
Après des estimations parfois un peu trop optimistes et des changements géopolitiques intenses, l’industrie automobile est en pleine réorganisation : nombreuses sont les marques à calmer le jeu, voire faire volte-face totale, sur la voiture électrique.
Le dernier exemple en date : Volkswagen, qui vient d’annoncer dans un communiqué de presse d’importants changements dans son usine américaine de Chattanooga (Tennessee). L’ID.4, le SUV électrique de la gamme, va ainsi céder sa chaîne d’assemblage au nouvel Atlas, un immense SUV thermique dédié aux USA.
Un changement de paradigme
Le dernier Volkswagen ID.4 sortira donc des chaînes d’assemblage à la mi-avril 2026 – autant dire dans quelques jours ; la marque estime que le stock disponible permettra d’assurer la demande des clients pour le SUV jusqu’en 2027.


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À sa place arrivera donc l’Atlas, un immense SUV 7 places disponible au lancement avec un seul moteur : un bloc essence de 286 ch à transmission intégrale. Une version hybride pourrait voir le jour ultérieurement.

Volkswagen justifie ce choix par une baisse de la demande des véhicules électriques aux États-Unis, notamment depuis la fin des aides à l’achat décidée par Donald Trump fin 2025.
La marque indique que l’ID.4 sera de retour sur le marché nord-américain, mais sera probablement importé depuis l’Europe – devant ainsi s’accommoder des droits de douane en hausse. Les ouvriers concernés seront soit transférés vers d’autres fonctions au sein de l’usine, soit en procédure de départ à la retraite anticipée.
Une époque charnière
Cette annonce de Volkswagen suit celle concernant l’arrêt (temporaire) de la commercialisation de l’ID. Buzz aux États-Unis, et s’inscrit dans une longue lignée de retour en arrière sur l’électrique entamée par plusieurs marques ces derniers mois.
Les changements politiques américains ont également été cités par Honda pour justifier l’annulation pure et dure de ses deux voitures électriques en développement, ainsi que la fin de l’aventure Afeela avec Sony.

Parmi les géants américains, citons évidemment Ford, qui a annoncé une perte historique de 19,5 milliards de dollars dans son changement de stratégie, tandis que le « grand reset » de Stellantis (porté, lui aussi, par les activités nord-américaines) coûtera 22,2 milliards d’euros de charges exceptionnelles au groupe.
Reste à savoir si ce retour en arrière vers le thermique n’est qu’un simple repli tactique pour mieux rebondir, ou s’il marque le début d’un désamour durable pour la voiture électrique qui, faute de soutien politique massif, peine encore à convaincre l’Amérique profonde.

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