassée des fonctions superflues. C’est une bonne approche : sur ce segment, on ne veut pas une usine à gaz, on veut que Waze se lance vite et que la musique ne coupe pas.

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